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	<title>Mondial 2010</title>
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	<description>édition spéciale coupe du monde de foot &#124; Slate.fr</description>
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		<title>Comment éviter le blues post-Mondial?</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 12:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Murati</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
		<category><![CDATA[fin du mondial]]></category>
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		<category><![CDATA[vuvuzela]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le Mondial est fini, et nous sommes déjà en manque. Heureusement il existe des substituts.
La Coupe du monde est une grande fête. On n’a cessé de le répéter partout, pendant un mois, à grands coups de Waka Waka, de vuvzelas et de Jabulani (parfois en double). Mais comme toutes les bonnes teufs, quand ça s’arrête, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/Triste.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7853" title="Triste" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/Triste.jpg" alt="" width="465" height="316" /></a></p>
<h2><strong>Le Mondial est fini, et nous sommes déjà en manque. Heureusement il existe des substituts.</strong></h2>
<p>La Coupe du monde est une grande fête. On n’a cessé de le répéter partout, pendant un mois, à grands coups de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=pRpeEdMmmQ0&amp;feature=related" target="_blank"><strong>Waka Waka</strong>,</a> de vuvzelas et de Jabulani (parfois <a href="http://www.20minutes.fr/article/581215/Sport-La-vraie-star-du-Mondial-c-est-Riquelme.php" target="_blank"><strong>en double</strong></a>). Mais comme toutes les bonnes teufs, quand ça s’arrête, on a généralement la gueule de bois. Les plus gros ravages se font évidemment sentir sur place: les Sud-Africains seraient en <a href="http://www.liberation.fr/depeches/0101646822-les-symptomes-du-manque-s-emparent-de-l-afrique-du-sud-apres-le-mondial" target="_blank"><strong>bad trip complet</strong></a> après la fin du Mondial. Mais, à un degré peut-être moindre (quoique), les symptômes du manque guettent tout fan de football après un mois de compétition. Heureusement, il existe des solutions.</p>
<h3><strong> Refaire la Coupe du monde</strong></h3>
<p><em>Wikipedia</em> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Addiction" target="_blank"><strong>nous apprend</strong></a> que la dépendance est <em>«un état pathologique où l&#8217;organisme est incapable de fonctionner physiologiquement en dehors de la consommation de la substance responsable</em>». Si vous en êtes à ce stade, et comme le football est quand même moins dangereux qu’un certain nombre de substances, autant y aller franchement. Surtout que les moyens de rester plongé dans l’ivresse de la Coupe du monde ne manquent pas.</p>
<p>Vous pouvez continuer à <a href="http://www.psgmag.net/IMG/jpg/saccomano.jpg" target="_blank"><strong>refaire et refaire sans cesse les matchs</strong></a> sur tout ce que la Toile compte de forums de discussion ou à la terrasse d’un café si vous comptez d’autres accros dans votre entourage. La presse sportive sera aussi une grande alliée, avec toutes les rétrospectives qui vont bien à la une des magazines de football. <em>Onze Mondial</em> <a href="http://www.onzemondial.com/onze_images/produits/258om_001_normal.jpg" target="_blank"><strong>salue</strong></a> la victoire de la Roja, <a href="http://www.francefootball.fr/FF/mag/sommaire_FF.html" target="_blank"><strong>tout comme</strong></a> <em>France Football</em>. <em>So Foot</em> <a href="http://www.sofoot.com/n-78-le-bilan-de-la-coupe-du-monde-129039-magazine.html" target="_blank"><strong>est bien plus poétique</strong></a> sur sa couverture. C’est bien de faire vivre la presse avec les retrospectives papier, mais on peut aussi se rabattre sur les vidéos. Si le DVD officiel de la FIFA n’est pas encore sorti (mais on le recommande d’avance chaudement à tout addict en manque), on peut toujours revoir tout plein d’images sur Internet. Il en va ainsi du montage final d’<em>ESPN</em>, qui résume la Coupe du monde en 3 minutes:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/vPyR_Uw_zi4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/vPyR_Uw_zi4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Ah, les larmes de Gyan&#8230; Sur <a href="http://www.wat.tv/top-buts-coupe-du-monde" target="_blank"><em><strong>Wat.tv</strong></em></a>, vous pouvez vous abreuver d’extraits vidéos de matches, de résumés et bien sûr, de buts.</p>
<h3><strong>Le déni</strong></h3>
<p>Si vous avez été frustré par les résultats de votre équipe favorite, vous pouvez franchir une étape psychologique en passant de l’addiction au déni. <em>Psychoweb</em> <a href="http://www.psychoweb.fr/articles/psychanalyse/344-le-deni.html" target="_blank"><strong>explique</strong></a> qu’il s’agit d’un <em>«mécanisme de défense qui consiste à nier une perception traumatisante de la réalité extérieure, en particulier, l’absence de pénis chez la femme»</em>. Ou l’absence de victoires au Mondial pour l’Equipe de France. Mais tout cela n’est que fariboles. Vous le savez-bien, vous, que Raymond Domenech a été porté en triomphe le 11 juillet et que <a href="http://image.jeuxvideo.com/images/p3/c/o/coupe-du-monde-de-la-fifa-afrique-du-sud-2010-playstation-3-ps3-068.jpg" target="_blank"><strong>Thierry Henry a soulevé le trophée</strong></a> convoité, après avoir battu l’Espagne en finale. En tous cas, c’est ce qu’il s’est passé sur votre console de jeux vidéos. Même si la Coupe du monde est terminée, vous pouvez la refaire sans cesse sur<strong><a href="http://www.jeuxvideo.com/articles/0001/00012708-coupe-du-monde-de-la-fifa-afrique-du-sud-2010-test.htm" target="_blank"> le jeu officiel de la compétition</a></strong> ou sur n’importe quel jeu de foot récent (ou avec les jeux de gestion comme <em>Football Manager</em>). Remarquez, c’est une des seules chances de voir la Nouvelle-Zélande, pourtant invaincue, être championne du monde.</p>
<h3><strong>Se rabattre sur d’autres compétitions</strong></h3>
<p>Une autre stratégie psychologique pour vous sortir de l’addiction à la Coupe du monde, c’est le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Transfert_(psychanalyse)" target="_blank"><strong>transfert</strong></a>. Rien à voir avec le mercato, il s’agit de reporter votre affect lié au Mondial sur d’autres objets, les plus indiqués étant les compétitions sportives. En ce moment, si vous zappez sur les chaînes réservées aux plus de 65 ans, <em>France 2</em> et <em>France 3</em>, vous risquez de voir des paysages immenses, souvent vallonnés, avec de la neige éternelle, des chevaux et parfois des cascades. Au milieu, une route qui serpente. Sur la route, des points de toutes les couleurs qui dodelinent sur une machine étrange: un vélo. Et les personnes dessus sont des cyclistes. Et les paysages, c’est la France (la plupart du temps). Si si, vous avez bien compris, le Tour de France, <a href="http://www.encyclique.com/Pages/Textes/Barthes.html" target="_blank"><strong>objet culte du XXème siècle</strong></a>, existe toujours.</p>
<p>Nous, on s’y est mis pour survivre à la fin de la Coupe du Monde, et, franchement, c’est pas mal. La plupart du temps c’est gonflant comme une pompe à vélo mais comme ça cela ne dépayse pas de l’ennui de la plupart des matchs en Afrique du Sud. Et puis, là aussi, c’est un duel Espagne (Contador) contre le Bénélux (A. Schleck) donc on ne perd pas ses repères. Les Français n&#8217;ont aucune chance pour la victoire finale mais font l’animation de temps en temps et les pays exotiques comme la Nouvelle-Zélande, le Honduras ou la Corée du Nord sont avantageusement remplacés pas des coureurs venant du Kazakhstan ou de Biélorussie. Et, point important, le commentateur, Thierry Adam, n’a rien à envier en terme de nullité à Christian Jeanpierre, Larqué et compagnie.</p>
<p>Sinon la L1 reprend dans pas si longtemps que ça, tout comme la Coupe de la Ligue allemande, et en août il y a une compétition avec des mecs qui tournent en rond sur une piste rouge. De l&#8217;athlétisme ça s’appelle.</p>
<h3><strong>Acheter une vuvuzela</strong></h3>
<p>Symbole incontournable de ce Mondial, même si beaucoup s’en seraient bien passé, la vuvuzela peut êtres un remède. Se procurer une de ces petites trompettes en plastique vous permettra de rester dans l’ambiance. Une fois le soleil couché, montez sur les toits et soufflez à la nuit. Peut-etre que Zahia D. répondra.</p>
<h3><strong>Arrêter la bière, trouver une copine, faire du sport en vrai, partir en vacances, bronzer&#8230;</strong></h3>
<p>Oui, il y a ces solutions là aussi. Bon, pourquoi pas. En dernier recours.</p>
<p><em>Lilian Murati et Quentin Girard</em></p>
<p><em>Photo : Lil&#8217; Sad Clown par Aihibed Magaña, <a href="http://www.flickr.com/photos/aihibed/1410398234/" target="_blank">Flickr</a>.</em></p>
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		<title>Pourquoi l&#8217;Espagne a gagné le Mondial</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7841/pourquoi-lespagne-a-gagne-le-mondial/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 12:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurelien Le Genissel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
		<category><![CDATA[bilan]]></category>
		<category><![CDATA[champion du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>

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		<description><![CDATA[La presse espagnole avait trouvé 100 raisons de croire à la victoire de la Roja, mais voici les vraies explications de son titre.
Au début de la compétition, on les donnait favoris. Puis, après la défaite face à la Suisse, les doutes se sont installés. Pourtant, l’Espagne a su faire face aux adversités et remporter une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/espagne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7845" title="espagne" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/espagne.jpg" alt="" width="480" height="334" /></a>La presse espagnole avait trouvé <strong><a href="http://www.marca.com/2010/07/10/futbol/mundial_2010/selecciones/espana/1278779529.html">100 raisons de croire à la victoire de <em>la Roja</em></a></strong>, mais voici les vraies explications de son titre.</h2>
<p>Au début de la compétition, on <strong><a href="../../../../../article/1871/les-pronos-de-la-redac/">les donnait favoris</a></strong>. Puis, après <strong><a href="../../../../../article/3021/lespagne-face-au-premier-krack-du-mondial/">la défaite face à la Suisse</a></strong>, <strong><a href="../../../../../article/4963/pouquoi-lespagne-ne-va-pas-gagner-le-mondial/">les doutes se sont installés</a></strong>. Pourtant, l’Espagne a su faire face aux adversités et remporter une Coupe du monde atypique pendant laquelle elle a cassé plusieurs mythes et fait mentir de nombreuses statistiques. Retour sur les raisons d’un succès pas si prévisible que cela.</p>
<h3><strong>Casillas</strong></h3>
<p>Le <strong><a href="http://www.marca.com/2010/07/12/futbol/mundial_2010/selecciones/espana/1278885984.html?a=PROC1082ec42f636691469455e793d70a8fc3&amp;t=1278931239">meilleur gardien de cette Coupe du Monde</a></strong> et capitaine emblématique de <em>la Roja</em> est l’une des raisons majeures du succès. Malgré les <strong><a href="http://www.elmundo.es/mundial/2010/2010/06/17/grupoh/1276755555.html">attaques sous la ceinture</a></strong> de la presse britannique, pour lesquelles <strong><a href="http://www.marca.com/blogs/el-otro-mundial/2010/07/13/la-esposa-del-viceprimer-ministro.html">certains exigent des excuses</a></strong>, Iker a su rester concentré et n’a encaissé aucun but pendant la phase à élimination directe. Sa <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=hSATkNL6WzU">tendance larmoyante</a></strong> et son <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KXrQ_GoMMt4&amp;feature=player_embedded">geste d’amour envers Sara Carbonero</a></strong> en ont fait <strong><a href="http://www.facebook.com/search/?post_form_id=716e8078b698dff9c879d21ef6044c5f&amp;q=&amp;init=quick&amp;sid=0.03887986364745516#%21/pages/El-beso-de-Iker-Casillas-a-Sara-Carbonero-en-directo-hearts/131511013552004?ref=search">le prince charmant de toutes les espagnoles</a></strong>. Mais <em>San Iker</em> a accessoirement <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=PbqlHsCaeGc&amp;feature=related">arrêté un penalty décisif face au Paraguay</a></strong> et sorti un pied magique face à Robben. Il est toujours là dans les moments décisifs.</p>
<h3><strong>Cinq centimètres</strong></h3>
<p>C’est ce qui fait la différence entre une équipe championne du monde et une qui ne l’est pas. Cinq centimètres dans le hors jeu douteux de Villa contre le Portugal et dans celui du Paraguay face à l’Espagne. A peu près la même chose entre <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=X9GjINFq0qU&amp;feature=PlayList&amp;p=289EEC9C578C3B89&amp;playnext_from=PL&amp;playnext=1&amp;index=4">un poteau sortant et un entrant dans les buts</a></strong> du <em>Guaje</em> en huitièmes et <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Z7m-EWIRCAo&amp;feature=related">en quarts</a></strong>. Toujours cette même distance entre les gants de Stekelenburg et le ballon propulsé par <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=m2Yl_88NhAo">Iniesta au fond des filets</a></strong> ou le pied de Casillas et celui de Robben qui finit en corner. Cinq centimètres à droite, cinq centimètres à gauche et l’histoire aurait pu changer. Mais, cette fois-ci, l’Espagne avait tout pour elle.</p>
<h3><strong>L’insistance</strong></h3>
<p>Non seulement l’Espagne attendait ça depuis 80 ans mais, en plus, <em>la Roja</em> était l’une des grandes favorites. Il faut dire que les coéquipiers de Casillas avaient remporté 42 de leurs 44 derniers matchs. Avec 55 rencontres, c’était même l’équipe nationale ayant disputé le plus de matchs de Coupe du monde sans jamais la gagner. Mais la victoire à l’Euro 2008 a changé les choses. Les joueurs ibériques ont largement effacé <strong><a href="../../../../../article/6531/lespagne-et-la-malediciton-des-quarts/">la malédiction des quarts</a></strong> et semblaient surs, à tout moment, de leurs possibilités.</p>
<h3><strong>Le réalisme</strong></h3>
<p>C’est en tout cas l’une des lectures que l’on peut faire des résultats serrés de l’Espagne tout au long du tournoi. Avec 8 buts marqués en 7 matchs, certains pensent que les hommes de Vicente del Bosque n’étaient pas aussi flambants que d’habitude. <strong><a href="http://www.elpais.com/videos/deportes/Camino/titulo/elpepudep/20100712elpepudep_11/Ves/">Quatre victoires 1-0</a></strong>, on peut difficilement faire plus juste. D’autres (dont je fais partie) pensent que l’Espagne a mûri. L’équipe a compris que rien ne sert de s’emballer et qu’il est préférable de garder le contrôle du match sans prendre de risques inutiles, qui pourraient coûter cher. Les occasions finiront par arriver. Et c’est ce qui s’est finalement passé. Les buts face au Portugal, Paraguay, Allemagne et Pays-Bas sont venus dans les fins de matchs (63<sup>ème</sup>, 83<sup>ème</sup>, 73<sup>ème</sup> et 116<sup>ème</sup> respectivement). <em>La Roja</em> a compris qu’il fallait ajouter l’usure du temps à son <em>jogo bonito</em>. Finalement <strong><a href="../../../../../article/2543/le-bresil-va-t-il-encore-gagner-le-mondial/">le réalisme s’est imposé</a></strong>. Mais il n’est pas venu de l’équipe que l’on croyait.</p>
<h3><strong>Xavi</strong></h3>
<p>A quand le Ballon d’Or? On parle de Villa, Iniesta ou Pedro. On parle de buts et d’attaque. Mais on ne parle pas assez du joueur qui permet à l’Espagne d’avoir toujours la possession, celui qui endort ou accélère les matchs à sa guise, celui qui vient toujours recevoir la première passe, celui en fonction de qui tout les rivaux de <em>la Roja</em> ont joué: <strong><a href="../../../../../50-fiches-joueurs-stars/?id=3">Xavi Hernandez</a></strong>. 670 passes dont <strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/statistics/players/player=177855/index.html">81%  réussies</a></strong> pendant le tournoi. C’est à dire une passe toutes les 55 secondes. Le vrai métronome de l’équipe. Le vrai génie du ballon. Le vrai <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/foot-le-mondial-2010/20100712.OBS6991/l-uruguayen-forlan-elu-meilleur-joueur-du-mondial.html">meilleur joueur du tournoi</a></strong>. Le vrai <strong><a href="../../../../../article/6731/ballon-or-fifa-france-football/">Ballon d’Or 2010</a></strong>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<h3><strong>L’élégance</strong></h3>
<p>Pas seulement <strong><a href="../../../../../article/2723/avec-lespagne-place-au-beau-jeu/">le jeu de passes, de <em>une-deux</em> et de <em>toque</em></a></strong> qui fait le charme de l’Espagne. Mais aussi une humilité et une simplicité qui fait du bien <strong><a href="../../../../../article/4243/les-clans-de-lequipe-de-france-vu-par-les-photos/">au monde du football</a></strong>. Après la finale,<em> </em>del Bosque a surtout insisté, non pas sur le résultat, mais sur la manière de gagner. Sur le style de ses joueurs et l’envie qu’ils ont toujours eu de jouer au football. Ce qui n’est pas <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=dNp2Ch_5nxM">le cas de tout le monde</a></strong>. Face à ça, même les perdants <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/sport/20100712.REU4044/mondial-van-marwijk-estime-que-l-espagne-etait-meilleure.html">finissent par accepter la défaite</a></strong>.</p>
<h3><strong>De grands seigneurs</strong></h3>
<p>Peut-on rendre encore plus beau un but qui vaut un Mondial pour son pays à la 116<sup>ème</sup> minute? Iniesta l’a fait grâce au plus beau geste de cette Coupe du monde. En enlevant son maillot après le but, on pouvait y lire  «<em>Dani Jarque, Siempre con Nosotros</em>» (Dani Jarque, toujours avec nous). Un hommage à son ami Jarque, défenseur du <strong><a href="http://www.rcdespanyol.com/">RCD Espanyol</a></strong>, <strong><a href="http://www.abc.es/20090808/deportes-futbol/jugador-espanyol-jarque-fallece-200908082143.html">mort d’une crise cardiaque il y a un peu moins d’un an</a></strong> alors qu’il était dans son hôtel avec son équipe. <strong><a href="http://www.20minutos.es/noticia/394030/0/puerta/celebracion/ramos/">Sergio Ramos avait fait la même chose</a></strong>, après la victoire à l’Euro (et il l’a refait cette fois), avec son ami Antonio Puerta, <strong><a href="http://archivo.marca.com/edicion/marca/futbol/1a_division/sevilla/es/desarrollo/1029655.html">mort sur le terrain il y a trois ans</a></strong>. Admirable. Que dire de plus?</p>
<h3><strong>Pepe Reina</strong></h3>
<p>Beaucoup moins connu que Casillas, le gardien de Liverpool est, aux dires de tous, l’un des éléments essentiels de cette sélection. Car ce que tout le monde souligne dans cette équipe c’est <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=QKPYuIVenf8&amp;feature=related">la bonne ambiance qui règne</a></strong> au sein du groupe. Et cela est du, en grande partie, au caractère joyeux et drôle de Reina. Il l’avait déjà démontré avec son <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=DApgTXXWLhA&amp;feature=related">one man show pendant la célébration de l’Euro</a></strong>. Et il a fait de même <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ayHGXGBjbpc">lundi pour fêter le Mondial</a></strong> à Madrid.</p>
<h3><strong>Les stats inutiles</strong></h3>
<p>Quand on sait que ce Mondial a été placé sous le signe <strong><a href="../../../../../article/7107/paul-le-poulpe-plus-fiable-que-les-mathematiciens/">des prédictions d’un poulpe</a></strong>, on comprend mieux que les stats ne servent pas à grand-chose. Car, en plus, il est clair que l’ami Paul est plus fiable que l’histoire du ballon rond. Aucune <strong><a href="../../../../../article/7041/la-revanche-de-leurope/">équipe européenne n’avait remporté</a></strong> une Coupe du monde en dehors de son continent. Aucune équipe <strong><a href="http://www.resultados-futbol.com/noticia/ningun-campeon-mundo-empezo-perdiendo">n’avait remporté le tournoi après avoir perdu le premier match</a></strong>. L’Espagne l’a fait. Et <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=fgF7xVxPWQQ&amp;feature=related">Paul l’avait prédit</a></strong>.</p>
<p><em>Aurélien Le Genissel</em></p>
<p><em>Photo: Des supporters espagnols à Madrid, REUTERS/Gustau Nacarino</em></p>
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		<title>Alexandra Paressant: «Mes beaux gosses du Mondial»</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 14:53:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Gregoire</dc:creator>
				<category><![CDATA[No Sports]]></category>

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		<description><![CDATA[Alexandra Paressant, 28 ans, a fait les choux gras de la presse people, et pas seulement. En 2006, elle aurait épuisé Ronaldinho au Mondial allemand, passé des nuits torrides avec Thierry Henry et Tony Parker. C&#8217;était faux, évidemment, mais «la» Paressant s&#8217;était déjà inscrite dans l&#8217;imaginaire collectif. Et on a oublié l&#8217;essentiel de cette histoire: [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/15756_100874956603737_100000437002144_23826_7886709_n.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7837" title="15756_100874956603737_100000437002144_23826_7886709_n" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/15756_100874956603737_100000437002144_23826_7886709_n.jpg" alt="" width="480" height="328" /></a>Alexandra Paressant, 28 ans, a fait les choux gras de la presse people, et pas seulement. En 2006, elle aurait épuisé Ronaldinho au Mondial allemand, passé des nuits torrides avec Thierry Henry et Tony Parker. C&#8217;était faux, évidemment, mais «la» Paressant s&#8217;était déjà inscrite dans l&#8217;imaginaire collectif. Et on a oublié l&#8217;essentiel de cette histoire: Alexandra Paressant a connu des bataillons de joueurs de Ligue 1, dont bien des anonymes, et <a href="http://www.amazon.fr/Sexe-scandales-Internet-Alexandra-Paressant/dp/2268067882"><strong>sa biographie, rédigée par le journaliste Jérôme Jessel</strong></a>, est à cet égard aussi glauque que passionnante. Paressant symbolise la <strong><a href="http://www.liberation.fr/societe/0101315992-footfuckeuse">«footfuckeuse»</a></strong>, prête à tout avec ses copines Ornella, Kristie ou Francesca pour draguer des footballeurs, les <em>«proies»</em>, comme elles disent.</p>
<p>Incollables sur les numéros de portable, les hôtels ou autres lieux de mise au vert, elles sont aujourd&#8217;hui actrices à temps partiel de la <strong><a href="http://www.slate.fr/story/20211/football-entourage-scandale-ribery">vie d&#8217;un footeux</a></strong>. En attendant la sortie d&#8217;un single à la rentrée, on a demandé à Alexandra de nous composer son onze type du Mondial. Elle a potassé sérieusement le sujet et nous a donné sa liste.</p>
<h3><strong>Le gardien </strong></h3>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=176644/index.html?cid=google_playeronebox">Iker Casillas</a></strong> (Espagne): <em>«Ce mec est parfait de la tête au pied. Je n&#8217;arrive pas à lui trouver le moindre défaut. Sa copine a de la chance, j&#8217;aurais bien aimé faire l&#8217;interview à sa place après la finale! Dans la vie privée, je pense que Casillas est comme Toulalan, intouchable car très sérieux. Du côté des autres gardiens, j&#8217;ai été étonnée par le Portugais Eduardo, une vraie révélation. Lloris est très talentueux, mais ce n&#8217;est pas mon genre.»</em></p>
<h3><strong>Les défenseurs </strong></h3>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=216814/index.html?cid=google_playeronebox">Sergio Ramos</a></strong> (Espagne): <em>«Il a déjà tout pour lui, son physique, sa technique. Et en plus, il a un vrai côté affectif. Il m&#8217;a beaucoup ému après la finale en portant un T-Shirt avec la photo d&#8217;Antonio Puerta, un joueur  espagnol décédé d&#8217;une crise cardiaque en 2008. Ne pas l&#8217;oublier, deux ans après, lui dédier la victoire, c&#8217;était un bel hommage.»</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=155957/index.html?cid=google_playeronebox">Fabio Cannavaro</a></strong> (Italie): <em>«Pour son côté félin, chat.» </em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=200935/index.html?cid=google_playeronebox">Stéphane Mbia</a></strong> (Cameroun): <em>«Le Cameroun a raté sa Coupe du monde mais&#8230; j&#8217;adore les blacks, et Stéphane est un très beau garçon. J&#8217;aimerais bien aller le voir à Marseille!» </em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=269784/index.html?cid=google_playeronebox">Fabio Coentrao</a></strong> (Portugal): <em>«Le contraire de Stéphane Mbia avec ses cheveux blonds, mais je peux passer du tout au tout. Il n&#8217;a pas des traits parfaits, mais un charme fou. Elegant footballeur, ce qui ne gâche rien.»</em><strong> </strong></p>
<h3><strong>Les milieux </strong><em> </em></h3>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=182236/index.html?cid=google_playeronebox">Sidney Govou</a></strong> (France):<em> «Je le connais depuis quatre ans au moins mais je le kiffe depuis toujours. C&#8217;est vraiment mon préféré chez les Bleus. Il a un caractère très agréable. Il a une façon de traiter les filles qui sort de l&#8217;ordinaire. Là où nombre de footballeurs sont des barbares, lui est un vrai gentleman.» </em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=200179/index.html?cid=google_playeronebox">Cesc Fabregas</a></strong> (Espagne): <em>«Il a innové avec la barbe, ça lui va à ravir. Une bombe.»</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=215002/index.html?cid=google_playeronebox">Wesley Sneijder</a></strong> (Pays-Bas):<em> «Qu&#8217;est ce qu&#8217;il est beau! Une belle gueule, un corps au poil, des yeux sublimes. Peut-être mon numéro 1 sur ce Mondial. Techniquement, Arjen Robben est sans doute plus fort, mais ce n&#8217;est pas du tout mon style.»</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=194815/index.html?cid=google_playeronebox">Robinho</a></strong> (Brésil): <em>«Il a un regard lubrique, et une façon de jouer et de marcher vraiment torride. Je l&#8217;avais croisé après un match Lyon-Real Madrid, il dégage une vraie chaleur. Très hot.»</em></p>
<h3><strong>Les attaquants</strong></h3>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=201200/index.html?cid=google_playeronebox">Cristiano Ronaldo</a></strong> (Portugal):<strong> </strong><em>«Toutes les filles l&#8217;adorent, et j&#8217;en fais évidemment partie. C&#8217;est le mec inaccessible, et c&#8217;est devenu un fantasme. Et comme tous les fantasmes, tu y penses constamment et tu veux le réaliser. Je sais déjà quel est son hôtel préféré à Madrid, je compte bien y aller. Je sais que c&#8217;est mission impossible, mais je m&#8217;en voudrais de ne pas tenter.»</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=189259/index.html?cid=google_playeronebox">Diego Forlan</a></strong> (Uruguay):<em> «Une très belle découverte du Mondial. Très mignon, et des abdos canon, c&#8217;est une chose que tu remarques immédiatement.» </em></p>
<h3><strong>Le banc de touche </strong></h3>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=182373/index.html?cid=google_playeronebox">Carlos Tevez</a></strong> (Argentine). Carlos Tevez? <em>«Oui, il n&#8217;y a pas que le physique dans la vie, on peut s&#8217;attacher à tout type de footballeur, sauf Ribéry pour moi. Tevez est endurant, précieux, dévoué à son équipe.»</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=183864/index.html?cid=google_playeronebox">Fernando Torres</a></strong> (Espagne):<strong> </strong><em>«Il est très bien maintenant, alors que ce n&#8217;était vraiment pas terrible avant, avec sa coupe de cheveux blonde platine. L&#8217;ado est devenu un homme. Dans l&#8217;attaque espagnole, le petit Pedro est pas mal non plus.»</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=212808/index.html?cid=google_playeronebox">Antar Yahia</a></strong> (Algérie):<em> «Une beauté fatale! Je le suis attentivement depuis qu&#8217;il a pris la place d&#8217;un de mes ex, à Nice. Rien à dire, rien à jeter.»</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=229884/index.html?cid=google_playeronebox">David Villa</a></strong> (Espagne):<em> «J&#8217;aime son côté déterminé, qui ne lâche rien. Il ne porte pas son surnom de petit Tyson pour rien.»<br />
</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.fifa.com/worldcup/players/player=212306/index.html?cid=google_playeronebox">Didier Drogba</a></strong> (Côte d&#8217;Ivoire): <em>«Je l&#8217;ai déjà rencontré en boîte, il a une bonne personnalité, il est cash, j&#8217;aime beaucoup cette franchise.»</em></p>
<h3><strong>Le sélectionneur</strong><em><br />
</em></h3>
<p><strong><a href="http://www.topnews.in/sports/files/Joachim-Loew2.jpg">Joachim Löw</a></strong> (Allemagne): <em>«J&#8217;ai eu du mal à trouver, mais c&#8217;est le seul qui sort de l&#8217;ordinaire. Avec son petit pull, il est très classe. Sinon, le plus beau des coachs n&#8217;était pas à la Coupe du monde: José Mourinho m&#8217;a manqué.»<br />
</em></p>
<p><em>Propos recueillis par Mathieu Grégoire. </em></p>
<p><em>Photo: Alexandra Paressant, DR<br />
</em></p>
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		<title>Quand Vikash Dhorasoo fait saliver les Bleus: pas de finale, pas de macarons.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 16:25:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Gregoire</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand Vikash Dhorasoo fait saliver les Bleus: pas de finale, pas de macarons. 
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Vikash Dhorasoo fait saliver les Bleus: <strong><a href="http://dhorasoo.blog.lemonde.fr/2010/07/12/si-les-bleus-etaient-alles-en-finale/#xtor=RSS-32280322">pas de finale, pas de macarons.</a> </strong></p>
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		<title>Bilan de ce Mondial: la Nouvelle-Zélande finit seule équipe invaincue. Mais oui.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 16:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Gregoire</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Bilan de ce Mondial: la Nouvelle-Zélande finit seule équipe invaincue. Mais oui.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bilan de ce Mondial: la Nouvelle-Zélande finit <strong><a href="^http://www.chronofoot.com/coupe-du-monde-2010/coupe-du-monde-2010-et-si-c-039-etait-la-nouvelle-zelande-l-039-equipe-la-plus-forte_art5066.html">seule équipe invaincue</a>.</strong> Mais oui.</p>
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		<title>La presse espagnole célèbre ses héros</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7761/la-presse-espagnole-celebre-ses-heros/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 15:17:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurelien Le Genissel</dc:creator>
				<category><![CDATA[La coupe vue du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Andres Iniesta]]></category>
		<category><![CDATA[champion du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Xavi]]></category>

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		<description><![CDATA[Après l’énorme fête du dimanche 11 juillet, l’Espagne s’est réveillée ce matin en se demandant encore si tout ce qui était arrivé n’était pas un rêve. Heureusement les médias étaient là pour lui rappeler l’exploit accompli par la Roja, devenue championne du monde. «Champions du Monde» titre simplement El Pais qui, dans un édito intitulé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/iniesta500.jpg"><img class="size-full wp-image-7767 aligncenter" title="iniesta500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/iniesta500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a>Après <strong><a href="http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100712_093029_madrid-va-les-feter.html">l’énorme fête du dimanche 11 juillet</a></strong>, l’Espagne s’est réveillée ce matin en se demandant encore si tout ce qui était arrivé n’était pas un rêve. Heureusement les médias étaient là pour lui rappeler l’exploit accompli par <em>la Roja</em>, devenue championne du monde. «<strong><em><a href="http://www.elpais.com/articulo/portada/Campeones/mundo/elpepipor/20100712elpepipor_1/Tes/">Champions du Monde</a></em></strong>» titre simplement<em> El Pais</em> qui, dans un édito intitulé «<strong><em><a href="http://www.elpais.com/articulo/portada/Esplendor/hierba/elpepipor/20100712elpepiopi_1/Tes/">Splendeur sur herbe</a></em></strong>», rappelle que «<em>cela fait très longtemps que l’on attendait ça. Au moins depuis qu’en 1950, à Rio de Janeiro, l’Espagne avait fini parmi les quatre finalistes qui luttèrent pour la victoire au Mondial</em>».</p>
<p>La une d’<em>El Mundo </em>est plus épique, et sur une double page, titre «<strong><em><a href="http://estaticos.elmundo.es/documentos/2010/07/12/portada.pdf">Notre Espagne…d’ici à l’éternité</a></em></strong>» avec comme sous-titre: «<em><strong><a href="../../../../../article/6269/espagnol-langue-vocabulaire/">Un golazo</a></strong> d’Iniesta dans la deuxième mi-temps des prolongations donne le Mondial à l’Espagne</em>». Toujours dans un style très littéraire et léché, le quotidien définit les joueurs comme «<em>ces hommes imaginaires pour qui chantait Miguel Hernández comme une partie de l’Espagne qu’il n’a jamais connu. Ceux que l’on a toujours voulu être et qu’on n’a jamais été. Les champions de l’unité. Les champions du monde</em>».</p>
<p>Marca, le plus grand quotidien sportif titre sur un insipide «<strong><em><a href="http://www.marca.com/multimedia/primeras/10/07/0712.html">Oui, oui, nous sommes bien champions!</a></em></strong>» et qualifie <em>la selección</em> de «<em>Rois du monde</em>». Santiago Segurola, l’un des grands journalistes sportifs du pays, rappelle que «<em>ce titre couronne une équipe exceptionnelle et une génération de maitres du jeu</em>».</p>
<p>Sur une double page, le quotidien sportif <em>As </em>voit cette équipe aller «<strong><em><a href="http://www.as.com/futbol/fotogaleria/portadas-as/dasftb/20080115dasdasftb_1/Zes/pf_0">d’Espagne jusqu’au ciel</a></em></strong>». Tomás Roncero (connu pour ses positions quelques peu provocatrices) titre sa colonne par un «<strong><a href="http://www.as.com/futbol/articulo/dios-espanol/dasftb/20100712dasdaiftb_12/Tes">Dieu est espagnol</a></strong>» avant de dire «<em>merci, merci et merci de nous avoir fait vivre la meilleure nuit de notre vie</em>» aux joueurs espagnols. Et il conclut en demandant que le 11 juillet soit déclaré «<em>fête nationale</em>».</p>
<p>Contrairement à presque tous les autres quotidiens, La Vanguardia n’utilise pas la traditionnelle photo de la remise du trophée mais une image individuelle d’Andrés Iniesta, le héros du match, avec la coupe du monde dans les bras et, comme titre, «<strong><em><a href="http://www.lavanguardia.es/free/epaper/20100712/index.html">Rois du Monde</a></em></strong>».</p>
<p>Le quotidien sportif catalan El Mundo Deportivo insiste lui aussi sur la figure d’Iniesta (joueur du Barça) avec un «<strong><em><a href="http://www.elmundodeportivo.es/web/gen/20100712/portadas_53962600205.html">Champions du Monde</a></em></strong>» et le sourire du footballeur de Fuentealbilla. De l’autre côté, le quotidien de Madrid <em>ABC </em>titre «<strong><em><a href="http://www.abc.es/20100711/deportes-futbol/futbol-holanda-espana-cronica-201007112210.html">Champions</a></em></strong>» et rappelle que «<em>les Espagnols unis peuvent</em>». Finalement, Qué pense qu’avec cette victoire, «<strong><em><a href="http://qu%C3%A9.es/deportes/futbol/mundial-sudafrica-2010/201007112315-espana-gana-mundial-convierte-eterna.html">l’Espagne devient éternelle</a></em></strong>».</p>
<h3><strong>«<em>El Beso de España</em>»</strong></h3>
<p>Curieusement, presque tous les journaux consacrent une partie de leur <em>Une</em> à l’épilogue de l’affaire de cœur entre le gardien espagnol, Iker Casillas, et la journaliste sportive qui couvrait le Mondial pour <strong><a href="http://www.telecinco.es/">Telecinco</a></strong>, Sara Carbonero. Après la défaite face à la Suisse, <strong><a href="http://www.elmundo.es/mundial/2010/2010/06/17/grupoh/1276755555.html">les médias anglais l’avaient accusé de déstabiliser le capitaine</a></strong> de <em>la Roja</em> ce qui expliquait ses performances incertaines. Au final, les médias Espagnols rappellent que Casillas est «<strong><em><a href="http://www.marca.com/2010/07/12/futbol/mundial_2010/selecciones/espana/1278885984.html?a=PROC1082ec42f636691469455e793d70a8fc3&amp;t=1278931239">le meilleur gardien du Mondial</a></em></strong>» et surtout racontent le dénouement de l’histoire.</p>
<p>Tout le monde, dans les bars, <strong><a href="http://qu%C3%A9.es/deportes/futbol/mundial-sudafrica-2010/201007112349-iker-casillas-besa-sara-carbonero-copa-mundo-sudafrica.html">attendait cette dernière interview</a></strong> de Casillas par Carbonero après la finale. Et le gardien espagnol n’a déçu personne. Dans la lignée de Domenech, mais en ayant quand même remporté le Mondial, il a tout simplement <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KXrQ_GoMMt4&amp;feature=player_embedded">embrassé sa copine en direct avant de repartir sans dire un mot</a></strong>. «<em>Bon, ben on continue après ok…</em>» réussit à bredouiller Carbonero en rendant l’antenne. En Espagne, on appelle déjà ça le «<strong><em><a href="http://www.elmundo.es/mundial/2010/2010/07/12/portada/1278921001.html">bésugol</a></em></strong>» ou le «<strong><em><a href="http://www.marca.com/multimedia/primeras/10/07/0712.html">beso de España</a></em></strong>» (le bisou de l’Espagne). Et on dit que c’est l’une des meilleures actions de cette Coupe du monde.</p>
<p>Enfin personne n’a oublié Paul le Poulpe qui est presque devenu une légende en Espagne. Pendant les célébrations, beaucoup de gens portaient un poulpe gonflable sur la tête et chantaient à la gloire de l’animal. Une entreprise espagnole a même <strong><a href="http://www.elmundo.es/mundial/2010/2010/07/12/otromundial/1278926156.html">offert 30.000 euros pour rapatrier Paul dans le pays</a></strong> mais le <em>Sea Life</em> d’Oberhausen, propriétaire de l’animal, ne veut rien savoir.</p>
<p><em>La Roja</em> est arrivée ce lundi à Madrid et, après la presse, ce sont les supporters qui vont remercier la sélection. Comme on chantait hier à Barcelone «<em>Xavi, Iniesta esto es una fiesta</em>» (Xavi, Iniesta, ça c’est une fête). Parions qu’elle recommencera ce soir.</p>
<p><em>Aurélien Le Genissel</em></p>
<p><em>Photo: Andres Iniesta avec la coupe du monde, </em>REUTERS/SIPHIWE <em>SIBEKO</em></p>
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		<title>De Jong plus fort que Xabi Alonso</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 10:14:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Girard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A Street Fighter, De Jong est bien plus fort que Xabi Alonso
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			<content:encoded><![CDATA[<p>A Street Fighter, <strong><a href="http://img706.imageshack.us/img706/7776/slamsoccerl.gif" target="_blank">De Jong est bien plus fort</a></strong> que Xabi Alonso</p>
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		<title>La minute romantique, c&#8217;est quand même mieux quand on vient de gagner le Mondial</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 09:36:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[La minute romantique, c&#8217;est quand même mieux quand on vient de gagner le Mondial
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La minute romantique, c&#8217;est quand même <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KXrQ_GoMMt4&amp;feature=player_embedded" target="_blank">mieux quand on vient de gagner le Mondial</a></strong></p>
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		<title>Bilan de la Coupe du monde 2010: la victoire de Domenech</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 23:11:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
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		<category><![CDATA[Coupe du Monde]]></category>

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La Coupe du monde vient de s’achever avec la victoire de l’Espagne contre les Pays-Bas au Soccer City Stadium, au bout des prolongations. Premier bilan en trois points sur cette 19e édition de la plus grande des compétitions sportives internationales.
1. La défaite du beau jeu&#8230;
Ce n&#8217;est pas le beau jeu qui a soulevé le trophée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/spain500.jpg"><img class="size-full wp-image-7731 aligncenter" title="spain500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/spain500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a></h3>
<h3>La Coupe du monde vient de s’achever avec la victoire de l’Espagne contre les Pays-Bas au Soccer City Stadium, au bout des prolongations. Premier bilan en trois points sur cette 19e édition de la plus grande des compétitions sportives internationales.</h3>
<h3>1. La défaite du beau jeu&#8230;</h3>
<p>Ce n&#8217;est pas le beau jeu qui a soulevé le trophée 2010. Il n’est pas étonnant  de voir ces deux équipes arriver en finale d&#8217;une compétition qui a surtout brillé par les à-côtés (Le docu-drama des Bleus,  les vuvuzelas ou Paul le Poulpe) ou les polémiques attendues sur les erreurs d&#8217;arbitrage (la double main de Fabiano sur le but du Brésil contre la  Cote d’Ivoire, un but anglais refusé face à l&#8217;Allemagne&#8230;; mention spéciale à <strong><a href="../../../../../article/6849/mark-van-bommel-pays-bas/">Mark Van Bommel</a></strong>, qui termine donc le  tournoi sans carton rouge malgré ses attentats à répétition, ses  simulations et autres contestations).</p>
<p>Le point d’orgue fut la fin de match en  le Ghana et l’Uruguay. Suarez commet une main pour empêcher le ballon  de rentrer dans son but. Gyan rate le penalty et l’Uruguay se qualifie  après une panenka d’un joueur <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Fhvu_jPNysA">incapable de  marquer sur un but vide.</a></strong> Suarez ne prendra qu’un match de suspension pour ce geste, il aurait  donc pu jouer la finale et était bien là pour le match pour la troisième  place. Les Dieux du Football sont des voleurs&#8230; Et les dirigeants du foot sont leurs complices.</p>
<p>Les deux finalistes sont deux équipes qui ne proposent guère un jeu flamboyant. Les Pays-Bas ont profité des erreurs de leurs adversaires. Et ça a commencé dès leur premier match contre le Danemark.</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/pLFo-I_Eg5w?fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/pLFo-I_Eg5w?fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>En quart de finale,  les Oranje n’ont jamais pesé sur la rencontre. Le Brésil avait <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=OSs3dHR_D3s&amp;feature=related">le match </a></strong>en main et l’a perdu  tout seul à cause d’une trop grande fébrilité.</p>
<p>Face à eux, l’Espagne a transformé son “toque” en “ugly fotball” durant toute cette compétition. On s’ennuie en voyant la Roja jouer et ne pas remporter ses matchs autrement que par un petit but  d’écart (sauf contre le Honduras)&#8230;</p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/6UNntyuogoQ?fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/6UNntyuogoQ?fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h3>&#8230; mais une belle victoire de l&#8217;Espagne</h3>
<p>L’Espagne a tout de même tenu son rang de favori de la compétition après un parcours plus laborieux que ce que les observateurs lui prédisaient. La sélection espagnole était <strong><a href="../../../../../article/2723/avec-lespagne-place-au-beau-jeu/">arrivée au  Mondial en pleine confiance</a></strong>, auréolée de son titre de championne d’Europe et d’une campagne de qualification quasi-parfaite. Son jeu stylé et harmonieux, un groupe compact et ses incroyables performances ces dernières années en faisaient l’équipe à battre en Afrique du Sud. Mais le scénario a déraillé dès le premier match, <strong><a href="../../../../../article/3021/lespagne-face-au-premier-krack-du-mondial/">perdu contre la  Suisse. </a></strong></p>
<p><strong><a href="../../../../../article/3021/lespagne-face-au-premier-krack-du-mondial/"></a></strong>Cette défaite a mis une pression énorme sur les épaules des joueurs, et aura eu le mérite de faire redescendre l’Espagne du petit nuage sur lequel elle était depuis plus de deux ans. Les coéquipiers de Xavi, <strong><a href="../../../../../article/3959/lespagne-en-attendant-xavi/">annoncé comme une  des grandes stars de la compétition</a></strong>, ont finalement redressé le tir avec des victoires sans panache contre le Honduras et le Chili. Au final, elle gagne la Coupe du monde avec un total de huit buts, soit seulement un par match. Sa finition<strong><a href="../../../../../article/4963/pouquoi-lespagne-ne-va-pas-gagner-le-mondial/"> a laissé à  désirer </a></strong>pendant  toute la compétition, et a failli lui coûter la finale.</p>
<p>Mais l’Espagne a réussi à gagner en restant fidèle à ses idées. Elle n’a pas tout remis en cause après sa défaite initiale, et a sorti trois des équipes les plus en jambes du tournoi sur sa route: le Portugal, les Pays-Bas et l’Allemagne. Le monde attendait Xavi, c’est finalement Iniesta qui restera dans l’histoire avec son but en finale. Mais peu importe, car ces deux joueurs représentent<strong><a href="../../../../../article/5899/espagne-portugal-ronaldo-contre-les-sept-nains/"> l’essence même  de cette équipe</a></strong>: la technique, la générosité, le jeu collectif, la simplicité et l’humilité.</p>
<p>Juliano Haus Belletti, champion du monde avec le Brésil en 2002 et coéquipier d&#8217;Iniesta au Barça, écrit au sujet de ce dernier sur son compte Twitter après la finale:<strong><a href="http://twitter.com/julianobelletti"> «C&#8217;est le mec le plus simple, le  plus humble, que j&#8217;ai jamais rencontré dans le football.»</a></strong> Le Mondial sud-africain n’a pas toujours été un modèle de fair-play et de comportements irréprochables sur et en dehors du terrain, mais son gagnant a défendu ce que le football a de meilleur, et des valeurs qui lui font un peu trop souvent défaut.</p>
<h3>2. La victoire du Domenech&#8230;</h3>
<p>Domenech avait raison.  Il a monté une équipe autour d’un système tactique longtemps décrié, le  4-2-3-1 alors que tout le monde réclamait à corps et à cris un 4-3-3 à  la Barcelonaise. Au final, les meilleures équipes de ce Mondial (<strong><a href="http://www.zonalmarking.net/2010/07/07/holland-3-2-uruguay-tactics/">Pays-Bas,</a></strong> <strong><a href="http://www.zonalmarking.net/2010/07/07/spain-1-0-germany-2010-world-cup-tactics/">Espagne,  Allemagne)</a></strong> ont évolué dans le schéma de jeu domenechien et accessoirement  mourinhesque.</p>
<p>Ce système permet d’avoir 5 joueurs au milieu de terrain pour  gagner la possession de la balle. Il positionne également des  doublettes ailiers/arrières intéressantes sur le côtés. Ces doublettes  permettent différentes utilisation. Sur l’aile droite allemande, Müller  repique régulièrement dans l’axe pour venir soutenir Klose et laisse  Lahm prendre le couloir pour centrer. A l’opposé, Podolski &#8211; comme Kuyt &#8211;  a pour rôle d’occuper son couloir et de faire la différence face au  latéral droit adverse.</p>
<p>Les ailiers ont une liberté si les deux  milieux défensifs placés en protection devant la défense assurent  l’essentiel du travail défensif. Ce «<strong><a href="http://www.e-foot.eu/comment-battre-lallemagne/">bloc de six</a></strong>» (4 défenseurs et 2  milieux) fait face à toutes les attaques et quadrille le terrain devant  sa surface.</p>
<p>Il  est coutume de dire que les deux milieux défensifs doivent avoir des  profils différents comme aux Pays-Bas ou en Espagne. L’un est un <strong><a href="../../../../../article/569/le-milieu-defensif-poumon-de-lequipe/">défensif </a></strong>pur qui reste devant  sa défense en phase offensive (De Jong, Busquets) et l’autre est un <strong><a href="../../../../../article/547/le-relayeur-ce-nouveau-heros/">relanceur</a></strong> qui se projette vers  l’avant (Van Bommel, Xabi Alonso). L’Allemagne, elle, joue avec deux  joueurs ayant le même profil qui alternent les rôles de relanceurs et de  récupérateurs. Khedira et Schweinsteinger font preuve d’une belle  entente afin de participer au jeu sans délaisser la défense.</p>
<p>L’avant-centre est  particulièrement important dans ce système. En effet, souvent isolé,  l’attaquant doit savoir gagner ses duels et conserver le ballon ou faire  la différence tout seul. Rôle ingrat s’il en est, l’attaquant de pointe  peut même parfois être un faire valoir pour les trois milieux arrivant  lancés dans les brèches qu’il crée dans la défense. <strong><a href="http://www.actu-foot.fr/Video-match-Allemagne-Angleterre-4_article1529.html">Klose</a></strong> est certainement  celui qui a le plus convaincu dans ce rôle par rapport à CR9, Van Persie  ou encore Torres.</p>
<h3>&#8230; et le naufrage des Bleus</h3>
<p>A des années lumières  de la réussite espagnole, l’élimination de l’équipe de France au premier  tour a sans doute été une bonne chose pour ce Mondial, tant au niveau  du jeu que de l’état d’esprit. Ce n’est pas un hasard si elle était une  des moins aimées du tournoi et si une bonne partie de la planète s’est  réjouie de ses déboires. La liste est longue: des <strong><a href="../../../../../article/539/tunisie-france-indice-slate/">matches amicaux  décevants</a></strong>,  un jeu <strong><a href="../../../../../article/3555/la-presse-enterre-les-%C2%ABsombres-heros%C2%BB/">quasi-inexistant</a></strong>, un seul but marqué, <strong><a href="../../../../../article/3849/anelka-a-domenech-%C2%ABva-te-faire-enculer-sale-fils-de-pute%C2%BB/">les insultes  d’Anelka</a></strong>,  <strong><a href="../../../../../article/3935/jacques-attali-je-souhaite-la-defaite-des-bleus/">la grève des  joueurs qui s’en est suivie</a></strong>, <strong><a href="../../../../../article/5791/et-si-la-fifa-suspendait-la-france/">l’intervention  surréaliste des hommes politiques</a></strong> dans la gestion de la crise, les <strong><a href="../../../../../article/7039/william-gallas-charge-domenech/">déclarations  assassines</a></strong> de certains joueurs contre leur entraîneur&#8230; Une longue descente en  enfer qui ressemblait plus au <strong><a href="../../../../../article/4271/raymond-domenech-serie-culte-tv-epilogue/">dernier épisode  d’une série américaine longue de six ans</a></strong> qu’à une équipe de  joueurs professionnels participant à la plus grande compétition sportive  au monde.</p>
<h3>3. Les arbitres qui broient  du  noir&#8230;</h3>
<p>Mark   Van Bommel est reparti sans son carton rouge, et pourtant&#8230; <strong><a href="../../../../../article/6849/mark-van-bommel-pays-bas/" target="_blank">il avait mis  toutes les chances de son côté</a></strong>. En finale Howard Webb a plutôt maîtrisé  son sujet, même s’il a attendu la 112e minute pour exclure un  Néerlandais. Une décision fatale pour l’équipe de Bert Van Marwijk qui  aurait pu être prise dès la première mi-temps. Plusieurs matches de  cette Coupe du monde ont  été autrement faussés. Sepp Blatter s’est  excusé, au beau milieu des huitièmes de finale, auprès de l’Angleterre (<strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xufc3uUW-us" target="_blank">le fameux but  refusé de Franck Lampard</a></strong>) et du Mexique (<strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Z0FidrZOU7c" target="_blank">Carlos Tevez qui  campe victorieusement dans la surface des Aztèques</a></strong>).</p>
<p>Mais le Portugal  aurait pu aussi recevoir un petit mot pour <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=X9GjINFq0qU" target="_blank">le but de David  Villa hors-jeu en 8es</a></strong>, la Côte d’Ivoire <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9Dwz84mSJvk" target="_blank">pour les mimines  du Brésilien Luis Fabiano</a></strong> au premier tour ou encore le Paraguay après  un drôle de quart de finale face à l’Espagne (<strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=c0rMSsiFmv8" target="_blank">Nelson Valdez  s’en frotte encore les yeux</a></strong>). Le débat sur la vidéo a été relancé, et  Jérôme Valcke, le secrétaire général de la FIFA, <strong><a href="http://www.rmc.fr/editorial/117865/valcke-un-arbitrage-different-en-2014/" target="_blank">a ouvert tout  doucement la porte</a></strong> vendredi dernier: «Après ce qui s’est passé au cours de deux  matches (Mexique et Angleterre, ndlr), Joseph Blatter a annoncé que la  technologie «goal line» (qui permet de voir si un ballon a franchi la  ligne de but, ndlr) serait à l’agenda de la prochaine réunion de  l’International Football Association Board (IFAB). Si la technologie  fonctionne, il semble possible de la mettre en place.» Autre projet qui  devrait être acceléré: l’arbitrage à cinq, avec un homme en noir en plus  dans chaque surface, une initiative exploré la saison dernière en Ligue  Europa, et cette saison en Ligue des Champions.</p>
<h3>&#8230; et l’Allemagne qui redore son  blason</h3>
<p>Avant   ce Mondial, c’était encore dans l’imaginaire collectif l’équipe des  moustachus, arrogante et brutale. C’est devenu le «must» du football  actuel, un jeu léché, une défense solide, des contre-attaques  magistrales, l’envie de taper les 10-15 touches de balle d’affilée. Une  gageure pour bien des équipes présentes en Afsud&#8230; Finis <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3byTNRoxujo" target="_blank">Harald Schumacher</a></strong> ou <strong><a href="http://www.sporting-heroes.net/files_footballworldcup/HRUBESCH_H_19820711_GH_L.jpg" target="_blank">Horst Hrubesch</a></strong>, les Teutons  flingueurs et leur grande gueule agaçante. Le foot n’est plus un sport  qui se joue à 11 contre 11 avec l’Allemagne qui gagne à la fin, c’est un  sport qui se joue à 11 contre 11 avec l’Allemagne qui joue bien, et  très très bien.</p>
<p>Le sélectionneur Joachim Löw, digne successeur de son  mentor Klinsmann, a emmené au combat une bande de Marie-Louise  rafraîchissante et étonnante: Thomas Müller, encore ramasseur de balles  au Bayern il y a trois mois, Sami Khedira, l’homme aux trois poumons,  Mesut Ozil, brillant manieur de ballons qui a fini le Mondial éreinté,  Lukas Podolski, Toni Kroos&#8230; pas un de plus de 25 ans, beaucoup  champions d’Europe espoirs en 2009 et appelés à un grand avenir.  L’Allemagne a créé un collectif, et il était presque émouvant de voir  Arne Friedrich, risée du pays entier quand il jouait latéral au Hertha  Berlin, devenir un défenseur central étincelant et offensif, meilleur  joueur avec l’éternel Klose (14 buts en Coupe du monde!) de la branlée  infligée en quart à l’Argentine (4-0). Ah si Abidal avait pu l’imiter,  ne serait-ce que quelques secondes&#8230;</p>
<p><em>Slate.fr</em></p>
<p><em>Photo: L&#8217;Espagne championne du monde, REUTERS/Eddie Keogh</em></p>
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		<title>L&#8217;Espagne championne du monde</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7507/la-finale-en-direct-commente/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 18:13:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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Fin du match: L&#8217;Espagne est championne du monde, Paul le Poulpe avait encore raison, les Pays-Bas perdent encore en finale. L&#8217;Espagne imite la glorieuse Allemagne de  Beckenbauer (1972-74) en devant championne d&#8217;Europe (2008) puis  championne du monde (2010).
120e: Torres se blesse, c&#8217;est Hodgson qui est content.
117e: 9 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/hollandespagne500.jpg"><img class="size-full wp-image-7511 aligncenter" title="hollandespagne500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/hollandespagne500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a><em>[Pour rafraîchir le page, <strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/7507/la-finale-en-direct-commente/">cliquez ici</a></strong>]</em></p>
<div class="kl" dir="ltr">
<div id=":13l" class="kl" dir="ltr">
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":16w" dir="ltr"> </span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>Fin du match:</strong> L&#8217;Espagne est championne du monde, Paul le Poulpe avait encore raison, les Pays-Bas perdent encore en finale.<span id=":16w" dir="ltr"> L&#8217;Espagne imite la glorieuse Allemagne de  Beckenbauer (1972-74) en devant championne d&#8217;Europe (2008) puis  championne du monde (2010).</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>120e:</strong> Torres se blesse, c&#8217;est Hodgson qui est content.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>117e:</strong> 9 cartons jaunes pour les Pays-Bas. On n&#8217;aurait pas dû s&#8217;embêter pour faire notre <strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/5485/les-onze-salopards/">équipe des bourrins du Mondial.</a></strong></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":151" dir="ltr"><strong>116e: </strong>But, Iniesta Ballon d&#8217;Or!</span></div>
<div class="kl" dir="ltr">
<p><span id=":14z" dir="ltr"><strong>112e:</strong> A quoi sert un avertissement verbal à  ce moment du match?</span></p>
</div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>111e: </strong>Il manque un Abidal pour faire une grosse bourde.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14x" dir="ltr"><strong>110e:</strong> Xavi rate le coup-franc. Le geek ne sera pas ballon d&#8217;or.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14v" dir="ltr"><strong>109e:</strong> Heitinga prend un rouge pour une faute  sur Iniesta. Ça pendait aux nez des Holandais. </span>Les Pays-Bas à 10, pour l&#8217;ensemble de leur œuvre.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>Fin de la première mi-temps de prolongation:</strong> L&#8217;Espagne est partie pour s&#8217;en mordre les doigts.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14q" dir="ltr"><strong>99e: </strong>Les Espagnols ne veulent  pas marquer!</span> Incroyable. Iniesta croque.  Il faudrait apprendre aux Espagnols à tirer dans la surface!</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14p" dir="ltr"><strong>98e: </strong>Van der Vaart va rentrer&#8230;</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14n" dir="ltr"><strong>99e:</strong> Van Bommel encore à la faute.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>97e: </strong>Corner, tête de Mathijsen au dessus! Rappelons que Mathijsen se prononce «Mike Tyson» en Néerlandais</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14l" dir="ltr"><strong>96e:</strong> Et Robben, en contre-attaque qui ne tente  pas sa spéciale pour une fois!</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14k" dir="ltr"><strong>95e:</strong> Fabregas oublie Villa!!</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14j" dir="ltr"><strong>93e:</strong> La tension monte, le moindre contact sera  disputé.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>93e:</strong> Pas de penalty pour l&#8217;Espagne, bonne décision du policier du Yorkshire.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>Fin du temps règlementaire:</strong> Même constat qu&#8217;à la mi-temps. <span id=":13x" dir="ltr">La Hollande est toujours à 11 et il y  a  toujours 0-0. Contre toute attente.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>93e:</strong> Sneijder tire de 50 mètres alors que Robben part en profondeur. Ça c&#8217;est un collectif.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14h" dir="ltr"><strong>88e: </strong>Fabregas, 23 ans, 54 sélections. Toujours  puceau? Sérieusement, qui dit mieux?</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14g" dir="ltr"><strong>87e:</strong> Félicitations à Monsieur Guillot  (orthographe non certifiée) du Pas-de-Calais.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14e" dir="ltr"><strong>86e:</strong> Cesc Fabregas, le Peter  Pan espagnol, rentre pour soutenir les minimoy&#8217;s de son équipe</span>. Dommage qu&#8217;il tombe sur le Captain  crochet Van Bommel ce soir.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14d" dir="ltr"><strong>85e:</strong> On s&#8217;ennuie un peu à la rédac de  Slate.fr, on refait l&#8217;histoire de la Coupe des coupes et on disserte sur  la carrière d&#8217;Abdul Kader Zaaf, grand cycliste français d&#8217;origine  algérienne.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>84e: </strong>Robben se prend un jaune pour contestation après un nouveau duel manqué face à Casillas. 6-3 pour les Hollandais.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14c" dir="ltr"><strong>81e:</strong> Iniesta fait le crochet de trop&#8230;</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>78e:</strong> Van Bommel est en train de faire sortir Iniesta du match.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14b" dir="ltr"><strong>77e:</strong> Les Espagnols sont en avance sur les  vendanges.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>74e:</strong> Le match est franchement ennuyeux, heureusement qu&#8217;il y a les tacles à la glotte.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":14a" dir="ltr"><strong>69e:</strong> Villa seul face à la cage ne supporte pas  la pression. Son tir non-cadré est contré.<br />
</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>63e: </strong>Van Bommel tire sur un homme à terre après le coup de sifflet de l&#8217;arbitre, normal.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":149" dir="ltr"><strong>62e:</strong> Énorme occasion de Robben, tout seul devant Casillas, qui bouffe la feuille! San Iker réalise un très bon arrêt.<br />
</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":147" dir="ltr"><strong>58e:</strong> Les vendeurs de semelle aussi se  félicitent de cette pub gratuite. </span>Que de corps de métiers qui ont de l&#8217;avenir grâce aux joueurs  néerlandais.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":145" dir="ltr"><strong>57e:</strong> Iniesta joue à la  hollandaise.</span> Cela  va mal finir!</div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>57e: </strong>Van Bommel rend la balle en visant une touche au poteau de corner. C&#8217;est du joli.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":144" dir="ltr"><strong>56e:</strong> Villa a été découpé par Heitinga, qui  prend un jaune. La congrégation des bouchers-charcutiers  néerlandaise s&#8217;agrandit.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":143" dir="ltr"><strong>52e:</strong> La spéciale Robben, deuxième édition.<br />
</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>50e: </strong><span id=":140" dir="ltr">Van Persie n&#8217;est plus Van  Perso</span>. Subtile talonnade  pour Van de Wiel.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13z" dir="ltr"><strong>48e: </strong>Capdevila se fait appelé Zizou par ses  coéquipiers pour souligner son incapacité technique. Il tire dans le vide sur un corner.<br />
</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13y" dir="ltr"><strong>Mi-temps: </strong>TF1 n&#8217;a retenu que deux frappes de  la première mi-temps&#8230;.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13x" dir="ltr"><strong>Mi-temps: </strong>La Hollande est toujours à 11 et il y  a toujours 0-0. Contre toute attente.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13w" dir="ltr"><strong>45e: </strong>frappe de Robben cadrée. Iker se baisse  bien. Les Pays-Bas reprennent du pistil de tulipe.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13u" dir="ltr"><strong>42e: </strong>Encore une belle semelle de Sneijder. Le  monde entier est pour l&#8217;Espagne, là.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>38e: </strong>Entendu à la rédac: «Fourbe  le Batave, fourbe.»</div>
</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13s" dir="ltr"><strong>37e: </strong>Van Bommel terminera-t-il me mach? C&#8217;est  la grande question de ce match.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13r" dir="ltr"><strong>36e:</strong> Mathijsen rate la ballon et tire dans le vent. C&#8217;est beau un défenseur qui tente un  geste d&#8217;attaquant&#8230;</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13q" dir="ltr"><strong>35e: </strong>La tension et le rythme retombent.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13n" dir="ltr"><strong>32e: </strong>San Iker a failli se prendre un but des  50m sur un Hollandais qui dégageait pour rendre la balle aux Espagnols. </span>Le fameux Jabulani&#8217;s Effect.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>30e:</strong> Entendu dans la rédac: <strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/7343/non-les-pays-bas-nont-jamais-ete-romantiques/">«<em>Un peu  de football maintenant svp?</em>»</a></strong></div>
</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13j" dir="ltr"><strong>27e: </strong>De Joong était jaloux du carton de Van  Bommel alors il est allé prendre le sien aussi. Il donne un coup de pied  dans le ventre de Xabi Alonso. Ca méritait le rouge. La Hollande a  choisi: elle gagnera en décimant les Espagnols ou ne gagnera pas.</span><span id=":13i" dir="ltr"> De Jong/Van Bommel,<strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/7343/non-les-pays-bas-nont-jamais-ete-romantiques/"> la Hollande  romantique.</a></strong></span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>22e:</strong> Et Ramos a pris un jaune aussi pour pas grand chose. 4 cartons au total. Très bon esprit européen.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>21e:</strong> Oh l&#8217;attentat de <strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/6849/mark-van-bommel-pays-bas/">Van Bommel</a></strong>. Il n&#8217;a que le carton jaune et c&#8217;était très très limite.  Tacle décollé sur Iniesta. C&#8217;est pour ça qu&#8217;on l&#8217;aime mais c&#8217;est moche.</div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13e" dir="ltr"><strong>19e: </strong>«<em>C&#8217;est une finale de Coupe du monde</em>».  Merci CJ.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13d" dir="ltr"><strong>15e: </strong>Carlos Puyol se fait plaisir sur Robben et une  biscotte pour lui aussi. 1-1. Ça commence à rappeler Pays-Bas-Portugal de 2006.<br />
</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13b" dir="ltr"><strong>15e: </strong>La Hollande a décidé de jouer dur, c&#8217;est  moche.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><span id=":13c" dir="ltr"><strong>14e: </strong>Robin Van Persie cartonne Capdevilla et  prend le jaune.</span></div>
<div class="kl" dir="ltr"><strong>12e: </strong>Il va falloir consoler des  Hollandaises ce soir</div>
<p><span id=":139" dir="ltr"><strong>12e: </strong>Oh, Ramos qui s&#8217;amuse dans la surface, centre  fort au centre et Heitinga met le pied, la balle s&#8217;envole, corner, la  reprise, le petit filet, l&#8217;Espagne enchaîne.</span></p>
<p><strong>11e: </strong>Ramos bouffe Kuyt.</p>
<p><span id=":137" dir="ltr"><strong>10e: </strong>Coup de fesse de Xavi.</span></p>
<p><span id=":136" dir="ltr"><strong>9e: </strong>Les Hollandais n&#8217;enchaînent pas les  passes. Ils ont le nez dans les tulipes pour le moment. Ils devront  pourtant prendre le taureau par les cornes, sinon ils vont passer le  match à se battre contre des moulins à vent.</span></p>
<p><span id=":zq" dir="ltr"><strong>7e</strong>: A. Wenger: «<em>Plus l&#8217;évènement est grand, plus il  faut mieux se concentrer sur les gestes faciles.</em>» C&#8217;est valable pour les  commentateurs.</span></p>
<p><span id=":11y" dir="ltr"><strong>7e: </strong>Oulà, Busquets qui fait une passe de  chiottes plein axe, interception de Kuyt, tir tout mou, tout doux.</span></p>
<p><strong>5e:</strong> Sergio Ramos lève les yeux au ciel. Il était tout proche de devenir  le premier buteur espagnol en finale de la Coupe du monde. Et puis non  finalement.</p>
<p><strong>4e: </strong>sur la faute, coup-franc, énorme tete de Ramos, magnifique parade du  gardien.</p>
<p><span id=":122" dir="ltr"><strong>4e: </strong>Van Bronckhorst veut montrer la marque de  ses chaussures au monde entier. Il arrête pas de faire des semelles.</span></p>
<p><span id=":yn" dir="ltr"><strong>3e:</strong> L&#8217;Espagne presse en ce début de match</span></p>
<p><strong>1e:</strong> Busquets à terre. Déjà.</p>
<p><strong>COUP D&#8217;ENVOI</strong></p>
<h2><strong>Les compositions:</strong></h2>
<p>ESPAGNE : Casillas &#8211; Ramos, Piqué, Puyol, Capdevila &#8211; Busquets, Xabi Alonso, Xavi &#8211; Pedro, Villa, Iniesta</p>
<p>PAYS-BAS : Stekelenburg &#8211; van der Wiel, Heitinga, Mathijsen, van Bronckhorst &#8211; van Bommel, de Jong &#8211; Robben, Sneijder, Kuyt &#8211; van Persie</p>
<p>C&#8217;est le grand jour. Après un mois de compétition, les Pays-Bas et l&#8217;Espagne se disputent ce dimanche 11 juillet la finale de la Coupe du monde.</p>
<p>En attendant le match, mettez-vous dans l&#8217;ambiance avec la liste de lecture de Slate:</p>
<ul>
<li><em><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/7267/les-vrais-fans-de-foot-doivent-soutenir-lespagne/"><strong>«Pourquoi les vrais fans de foot doivent soutenir l&#8217;Espagne»</strong></a></em> &#8211; Si vous aimez le style de jeu historique des Pays-Bas, vous devez soutenir l&#8217;Espagne ce soir.</li>
</ul>
<ul>
<li><em><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/7475/god-save-howard-webb/"><strong>«God save Howard Webb»</strong></a></em> &#8211; Ce dimanche soir, il fera face à Mark Van Bommel et à trois milliards de téléspectateurs. S’il est bon, il passera inaperçu et rentrera à la maison sans signer un autographe. S’il se trompe, il sera au cœur d’une tempête mémorable, qui ne demande qu’à éclater tant la contestation contre la Fifa et ses hommes en noir a monté pendant ce Mondial.</li>
</ul>
<ul>
<li><em><strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/7343/non-les-pays-bas-nont-jamais-ete-romantiques/">«Non, les Pays-Bas n&#8217;ont jamais été romantiques»</a></strong></em> &#8211; C’est l’un des clichés les plus tenaces de l’histoire du football. Les Pays-Bas sont synonymes de passion et d’exaltation. Et pourtant&#8230;</li>
</ul>
<ul>
<li><strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/6849/mark-van-bommel-pays-bas/">«Mark Van Bommel, bon footballeur, brute et truand» </a>- </strong></li>
</ul>
<p><em>Photo: Avant la final au Soccer City Stadium, 11 juillet 2010, REUTERS/Eddie Keogh</em></p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 32px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">
<h2 style="text-align: left;"><strong>C’est l’un des clichés  les plus  tenaces de l’histoire du football. Les Pays-Bas sont synonymes  de  passion et d’exaltation. Et pourtant… </strong></h2>
</div>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>God save Howard Webb</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 15:29:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Gregoire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
		<category><![CDATA[arbitre]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[finale]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce dimanche soir, il fera face à Mark Van Bommel et à trois milliards de téléspectateurs. S’il est bon, il passera inaperçu et rentrera à la maison sans signer un autographe. S’il se trompe, il sera au cœur d’une tempête mémorable, qui ne demande qu’à éclater tant la contestation contre la FIFA et ses hommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7485" title="-1" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/1.jpg" alt="" width="480" height="333" /></a>Ce dimanche soir, il fera face à Mark Van Bommel et à trois milliards de téléspectateurs. S’il est bon, il passera inaperçu et rentrera à la maison sans signer un autographe. S’il se trompe, il sera au<em> </em></strong><strong>cœur</strong><strong><em><em></em> </em></strong><em></em><strong>d’une tempête mémorable, qui ne demande qu’à éclater tant la contestation contre la FIFA et ses hommes en noir a monté pendant ce Mondial. </strong></p>
<p>Il n’est plus l’ennemi public numéro 1 en Pologne, car les idiots finissent toujours par se lasser. Mais Howard Webb, 39 ans, l’arbitre anglais qui officiera ce dimanche soir en finale de la Coupe du monde, se souviendra longtemps de l’Euro 2008 en Suissautriche.</p>
<p>Au premier tour, <a href="http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/sport/football/euro_2008/1285330/Austria-1-Poland-1.html"><strong>lors du quatrième match du groupe B entre l’Autriche et la Pologne,</strong></a> Howard Webb a sifflé un penalty à la dernière minute du jeu pour le pays hôte, pour un tirage du maillot avéré. L’Autriche en a profité pour égaliser (1-1), <strong><a href="http://soccerlens.com/polish-fans-blame-howard-webb-for-euro-08-exit/7830/">la Pologne pour s’embraser contre Webb</a></strong>, modeste policier du comté du South Yorkshire. L’homme au physique de Monsieur Propre est traîné dans la boue, sa famille est placée sous protection policière. Un ingénieur de 62 ans de Rotherham, qui a le seul tort d’être son homonyme, reçoit des appels téléphoniques menaçants et sa boite mail est saturé de messages injurieux. Une affiche circule sur le Web polonais avec la photo de Webb et une inscription <em>“Reward: 50 000 dollars, dead or alive”</em>.</p>
<p>Aveuglés par la haine, les fanatiques polonais en oublie que Webb a validé le but de leur équipe en première mi-temps, pourtant hors-jeu. Dans le sublime documentaire <a href="http://www.artfilm.ch/arbitres.php?lang=fr"><strong>“Les arbitres”, de Jean Libon et Yves Hinant</strong>,</a> <strong><a href="http://www.coupfranc.fr/2009/09/27/un-oeil-sur-le-documentaire-les-arbitres-kill-the-referee/">consacrés à cette épreuve</a></strong>, on voit toute la détresse de l’assistant de Webb fautif à la mi-temps :<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XOaxTdoIgT0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/XOaxTdoIgT0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Dans cet extrait, vous avez pu remarquer la présence en tribunes du père d’Howard Webb, un joyeux drille qui a soutenu son fils contre vents et marées et scrutera encore ses moindres faits et gestes ce dimanche soir avec les copains et la famille. <em>“Mon père m&#8217;a inspiré, il m&#8217;a donné mon premier sifflet et m&#8217;a toujours soutenu, et critiqué aussi. J&#8217;espère le rendre fier”</em>, a dit Howard Webb en apprenant <strong><a href="http://www.leparisien.fr/coupe-du-monde-2010-football/un-anglais-en-finale-du-mondial-howard-webb-l-arbitre-11-07-2010-997099.php">sa désignation pour la finale</a></strong>. Une désignation saluée par le père Webb au vuvuzela dans les rues de Rotherham&#8230;</p>
<p>Il a beau être constamment sous pression, fustigé pour ses décisions en Premier League par nombre de blogs anglais, malmené par la presse et le public ibères qui lui reprochent <strong><a href="http://www.rmc.fr/editorial/118086/l-espagne-craint-mr-webb/">son arbitrage de Suisse-Espagne (1-0)</a></strong> au premier tour, Webb garde un moral d’acier. Sa femme le chambre en disant qu’il n’a pas d’autorité sur les enfants à la maison? <em>“Elle a dit ça mais c&#8217;était une blague. C&#8217;est une femme merveilleuse, et je vous assure que nos enfants se comportent très bien!”</em>, répond-il.</p>
<p>Sur le terrain, moins raide que son apparence laisse croire, tactile et hâbleur quand il le faut, il entretient une relation proche et saine avec les joueurs, là ou Pierluigi Collina les toisait <strong><a href="http://www.uglymales.com/wc/wp-content/uploads/2008/09/pierluigi_collina.jpg">de ses grands yeux bleu clair</a></strong>. Il a été impeccable le 22 mai dernier pour la finale de Champion&#8217;s League Inter Milan &#8211; Bayern Munich (2-0). <a href="http://mondial2010.slate.fr/article/6849/mark-van-bommel-pays-bas/"><strong>Où même Van Bommel avait filé droit</strong></a>. C&#8217;est un signe encourageant, reste à esquiver les 3 milliards de téléspectateurs.</p>
<p><em>M.G.</em></p>
<p><em>REUTERS/Michael Kooren. Howard Webb en pleine reconnaissance du Soccer City stadium de Johannesburg, le 10 juillet 2010.</em></p>
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		<title>Les vrais fans de foot doivent soutenir l&#8217;Espagne</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7267/les-vrais-fans-de-foot-doivent-soutenir-lespagne/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 15:22:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brian Phillips</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
		<category><![CDATA[Arjen Robben]]></category>
		<category><![CDATA[football total]]></category>
		<category><![CDATA[Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Johan Cruyff]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[Wesley Sneijder]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme tous ceux qui écrivent sur le football, je suis atteint d’une tendance débilitante à la nostalgie et, comme tous ceux qui écrivent sur le football, j’aime la Hollande.
Les Hollandais, qui affrontent l’Espagne en finale de la Coupe du monde dimanche 11 juillet, sont au firmament des perdants magnifiques du football, une génération de joueurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/paysbas500.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7273" title="paysbas500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/paysbas500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a>Comme tous ceux qui écrivent sur le football, je suis atteint d’une tendance débilitante à la nostalgie et, comme tous ceux qui écrivent sur le football, j’aime la Hollande.</h2>
<p>Les Hollandais, qui affrontent l’Espagne en finale de la Coupe du monde dimanche 11 juillet, sont au firmament des perdants magnifiques du football, une génération de joueurs qui, malgré son panache, n’est pas parvenue à atteindre son vrai potentiel. L’équipe hollandaise des années 1970 -menée par l’impérial <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johan_Cruijff">Johan Cruyff</a></strong>, considéré par beaucoup comme le plus grand joueur européen de tous les temps- a lancé une révolution tactique, proposé un des styles de jeu les plus enthousiasmants de son époque et perdu consécutivement deux finales de Coupe du monde dans des circonstances aussi mémorables que rageantes. Ses joueurs sont ainsi devenus les icônes des romantiques du football qui préfèrent voir des équipes perdre avec panache que gagner sans style. C’est un héritage lourd à porter pour une équipe qui souhaite ramener des trophées et, cette année, l’équipe hollandaise fait des efforts énormes pour le transcender. Les espoirs de millions de fans reposent sur leurs épaules. À titre personnel, j’espère pourtant qu’ils échoueront.</p>
<p>La légende du football hollandais tourne inévitablement autour du <strong><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Football_total">totaalvoetbal:</a></em></strong> le «<em>football total</em>». Voilà des années que les Hollandais ne proposent plus un football total; leur équipe actuelle est davantage construite en opposition au système qu’en accord avec lui. Mais qu’on l’accepte ou qu’on la rejette, cette <em>idée fixe</em> plane sur tout ce que cette équipe entreprend. Né de l’imagination de <strong><a href="http://www.fifa.com/classicfootball/coaches/coach=33960/bio.html">Rinus Michels</a></strong>, sélectionneur de l’équipe nationale et ancien entraîneur de l’Ajax d’Amsterdam à la fin des années 1960, le football total est un système de jeu aussi impitoyable que décontracté, conçu pour tirer parti du style non-conventionnel de Johan Cruyff. Cruyff n’aimant rien tant que de sortir des limites de son rôle d’avant-centre, son équipe se devait de pouvoir se réorganiser rapidement. Le football total mettait donc l’accent sur un repositionnement fluide, avec des joueurs se déplaçant dans les espaces, la formation ajustant son positionnement dans le cours du jeu. Combiné à une défense jouant haut pour limiter les espaces de l’adversaire et à une capacité à jouer le hors-jeu pour l’empêcher de s’emparer du ballon, le football total était entièrement tourné vers l’offensive. C’était un spectacle enthousiasmant et il s’en est fallu de peu qu’il ne conquiert le monde.</p>
<h3>Losers</h3>
<p>Mais le football hollandais ne serait pas ce qu’il est sans ses terribles défaites. L’équipe de 1974, dirigée par Michels et emmenée par Cruyff, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=kd8zi-DZSnQ">survole</a></strong> ses six premiers matchs -dont ceux contre l’Argentine et le Brésil- avec un total combiné de 14 buts marqués contre un seul encaissé. <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cbqhQxUusTg">Dans la finale</a></strong> l’opposant à l’Allemagne de l’Ouest, elle marque son premier but avant même que les Allemands n’aient touché la balle. Mais ces stars de l’équipe de Hollande pêchent par excès de confiance et lorsque l’Allemagne revient au score sur penalty à la 25<sup>e</sup> minute, les Hollandais implosent. Ils perdent 2-1, une défaite particulièrement douloureuse pour les Hollandais qui se souvenaient encore de l’occupation allemande durant la Deuxième Guerre Mondiale. L’impact émotionnel de ce match en Hollande est parfois comparé à celui de l’assassinat de Kennedy aux Etats-Unis.</p>
<p>Lors de la <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_du_monde_de_football_de_1978">coupe du monde de 1978</a></strong>, très chargée sur le plan politique puisque se déroulant en Argentine deux ans après un coup d’état militaire, les Hollandais ne se montrent pas aussi dominateurs. Cruyff refuse d’y participer, ce que beaucoup considérèrent alors comme une protestation politique. (Il a, depuis, qu’on le croie ou non, totalement réfuté cette interprétation.) Les <em>Oranje</em> parviennent toutefois à atteindre la finale contre le pays organisateur. À Buenos-Aires, à l’issue d’un match rude et dense, devant 70.000 spectateurs hostiles, la Hollande encaisse deux buts tardifs, perdant 3-1 dans les prolongations.</p>
<h3>Obsession du style</h3>
<p>C’est ainsi que naît la légende des Hollandais, celle d’artistes fantasques du football, si soucieux de la beauté du football total qu’ils perdaient tous moyens lorsque l’enjeu était important. Cela n’est pas tout à fait vrai; David Winner, dont le livre <strong><em><a href="http://www.amazon.com/gp/product/1590200551?ie=UTF8&amp;tag=slatmaga-20&amp;linkCode=as2&amp;camp=1789&amp;creative=390957&amp;creativeASIN=1590200551">Brilliant Orange: The Neurotic Genius of Dutch Soccer</a></em></strong>, livre définitif sur le sujet, <strong><a href="http://www.vanityfair.com/online/fairplay/2010/07/-the-dutch-and-the-germans-make-peace.html">insiste</a></strong> sur le fait que le football total était conçu pour gagner des matchs, pas pour imiter l’harmonie des sphères. La supériorité supposée de ce football total -l’idée qu’un idéal du football avait été découvert et qu’il s’exprimait à plein- a permis aux Hollandais de conserver une part de leur orgueil après leur défaite humiliante face à l’Allemagne de l’Ouest. L’obsession quasi-maladive du style correspondait par ailleurs parfaitement aux courants créatifs et individualistes propres à la culture batave. (Winner compare non sans raison le football hollandais à l’architecture et au jeu politique en Hollande.) Cruyff, en particulier, devient alors une sorte de gourou de la pureté esthétique, continuant d’insister, bien après que cette vue ne soit plus tenable, pour que la Hollande aligne trois attaquants, et se lance par ailleurs dans des déclarations grandiloquentes telles que «<em>il n’existe pas de plus belle médaille que d’être acclamé pour son style</em>».</p>
<p>En tant que philosophie du sport, cette vision est un peu limitée. Les matchs sont joués pour être gagnés, pas pour servir d’un étalage chimérique de bon goût. Mais, avec l’évolution des tactiques -et j’imagine aussi, au fur et à mesure que la panique naissait du constat que l’équipe avait furieusement tendance à accumuler les louanges au lieu des titres- la Hollande a progressivement abandonné le football total au profit d’un football plus pragmatique et plus basique. La Hollande n’a remporté qu’une seule compétition d’envergure, la Coupe d’Europe de 1988, au cours de laquelle Michels appuya le talent d’attaquant de Marco van Basten et de Ruud Gullit sur une ligne d’arrières particulièrement rugueux. En 2008, avec van Basten à la tête de l’équipe, la Hollande abandonne son flamboyant 4-3-3 pour un 4-2-3-1 porté sur la contre-attaque. L’équipe de cette année, malgré le panache dont fait preuve Wesley Sneidjer, a encore baissé d’un cran, comptant essentiellement sur la capacité d’Arjen Robben à pénétrer dans l’axe depuis la droite. Les Hollandais se sont également appuyés sur le véritable abattage de Dirk Kuyt, sur les tacles <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aUQftFZKu6U">particulièrement détestables</a></strong> de Mark Van Bommel en milieu de terrain et sur une bonne dose de chance pour passer, tandis que le sélectionneur, Bert van Marwijk a saisi toutes les opportunités qui s’offraient à lui pour écarter encore davantage son équipe de l’héritage du football total. Nous sommes ici pour gagner, dit-il, rien de plus.</p>
<h3>Beau jeu</h3>
<p>Et bien ils ont gagné, et rien de plus. Or, l’idée que le football devrait être plaisant fait partie de la culture même du jeu, en Hollande comme ailleurs. Lorsque Dunga a pris les rênes de l’équipe du Brésil, son approche mécanique et sa tactique à milles lieux du football-samba a entraîné une immense protestation de la part des fans, qui s’enorgueillissent de la philosophie du <strong><em><a href="http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100627_122651_le-bresil-doit-il-etre-beau.html">joga bonito</a></em></strong>. L’attitude de Dunga a été tolérée tant qu’il gagnait des matchs, mais après la défaite du Brésil face à la Hollande, en quarts-de-finale, <strong><a href="http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100704_225456_dunga-licencie.html">il a été écarté sans cérémonie</a></strong>. En Hollande, les tactiques sans âme de van Marwijk provoquent des protestations similaires, malgré le fait que le pays célèbre sa première finale de Coupe du monde depuis 32 ans. A la mi-temps du match Hollande-Uruguay, remporté 3-2, van Marwijk choisit une formation plus tournée vers l’attaque, et remplace Demy de Zeeuw, un milieu défensif, par un milieu offensif, Rafael van der Vaart. L’équipe est alors plus affûtée et Gullit, commentateur pour ESPN, peut plaisanter en affirmant que tous les fans de la Hollande doivent espérer que ce changement serait reconduit de manière permanente durant la finale.</p>
<p>Malgré les dangers que représenterait un tel changement de tactique à ce stade de la compétition, les fans de l’équipe de Hollande qui souhaitent la voir jouer avec plus de panache ne sont pas totalement fous. Comparé à d’autres sports, le football peut rapidement devenir aussi chaotique qu’incohérent. C’est d’ailleurs une des raisons qui font que ceux qui n’y connaissent rien peuvent le trouver ennuyeux: regardez un moment d’un match choisi au hasard et vous risquez de voir les joueurs frapper la balle en touche ou la balancer un peu n’importe où; le cours du jeu ressemble alors davantage à une série d’accident qu’à une suite d’actions intentionnelles. Les équipes qui jouent prudemment tiennent compte de cette tendance entropique en perturbant le jeu de leur adversaire, et font alors tourner le ballon avant de l’avoyer un peu au hasard vers leurs attaquants, en espérant un contre favorable. Les équipes les plus appréciées –le Barça de Lionel Messi, le Brésil de Pelé ou la Hollande de Cruyff- sont au contraire celles qui clarifient et ordonnent le jeu, afin que le hasard et l’ennui disparaissent, faisant du football un jeu <strong><a href="http://www.runofplay.com/2009/04/30/barcelona-and-the-idea-of-the-beautiful-game/">d’intentions perceptibles.</a></strong></p>
<p>Dans d’autres sports, les grandes équipes battent leurs adversaires. Au football, les grandes équipes battent leurs adversaires et le jeu lui-même. Ceci peut sembler une critique à l’égard du football, à moins que vous puissiez vous représenter le caractère merveilleux de la chose.</p>
<p>Jouer avec style n’est sans doute pas plus important que de gagner. Mais les équipes qui jouent avec style rendent les matchs intéressants, ce qui a des conséquences dépassant de très loin la victoire ou la défaite. À l’époque du football total et de Cruyff, les Hollandais surclassaient toutes les autres équipes du monde par leur style. Mais depuis quelques années, l’Espagne a repris le flambeau. Le <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tiki_Taka">tiki-taka</a></strong> espagnol, avec ses passes courtes et redoublées, sa construction méthodique du jeu et son pressing constant en défense n’a pas grand chose à voir avec le football total mais n’est pas sans lien avec Cruyff, qui joua à Barcelone de nombreuses années avant d’entraîner l’équipe durant huit ans. Malgré cela, le style espagnol constitue une approche aussi cohérente et aussi agréable à regarder. C’est pourquoi j’espère que l’Espagne gagnera la Coupe du monde ce dimanche. Ce n’est pas parce que je n’aime pas la Hollande; c’est parce que j’adore son histoire.</p>
<p><em>Brian Phillips</em></p>
<p><em>Traduit par Antoine Bourguilleau</em></p>
<p><strong>A LIRE AUSSI: «<em><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/7343/non-les-pays-bas-nont-jamais-ete-romantiques/">Non, les Pays-Bas n&#8217;ont jamais été romantiques</a></em>»</strong></p>
<p><em>Photo: Robben et Kuyt après la victoire des Pays-Bas contre l&#8217;Uruguay le 6 juillet 2010, REUTERS/Mike Hutchings</em></p>
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		<title>L&#8217;Afrique n&#8217;est plus hors jeu</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 13:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Malet</dc:creator>
				<category><![CDATA[La coupe vue du monde]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’heure du coup de sifflet final de la Coupe du monde, les inquiétudes qui l’avaient précédée reviennent à l’esprit. Combien de médias occidentaux se demandaient si la Fifa ne s’était pas montrée déraisonnable en laissant un pays africain organiser pour la première fois un événement d’une telle importance? Comme le rappelle la presse africaine, des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/cameroun.jpg"><img class="size-full wp-image-7463 aligncenter" title="cameroun" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/cameroun.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a>A l’heure du coup de sifflet final de la Coupe du monde, les inquiétudes qui l’avaient précédée reviennent à l’esprit. Combien de médias occidentaux se demandaient si la Fifa ne s’était pas montrée déraisonnable en laissant un pays africain organiser pour la première fois un événement d’une telle importance? Comme le rappelle la presse africaine, des afro-pessimistes en venaient à penser que Sepp Blatter avait «<em>cédé aux sirènes du politiquement correct en imaginant que l’Afrique du Sud pouvait organiser pareille manifestation sportive</em>.»</p>
<p><em> </em></p>
<p>Le Journal du Jeudi estime que «<em>les Cassandre avaient prophétisé une débâcle organisationnelle. Premier pays africain à accueillir la phase finale de la Coupe du monde de football, l&#8217;Afrique du Sud devait être un nœud logistique indénouable et un nid d&#8217;insécurité. Mais le pays de Mandela n&#8217;a guère été pris en défaut. Les infrastructures sportives ont été livrées.</em>»</p>
<p>L’hebdomadaire burkinabé ajoute:</p>
<blockquote><p>Près de 500.000 supporters étrangers auraient fait le déplacement. Le pays qui enregistre habituellement cinquante homicides par jour semble même avoir relevé le défi de la sécurité. Le siège principal de la Fifa à Johannesburg a été cambriolé? Qu&#8217;importe. N&#8217;est-ce pas le secrétaire général de la Fédération, Jérôme Valcke, qui déclarait: «<em>Nous pourrons dire que c&#8217;est un Mondial parfait?</em>»</p></blockquote>
<p>Il est vrai que les motifs d’inquiétude étaient réels. Le pays de Nelson Mandela n’est- il pas l’un des plus violents du monde? Le continent noir n’est-il pas connu pour sa mal gouvernance, ses difficultés de gestion, ses retards chroniques. Mais le jour J, la «<em>nation arc-en ciel</em>» était bel et bien prête. Un stade de plus de 94.000 places a vu le jour à Johannesburg, le Soccer City. Le Gautrain, un transport en commun rapide permet de lutter contre les embouteillages chroniques de Johannesburg, la capitale économique du pays.</p>
<h3>Sécurité</h3>
<p>Mis à part le cambriolage des locaux la Fifa, aucun acte de banditisme n’a été particulièrement médiatisé. La sécurité des touristes a été, semble-t-il, assurée dans la plupart des cas. Les violences des supporters ont été très vite canalisées, contrairement à ce qui s’est produit lors d’autres Mondiaux.</p>
<p>Les stades étaient pleins, malgré l’élimination dès le premier tour du pays organisateur. Selon la Fifa, avec plus de trois millions de spectateurs cette Coupe du monde restera l’une des trois plus fréquentées de l’histoire de cette compétition.</p>
<p>Ce Mondial aura aussi permis de montrer l’existence d’un sentiment d’appartenance commune à un continent. Les Sud-africains, tout comme les Nigérians ou les Camerounais ont soutenu le Ghana, seule équipe africaine qualifiée pour les quarts de finale. Cette équipe, les Black stars, a d’ailleurs été rebaptisée les Ba Ghana-Ba Ghana, en référence aux «<em>Bafana-Bafana</em>», le nom de l’équipe sud-africaine.</p>
<p>Lors qu’ils ont été éliminés aux tirs au but par l’Uruguay c’est tout le continent qui se désolait. Comme si leur défaite était aussi celle du reste de l’Afrique. L&#8217;Observateur Paalga de Ouagadougou, comme bien d’autres titres africains, n’hésitait pas à proclamer que le Ghana portait tous les espoirs du continent.</p>
<h3>Plus que du sport</h3>
<p>Sur le plan sportif l’Afrique a déçu, <strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/5605/l%E2%80%99afrique-et-l%E2%80%99exception-ghaneenne/">à l’exception du Ghana</a></strong>. Les cinq autres formations du continent ont sombré dès le premier tour. Mais là n’est pas l’essentiel. Grâce à ce mondial, l’Afrique a démontré qu’elle n’était pas hors jeu. Plus hors jeu. Qu’elle participait au concert des Nations.</p>
<p>Certes l’Afrique du Sud n’est pas à l’image du reste du continent, elle en est sans<span style="text-decoration: underline;"> </span>doute le pays le plus développé<strong>. </strong>Mais<strong> </strong>à travers elle, l’Afrique a montré qu’elle avait toute sa place sur l’échiquier mondial, sportif, mais aussi politique, économique et financier. Car la Coupe du monde est tout autant un événement économique, financier et politique qu’une compétition sportive. A preuve, Nelson Mandela a reçu les Black Stars du Ghana au lendemain de leur défaite malchanceuse face à l’Uruguay pour témoigner de la solidarité continentale.</p>
<p>Cette coupe a aussi contribué à l’émergence d’un sentiment de fierté africaine, au-delà des frontières héritées de la colonisation. Comme en témoigne l’éditorial de<em> </em>Kotch:</p>
<blockquote><p>Pour se consoler de nos déconvenues à répétition au Mondial, l’on peut se dire que tout compte fait, le bain de sang redouté par les afro-pessimistes, à l’annonce de l’organisation de la Coupe du monde par l’Afrique du Sud, un des pays les plus criminogènes de la planète, ne s’est pas produit .</p></blockquote>
<p>Le quotidien sénégalais ajoute:</p>
<blockquote><p>Mieux, le pays de Mandela a rendu célèbre jusqu’en Laponie les vuvuzelas. Les «trompettes du diable», cauchemar des joueurs occidentaux avec leur vacarme assourdissant, sont devenues de véritables stars planétaires. Tout comme la petite danse de célébration de but du camerounais Roger Milla en 90 est désormais l’un des rituels les plus imités au monde. Et cela, au moins, personne ne pourra nous l’enlever!</p></blockquote>
<p>Ce succès du premier Mondial made in Africa intervient au moment où les investisseurs cessent d’avoir peur de l’Afrique. Au moment où les capitaux y reviennent massivement. Et pas simplement dans le domaine des hydrocarbures et des minerais. L’Afrique n’est plus hors jeu puisque des puissances européennes, asiatiques et américaines s’y disputent chaque jour davantage «leur part du gâteau». Elles veulent une place de choix dans ce continent d’un milliard d’habitants qui connaît un taux de croissance de 5% par an depuis une décennie.</p>
<p>Il y a fort à parier que le prochain Mondial organisé en Afrique ne sera plus perçu comme une faveur faite au parent pauvre du monde. Mais comme un excellent investissement pour le juteux business du ballon rond.</p>
<p><em>Pierre Malet</em></p>
<p><em>Photo: Un supporter du Cameroun le 19 juin à Pretoria, REUTERS/Dylan Martinez</em></p>
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		<title>Michel Platini a essayé de  trouver une excuse pour ne pas aller voir Uruguay-Allemagne.</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 17:37:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Michel Platini a essayé de trouver une excuse pour ne pas aller voir Uruguay-Allemagne.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Michel Platini a essayé de<strong><a href="http://lci.tf1.fr/filnews/coupe-du-monde-football/michel-platini-uefa-hospitalise-a-johannesburg-5922532.html" target="_blank"> trouver une excuse</a></strong> pour ne pas aller voir Uruguay-Allemagne.</p>
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		<title>Le match pour la troisième quoi?</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7415/le-match-pour-la-troisieme-quoi/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 15:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Girard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
		<category><![CDATA[allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[petite finale]]></category>
		<category><![CDATA[Uruguay]]></category>

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		<description><![CDATA[
La Coupe du Monde se termine, vous déprimez et c’est bien normal. Même si elle était parfois décevante, vous étiez devenu un peu dépendant et cela ne va pas être facile de décrocher.
Il ne reste que deux matchs. Le gros shoot ultime, la finale, dimanche 11 juillet et, pour les morts de faim, ceux qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/AVSU.jpg"><img class="size-full wp-image-7421 aligncenter" title="AVSU" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/AVSU.jpg" alt="" width="480" height="286" /></a></p>
<h2>La Coupe du Monde se termine, vous déprimez et c’est bien normal. Même si elle était parfois décevante, vous étiez devenu un peu dépendant et cela ne va pas être facile de décrocher.</h2>
<p>Il ne reste que deux matchs. Le gros shoot ultime, la finale, dimanche 11 juillet et, pour les morts de faim, ceux qui se contentent d’une coke trop coupée, le match pour la troisième place, ce samedi 10, entre l’Allemagne et l’Uruguay.</p>
<h3>Les stats à savoir pour épater vos amis toxicos:</h3>
<p><strong>Jamais le match de la 3e place ne s’est achevé sur un nul</strong>. Ce qui est plutôt logique. Quand cela fait cinq semaines que la compet’ a commencé, que de toute façon ce match ne sert à rien puisque deux mois après tout le monde a oublié le nom du gagnant, les joueurs ne vont pas non plus s’ennuyer à aller en prolongations.</p>
<p>L’Allemagne a remporté 6 de ses 9 matches face à l’Uruguay, contre 2 nuls et 1 défaite et elle est invaincue en Coupe du Monde face à des nations sud-américaines autres que le Brésil et l’Argentine (9 victoires et 2 nuls). De plus,<strong><a href="http://www.20minutes.fr/article/584579/Insolite-Coupe-du-monde-Revivez-les-pronostics-de-Paul-le-poulpe-en-live-comme-a-la-maison.php" target="_blank"> Paul le Poulpe</a></strong> a prédit sa victoire, donc vous pouvez aller parier sur votre site préféré.</p>
<p><strong>C’est la 3e «petite finale» disputée par l’Uruguay</strong>. La Celeste reste sur 2 défaites : face à l’Autriche en 1954 (1-3) et l’Allemagne en 1970 (0-1). Une stat&#8217; pour nous apprendre que l’Autriche est allée en demi-finale du mondial. Si, si, l’Autriche.</p>
<p><strong>L’Uruguay reste sans victoire lors de ses 14 derniers matches de Coupe du Monde face à des adversaires européens (6 nuls et 8 défaites)</strong>. La première défaite c’était  face à l’Allemagne lors du match pour la 3e place en 1970 (0-1). Quand il faut battre des asiatiques ou des africains, il y a du monde, mais contre des vraies équipes de foot, plus personne ne répond présent du coté de Montevideo.<br />
<strong><br />
Miroslav Klose n’est qu’à un but (14) d’égaler Ronaldo en tête des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe du Monde (15)</strong>. Pour l&#8217;anecdote, ses 14 réalisations ont toutes été marquées dans la surface de réparation. Idéalement il marquera un doublé et le dépassera, même si on peut se demander si les buts lors de la petite finale devraient compter. Klose, meilleur buteur, un peu vache pour les générations de supporters suivantes. Imaginez, lors d’un quizz entre jeunes de 15 ans en 2030: <em>«Qui a marqué le plus de buts en Coupe du Monde?» </em><em>«Ronaldo! Non. Just Fontaine! Non. Cristiano Ronado! Ahah, non. Pelé! Non. Maradona! Non.. C’est Klose. Klose qui? Oui, oui, un Allemand d’origine polonaise qui a joué au Werder de Brême.</em>» Silence dans la salle. Improbable quoi.</p>
<ul></ul>
<h3>Et, en vrac:</h3>
<p>Les 7 derniers matches pour la 3e place ont été remportés par une nation européenne. L’Allemagne est la meilleure attaque de la Coupe du Monde 2010 avec 13 buts. L’Uruguay a mieux cadré ses tirs depuis l’extérieur de la surface (49%) que ceux depuis l’intérieur de la surface (48%) lors de la Coupe du Monde 2010.</p>
<ul></ul>
<p><strong>Notre pronostic: </strong>Victoire de l&#8217;Uruguay</p>
<p><em>Q.G.</em></p>
<p><em>STATISTIQUES:</em></p>
<p style="text-align: center;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/Opta-Logo_Slate.fr_3.png"><img class="size-full wp-image-7427 aligncenter" title="Opta Logo_Slate.fr" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/Opta-Logo_Slate.fr_3.png" alt="" width="125" height="125" /></a></p>
<p><em>Crédit image: Jerry  Lampen / Reuters. Un supporter allemand après la défaite en demi-finale.</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Garrincha/Zidane, géniales particules</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7391/garrinchazidane-geniales-particules/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 14:09:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marion Solletty</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tableau noir]]></category>
		<category><![CDATA[dribble]]></category>
		<category><![CDATA[Garrincha]]></category>
		<category><![CDATA[physique]]></category>
		<category><![CDATA[Zinedine Zidane]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur le campus qui domine Palaiseau passent quelques taupins, écrasés par la chaleur de juillet, l’air un brin stressé: les oraux d’admission de Polytechnique s’enchaînent toute la semaine. Il faut contourner les premiers bâtiments, traverser quelques pelouses pour arriver au laboratoire d’hydrodynamique de l’Ecole Polytechnique, le LadHyX, où les enjeux sont tout autres. Là, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/zizou500.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7405" title="zizou500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/zizou500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a>Sur le campus qui domine Palaiseau passent quelques taupins, écrasés par la chaleur de juillet, l’air un brin stressé: les oraux d’admission de Polytechnique s’enchaînent toute la semaine. Il faut contourner les premiers bâtiments, traverser quelques pelouses pour arriver au laboratoire d’hydrodynamique de l’Ecole Polytechnique, le LadHyX, où les enjeux sont tout autres. Là, une vingtaine de chercheurs travaillent sur la stabilité des écoulements et leurs applications fondamentales et industrielles.</p>
<p>En marge de ces recherches, dans l’équipe «<em>Hydrodynamique aux interfaces</em>» co-dirigée par David Quéré et Christophe Clanet, de jeunes chercheurs travaillent aussi sur une thématique bien particulière. Après<strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/6689/la-physique-du-coup-franc/"> l’étude du coup franc </a></strong>et <strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/article/1765/la-physique-du-pointard/">celle du pointu</a></strong>, un nouveau sujet un peu fou et 100% foot captive ces chercheurs: le dribble. Et l’affaire n’est pas simple…</p>
<p>«<em>Nous avons identifié deux grand types de dribble,</em> explique Christophe Clanet, directeur de recherche au laboratoire<em>. La technique des attaquants rapides: ils se tiennent face au défenseur et font des mouvements latéraux  répétés (passements de jambes) qu’ils espèrent plus rapide que le temps de réaction du défenseur. Si c’est effectivement le cas, ils créent un décalage qui leur permet de s’élancer.</em>» Pour illustrer son propos, le chercheur ouvre son ordinateur portable:</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/g-ZROBOyjmM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/g-ZROBOyjmM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>«Et puis il y a la deuxième technique, que préfèrent en général les attaquants plus lents : ils s’approchent beaucoup plus du défenseur et l’enroulent. Plus exactement ils décrivent un cercle avec le ballon et le défenseur les suit dans ce mouvement circulaire, espérant à chaque instant pouvoir se saisir de la balle. Au bout d’un tour, il se retrouve derrière l’attaquant qui lui est maintenant face au goal.» Garrincha, footballeur aux dribbles légendaires, était familier de cette technique, tout comme un certain Zinedine Zidane…</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/VXnsNa4qX90?fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/VXnsNa4qX90?fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Qu’il s’agisse de l’hydrodynamique aux interfaces, la spécialité du chercheur, ou du foot, Christophe Clanet applique le même précepte: essayer de comprendre ce qui nous entoure «avec le minimum de lois physiques».</p>
<p>Ici,  l’idée serait de voir si le choix fait par l’attaquant peut être modélisé par une loi qui dépendrait de la différence de rapidité entre lui et le défenseur. Une manière très physicienne de comprendre la technique de certains joueurs, et les circonstances exactes dans lesquelles chaque mouvement a des chances de se produire. «<em>In fine,</em> conclut en riant Christophe Clanet<em>, peut-être qu’on pourra inventer un nouveau type de dribble!</em>»</p>
<p>Les jeunes physiciens du labo se sont lancés sur deux pistes. L’une consiste à considérer le mouvement de l’attaquant comme fixé, le défenseur cherchant à s’y adapter. C’est une approche de type «poursuite», utilisée notamment dans la recherche appliquée à la défense, pour déterminer les meilleures trajectoires d’attaque en vol.</p>
<h3>Particules</h3>
<p>Mais cette approche n’est pas la seule possible. On peut aussi considérer l’attaquant et le défenseur comme deux particules avec des lois d’interaction particulières et essayer de retrouver les deux types de trajectoires observées sur les terrains. « <em>En physique, les interactions entre particules sont symétriques: elles s’attirent ou se repoussent mutuellement, suivant leurs caractéristiques. Mais dans le foot, nous avons de nouvelles particules: l’attaquant est repoussé par le défenseur, qu’il veut éviter, mais ce dernier est attiré par l’attaquant, auquel il veut faire barrage</em>.»</p>
<p>La réponse au problème du dribble se trouve sans doute dans une modélisation qui mêle les deux approche. En attendant, l’équipe a de quoi s’occuper. Pour la deuxième fois, Christophe Clanet rencontre en effet des scientifiques des <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_et_techniques_des_activit%C3%A9s_physiques_et_sportives" target="_blank">STAPS </a></strong>(Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives).</p>
<p>Ils sont intéressés par une application très concrète de la démarche initiée par le laboratoire. L’idée? Modéliser la réaction du gardien face à un tir, pour mieux comprendre ses réactions et ses réflexes de tir, et peut-être, les améliorer. La possibilité de travailler de manière interdisciplinaire est l’un des intérêts de ce type de travaux: il faudra ici faire appel à la physique, mais aussi aux neurosciences, voire à la biomécanique&#8230;</p>
<p>Les professionnels des STAPS ont placé un gardien derrière une table, où il ne peut déplacer sa main que sur le bord qui lui fait face, de manière latérale, et on relevé ses mouvements lorsqu’une balle lui est envoyé. Résultat: une série de données… Et du grain à moudre pour l’équipe de LadHyX.</p>
<p><em>Marion Solletty</em></p>
<p><em>Photo: Zinedine Zidane, REUTERS/Kimimasa Mayama</em></p>
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		<title>Domenech maintenu en poste pour obtenir l&#8217;Euro 2016</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7375/domenech-maintenu-en-poste-pour-obtenir-leuro-2016/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 12:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Glad</dc:creator>
				<category><![CDATA[La bande à Raymond]]></category>

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		<description><![CDATA[Le grand déballage autour de l&#8217;Équipe de France continue. Dans une interview au Monde, Gérard Houiller, directeur technique national (DTN), révèle pourquoi Raymond Domenech a été maintenu à la tête des Bleus malgré des matchs de qualification et de préparation catastrophiques. Selon lui, il ne fallait pas afficher une fédération désunie à l&#8217;approche de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/domenech1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7383" title="domenech1" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/domenech1.jpg" alt="" width="480" height="319" /></a>Le grand déballage autour de l&#8217;Équipe de France continue. <a href="http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/07/10/gerard-houllier-l-equipe-de-france-etait-devenue-paranoiaque_1386205_3242.html#ens_id=1371076" target="_blank"><strong>Dans une interview au Monde</strong></a>, Gérard Houiller, directeur technique national (DTN), révèle pourquoi Raymond Domenech a été maintenu à la tête des Bleus malgré des matchs de qualification et de préparation catastrophiques. Selon lui, il ne fallait pas afficher une fédération désunie à l&#8217;approche de la désignation de l&#8217;hôte de l&#8217;Euro 2016:</p>
<blockquote><p>Après la difficile qualification pour la Coupe du monde, j&#8217;ai exprimé au président [Esqualettes] mes inquiétudes quant à l&#8217;absence de progrès dans le jeu de l&#8217;équipe de France. En mars, je lui ai dit qu&#8217;on allait droit dans le mur. Mais j&#8217;ai vite compris qu&#8217;il ne fallait pas faire de vagues. On était à quelques semaines de l&#8217;attribution de l&#8217;Euro 2016, on n&#8217;allait pas ruiner tout le travail accompli. Il fallait garder une forme d&#8217;unité. On était coincés. Et on a eu raison car le vote s&#8217;est joué à une voix. S&#8217;il n&#8217;y avait pas eu l&#8217;Euro, on aurait peut-être changé d&#8217;entraîneur en mars.</p></blockquote>
<p>Gérard Houiller réagissait aux propos durs tenus à son égard le consultant de TF1 Jean-Michel Larqué le 18 juin:</p>
<blockquote><p>Gérard Houllier avec qui j&#8217;ai discuté avant-hier à Polokwane considère que Raymond Domenech est nul. Pourquoi alors l&#8217;avoir gardé ? Tout cela relève de l&#8217;intérêt particulier. Sans faire de l&#8217;historique, je rappelle que Gérard Houllier avait demandé lors de la phase de qualification que Raymond Domenech prenne neufs points. Et si contre la Roumanie, Gourcuff ne met pas son but de trente mètres qui permet à la France d&#8217;égaliser, on coupe la tête de Domenech. Et qui arrive à la place de Domenech ? Je suis sûr que l&#8217;alternative à Raymond Domenech s&#8217;appelait Gérard Houllier. On le sait Gérard n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête : prendre sa revanche sur le France &#8211; Bulgarie qui nous a privé de Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis.</p></blockquote>
<p>Le DTN dément avoir voulu l&#8217;échec de l&#8217;Équipe de France pour en devenir le sélectionneur:<em> «C&#8217;est archifaux. En 2008, quand s&#8217;est posée la question de la succession de Raymond Domenech, le président voulait donner une autre chance à celui qui avait mené l&#8217;équipe en finale du Mondial 2006. J&#8217;avais fait d&#8217;autres recommandations. Mais les autres candidats ayant été écartés, je me suis rangé derrière la décision de reconduire Raymond Domenech.»</em></p>
<p>Au chapitre des dernières révélations sur l&#8217;équipe de France, l&#8217;hebdomadaire Le 10 Sport <a href="http://www.le10sport.com/L-info-du-10/Un-avion-prive-pour-le-dentiste-de-Gallas-090737753.html" target="_blank"><strong>assure</strong></a> que William Gallas a fait venir son dentiste personnel lors du stage en Tunisie pour soigner des ennuis dentaires. La manœuvre aurait coûté la bagatelle de 25.000 euros. Le 10 Sport écrit que la note salée a été réglée par la FFF, ce que dément l&#8217;Equipe dans son édition de samedi, assurant que c&#8217;est le joueur qui a payé les frais.</p>
<p><em>Photo: Raymond Domenech, Reuters</em></p>
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		<title>Une équipe jeune va gagner le Mondial des vieux</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 10:52:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurelien Le Genissel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
		<category><![CDATA[âge]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[vieux]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Les vieux joueurs représentent la sécurité et l’ordre. Et leur mainmise sur ce Mondial l’a rendu affreusement orphelin de ce brin de folie et d’anarchie qui fait la beauté du foot.
«En période de crise, rabattez-vous sur les valeurs refuges», est un vieux conseil de la théorie économique. Pourquoi? Pour minimiser les pertes. C’est un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<h2><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/jeunesespagnols500.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7317" title="jeunesespagnols500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/jeunesespagnols500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a>Les vieux joueurs représentent la sécurité et l’ordre. Et leur mainmise sur ce Mondial l’a rendu affreusement orphelin de ce brin de folie et d’anarchie qui fait la beauté du foot.</strong></h2>
<p>«<em>En période de crise, rabattez-vous sur les valeurs refuges</em>», est un vieux conseil de la théorie économique. Pourquoi? Pour minimiser les pertes. C’est un sentiment étrangement similaire qui a plané sur ce Mondial. Eviter de perdre les matchs grâce à la «<em>valeur refuge</em>» des joueurs expérimentés. En regardant les matchs, on a souvent eu l’impression d’assister à la Coupe du Monde 2002 ou 2006. <strong><a href="../50-fiches-joueurs-vieux/?id=9">Blanco</a></strong>, <strong><a href="../50-fiches-joueurs-vieux/?id=6">Buffon</a></strong>, <strong><a href="../50-fiches-joueurs-vieux/?id=3">Henry</a></strong>, <strong><a href="../50-fiches-joueurs-vieux/?id=1">Forlan</a></strong>, <strong><a href="http://mondial2010.slate.fr/50-fiches-joueurs-improbables/?id=1">Terry</a></strong>… A Slate, on n’a pas eu trop de problèmes pour faire <strong><a href="../50-fiches-joueurs-vieux/">notre liste des vieux briscards</a></strong>. A croire qu’il n’y avait que ça.</p>
<h3><strong>Une génération sacrifiée<br />
</strong></h3>
<p>Pou<strong><a href="../50-fiches-joueurs-jeunes/">r  les jeunes loups</a></strong> c’est une autre affaire. Le lutin <strong><a href="../article/827/theo-walcott-lhistoire-a-lenvers/">Théo Walcott</a></strong>, 21 ans, n’a pas été choisi par Capello, le créatif Giuseppe Rossi, 23 ans, a été éjecté par Marcelo Lippi, la nouvelle star de Manchester United Nani, 23 ans, a mystérieusement disparu de la liste de Carlos Queiroz et le génie Pato a été boudé de façon incompréhensible par Dunga. A leur place on a retrouvé les Jamie Carragher, 32 ans, Mauro Camoranesi, 33 ans, Deco, 32 ans et autres <strong><a href="../50-fiches-joueurs-vieux/?id=10">Gilberto Silva</a></strong>, 33 ans.</p>
<p>Et à quelques jours de la fin, le moins que l’on puisse dire, c’est que les vieux ont crée l’évènement. Pour le meilleur et, surtout, pour le pire. Que faisaient les Cuauhtémoc «<em>je sprinte sur place</em>» Blanco, Fabio «<em>je saute pas pour les coups francs</em>» Cannavaro, David «<em>je reste sous les buts</em>» James, Lucio «<em>je me mange une feinte de Ji Yun Nam</em>», Jamie «<em>10 minutes un carton jaune</em>» Carragher, Martin «<em>regarde derrière toi</em>» Demichelis encore sur le terrain? D’accord, il y a aussi eu <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ucWtYKR2F_I&amp;feature=fvst">le coup de tête de Heinze</a></strong>, la performance de Diego Forlan, le <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=F33O4n08bX8">but spectaculaire</a></strong> de <strong><a href="../50-fiches-joueurs-vieux/?id=8">Giovanni van Bronckhorst</a></strong> et même un but de Blanco… contre la France sur pénalty. Mais on attendait quand même un peu plus de sang frais et de risques pour un Mondial. On a l’impression que <strong><a href="../article/209/la-defense-cest-beau-parfois/">la performance de José Mourinho cette année</a></strong> avec une équipe de l’Inter vieillissante a marqué les esprits.</p>
<h3><strong>Quel âge pour gagner la Coupe du Monde ?</strong></h3>
<p>La moyenne d’âge de l’Inter était de 29,7 ans. «<em>Il faut parier sur l’expérience</em>», ont pu se dire les sélectionneurs en pensant aussi à l’Italie championne du Monde en 2006, dont la moyenne d’âge était de 29 ans. En tout cas cela semblait être l’idée de Fabio Capello qui, avec une équipe dont la moyenne d’âge était de 28,6 ans, était tout simplement <strong><a href="http://www.guardian.co.uk/football/2010/jun/02/england-oldest-world-cup-squad">la plus âgée de l’histoire de l’Angleterre</a></strong> surpassant les 28,4 ans de l’équipe de 1954, dirigée par Stanley Matthews. Et c’était aussi la plus expérimentée. Ses 23 joueurs accumulaient à eux seuls 900 matchs internationaux, une moyenne de 39,1, dépassant les 32,2 de la formation anglaise de 1990 cornaquée par Bobby Robson.</p>
<p>Mais un tel immobilisme était-il justifié? Si l&#8217;on s&#8217;en fie aux stats des éditions précédentes, oui, dans un premier temps. La moyenne des équipes titulaires qui ont gagnées les 4 dernières éditions? 28 ans&#8230; L’Italie 2006 étant la plus âgée, le Brésil 2002 la plus jeune (26,7 ans) et, curieusement, la France 98 et le Brésil 94 avaient la même moyenne (28,3). Si l&#8217;Angleterre, le Brésil (28,6) et l’Italie (28,2), trois des favoris à priori pour cette Coupe du Monde, se retrouvaient parmi les 4 formations les plus âgées de la compétition, elles n’étaient pas loin d’une hypothétique «<em>moyenne idéale</em>» (proche des 28 ans) pour remporter le tournoi. Les Pays-Bas non plus qui, en huitième position, affichent une moyenne de 27,7 ans.</p>
<p>L’Allemagne et l’Espagne, avec un groupe beaucoup plus jeune (troisième et cinquième en commençant par la fin avec respectivement 25 et 25,9 ans de moyenne), ont fait figure d’exceptions. Et cela a plutôt <strong><a href="../article/6361/argentine-allemagne-linge-sale-en-famille/">bien marché pour elles</a></strong>, confirmant que le pari pour la nouveauté et la jouvence était payant. Ainsi le Ghana, l’équipe la plus jeune du tournoi, et l’Uruguay, du haut de ses 26,7 ans, se sont retrouvés respectivement <strong><a href="../article/6321/ghana-uruguay-place-aux-besogneux/">en quart et demi</a></strong>.</p>
<h3><strong>Des raisons d’espérer</strong></h3>
<p>Cette année, la frilosité n’a pas payée. Et un Mondial est toujours beau quand <strong><a href="../article/5407/premier-tour-48-matchs-23-coups-de-coeur/">on admire des bonnes surprises</a></strong> comme Michel Bastos, Coentrão ou Van der Wiel en défense. Surtout que les meilleurs matchs sont venus de ces équipes qui se sont renouvelées ou qui avaient de la fraicheur. On pense bien sur à l’Allemagne, avec un effectif jeune, risqué et explosif (Ozil, Muller…), mais aussi aux Pays-Bas avec les apparitions prometteuse d’Elia ou Affelay, aux belles performances de Pedro et Navas avec l’Espagne ou au remarquable tournoi d’Annan (23 ans),  Asamoah (21 ans) ou K.P. Boateng (23 ans) avec le Ghana.</p>
<p>A vrai dire, on en a eu marre de voir Silva, Mascherano et Veron, De Jong et Van Bommel. On aurait voulu apercevoir plus souvent sur la pelouse Nilmar, Pastore, Veloso ou Ramires. «<em>Más vale malo conocido que bueno por conocer</em>» (Mieux vaut un mal connu qu’un bien à connaitre), dit un proverbe espagnol. La présence des Pays-Bas et, surtout, de l’Espagne en finale l’ont fait partiellement mentir. Car, même si l’on connait bien leurs effectifs (le foot d’aujourd’hui a tendance à voir naitre des stars de plus en plus jeunes), ce sont des équipes qui mélangent bien l’expérience et la jeunesse.</p>
<h3><strong>La tendresse allemande</strong></h3>
<p>L&#8217;innocence qui a fait de la <em>Mannschaft </em><strong><a href="../article/6953/jaime-la-mannschaft-suis-je-un-mauvais-francais/">une   des surprises du tournoi</a></strong>, lui a aussi coûté<strong><a href="http://www.marca.com/marcador/futbol/2010/mundial/semifinal/ale_spa/"> le match face à l’Espagne</a></strong>. Car, même si la différence d’âge  n’était  pas significative, cela fait déjà plusieurs années que les  joueurs  espagnols jouent au plus haut niveau. Ainsi Pedro (22 ans) ou <strong><a href="../50-fiches-joueurs-jeunes/?id=3">Piqué</a></strong> (23 ans) ont déjà  tout gagné avec le Barça et sont habitués à jouer des matchs décisifs  dans leur club. S’il ne faut pas  forcément être vieux pour gagner un Mondial il faut au moins être  expérimenté et habitué aux grands matchs, comme l’a montré <strong><em><a href="../article/7167/carles-%c2%abquint%c2%bb-puyol-roi-despagne/">la  Roja face à l’Allemagne</a></em></strong>. Des minots comme Ozil (21 ans) et Khedira (23 ans) semblent avoir accusé la pression  d’une  demi-finale de Coupe du monde. Le sélectionneur allemand, Joachim  Löw,  l’a bien compris quant il a affirmé, à la fin du match, que ses  joueurs  étaient «<em>inhibés</em>» et «<strong><em><a href="http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100707_235138_low-nous-etions-inhibes.html">pas   du tout au maximum de notre confiance</a></em></strong>». Heureusement d’ailleurs car, comme  disait un confrère de la presse espagnole, si les Allemands avaient  remporté cette Coupe du monde, ils en auraient gagné deux d’affilé (avec  celle de 2014) tant leur équipe est prometteuse pour la  prochaine édition au Brésil.</p>
<p>Qu’en est-il de la finale ? Si l’on  regarde les deux équipes titulaires (présumées), on voit que les Pays-Bas  ont une <strong><a href="../article/6849/mark-van-bommel-pays-bas/">moyenne d’âge  légèrement supérieure</a></strong> (27,7 ans) à celle de l’Espagne (26,9). Tout en restant quand même <strong><a href="../article/6307/bresil-pays-bas-antidotes-a-lennui/">en  dessous de la moyenne du tournoi</a></strong>. Quoiqu’il  arrive, ce sera finalement une jeune équipe qui remportera cette Coupe  du monde. Comme quoi pour commencer à gagner, il faut peut-être éviter de penser à la défaite et miser sur l&#8217;insouciance. Tout simplement.</p>
<p><em>Aurélien Le Génissel</em></p>
<p><em>Photo: Des jeunes supporters espagnols à Caracas le 29 juin 2010, REUTERS/Carlos Garcia Rawlins</em></p>
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		<title>Non, les Pays-Bas n&#8217;ont jamais été romantiques</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:51:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Gregoire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Café des sports]]></category>
		<category><![CDATA[football total]]></category>
		<category><![CDATA[Hollande]]></category>
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		<description><![CDATA[
C’est l’un des clichés  les plus tenaces de l’histoire du football. Les Pays-Bas sont synonymes  de passion et d&#8217;exaltation. Et pourtant&#8230; 
Allez, une petite compilation pour commencer. «Une chance que les joueurs en orange  rêvent de pouvoir mettre à l’épreuve contre l’Allemagne dimanche au  stade Soccer City de Johannesburg. Pour une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/johancruyff500.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7359" title="johancruyff500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/johancruyff500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a></strong></h2>
<h2 style="text-align: left;"><strong>C’est l’un des clichés  les plus tenaces de l’histoire du football. Les Pays-Bas sont synonymes  de passion et d&#8217;exaltation. Et pourtant&#8230; </strong></h2>
<p>Allez, une petite compilation pour commencer. <em>«Une chance que les joueurs en orange  rêvent de pouvoir mettre à l’épreuve contre l’Allemagne dimanche au  stade Soccer City de Johannesburg. Pour une revanche de la finale de  1974, qui avait vu les hommes du «Kaiser» Franz Beckenbauer triompher de  la bande romantique de Johan Cruyff»</em>,<strong><a href="http://www.la-croix.com/Trente-deux-ans-apres-les-Pays-Bas-a-nouveau-en-finale/article/2431969/19291" target="_blank"> écrit un journaliste de la Croix  entre les deux demi-finales</a></strong>. L’autre envoyé spécial du quotidien  catholique avait disserté la veille sur le jeu de Van Bommel, <em>«un genre de spectacle  assez éloigné de l’imagerie romantique développée autour de la  génération de Johan Cruyff et de Johnny Rep dans les années 1970.» </em>Un plumitif du  quotidien de la Réunion accentue le contraste <strong><a href="http://www.lequotidien.re/actualites/coupe-du-monde-de-football/121702-oranje-mecaniques.html">dans son compte-rendu</a></strong> de  la demi-finale face à l’Uruguay: <em>«Crispés, les Néerlandais semblaient perdus,  assommés, croyant le match déjà gagné. Et se rappelaient au bon souvenir  de leurs aînés, perdants romantiques au grand jeu.»</em></p>
<p>Bon, bon, bon. A  chaque compétition, dès que les Pays-Bas s’illustrent, on mélange tout  et on sombre dans le roman&#8230; à l’eau de rose.  Dans les années 1970, ce  qu’il y avait de romantique, c’étaient les cheveux longs de Cruyff, ou  leur façon de perdre systématiquement en finale de Coupe du monde, qui a  dû sans doute émouvoir les Français, alors épris d’une infinie  tendresse pour le loser magnifique du Tour de France Raymond Poulidor,  aka Poupou. Mais à part ça, les Néerlandais et leur sélectionneur Rinus  Michels, qui s’est servi de l’Ajax Amsterdam comme d’un laboratoire, ont  inventé un style de jeu ultra-rationnel, le football total (Totaalvoetbal en néerlandais).</p>
<h3>Sciences exacte</h3>
<p>Le football total n’a  rien de romantique. C’est la tentative de faire du ballon rond une  science dure, exacte. Les bases: occupation du terrain parfaite et  mouvement perpétuel des joueurs. Il s’agit d’offrir en toute occasion  une solution au porteur de balle. Les déplacements des joueurs, avec ou  sans ballon, sont incessants. Le pressing, très haut, est étouffant pour  l’adversaire. La formule privilégiée est le 4-3-3, qui permet d’étirer  le bloc équipe sur toute la largeur du terrain. Les latéraux sont  particulièrement mis à contribution, ils doivent proposer constamment  des appels. On défend à onze, on attaque à onze. L’attaquant doit  pouvoir jouer stoppeur, le défenseur central peut remplacer  l’avant-centre si la situation l’exige. Véritable éminence grise de  l’équipe, Johan Neeskens sidère le monde entier en 1974, épaté qu’un  milieu défensif puisse inscrire 5 buts dans un Mondial. Et pour la  première fois, le gardien est véritablement impliqué dans le jeu, il est  un vrai «goal volant», comme on dit dans les cours de recré.</p>
<p>Le physique va tenir  une place aussi prépondérante que la technique, ce qui n’était pas le  cas par exemple avec le Brésil triple champion du monde (1958, 1962,  1970), qui se reposait sur son talent pur. Les entraînements de l’Ajax  comme de la sélection néerlandaise sont de véritables séances de  brainstorming. A bas l’inspiration, vive le calcul: <em>«Nous discutions tout  le temps d&#8217;espace, </em><strong><a href="http://www.oldschoolpanini.com/">a ainsi expliqué le défenseur des Pays-Bas Barry Hulshoff</a></strong>.<em> Johan Cruyff parlait  toujours de là où l&#8217;on devait courir et se tenir, et de quand il fallait  rester immobile. Il s&#8217;agissait d’investir l’espace, et de l&#8217;organiser  comme de l&#8217;architecture sur le terrain de football».</em></p>
<h3>Cavalerie<em><br />
</em></h3>
<p>Bien sûr, les tenants  du romantisme plaideront la rouste infligée à l’Argentine en 1974 (4-0)  et les 14 buts marqués (contre un encaissé) à la veille de la fatidique  finale perdue contre la RFA. Ils insisteront sur le glorieux Ajax, qui a  fait tant de bien à l’amateur de foot gavé du catenaccio de l’Inter  Milan, cornaqué par Helanio Herrera. Et c’est vrai que les Pays-Bas  avaient ce souci constant d’aller vers l’avant, avec de très longues  séries de passes. Mais leur jeu, c’était une charge de cavalerie, pas un  tendre baiser sur le ballon à la façon de Pelé, Vava, Garrincha, Didi,  Jairzinho ou Carlos Alberto. Les Pays-Bas ont jeté les bases du jeu  moderne, avec plus de<strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Consommation_maximale_d%27oxyg%C3%A8ne" target="_blank"> VO2 Max</a></strong> des joueurs, plus de polyvalence. Pour le  romantisme, il faut plutôt s’attarder sur le Brésil de 1982, celui de  Zico, Socrates, une véritable compagnie de ballet, d’une élégance qui  restera dans les annales. A l’été 2008, Alain Giresse et Michel Platini,  dans le cadre d’une interview <strong><a href="http://www.11freunde.de/geschichtsstunde/121579">pour le magazine allemand 11 Freunde</a></strong>,  nous avaient déclamé leur amour de cette équipe.</p>
<p>Giresse: <em></em></p>
<blockquote><p>Le Brésil de 1982,  C’était la technicité, le jeu de passes, l’intelligence, qui rendaient la circulation fluide.  Ce sont des gens qui techniquement sont très forts, et qui ont cette  capacité de réflexion de faire le geste qu’il faut, au moment où il  faut, par rapport à son coéquipier. Ce qu’il faisait en 82, tout ce jeu,  c’était exceptionnel. Après le Brésil 1970, c’est la référence. Cette  simplicité était impressionnante, cette facilité de passes entre Zico,  Socrates, chacun bien à sa place, chacun dévoué à l’autre. Des passes  qui semblent simples… mais c’est tellement réducteur de dire que c’est  simple. Avec le Brésil, le simple n’est jamais banal. Vous savez, on  dit, il faut jouer simple… pourquoi on dit ça à votre avis? A cause du  Brésil. Ils avaient une vitesse de passe prodigieuse. J’étais un grand  fan. Ce sont des choses qui nous inspiraient…</p></blockquote>
<p>Platini: <em></em></p>
<blockquote><p>Le jeu du Brésil de  82 nous a beaucoup marqués, beaucoup inspirés. Je pense que c’était une  des toutes meilleures équipes du monde. Ce que j’aimais le plus dans  cette équipe, ce n’était pas le jeu, c’était plus profond. J’aimais ses  joueurs.</p></blockquote>
<p>Voilà pour le sommet  du romantisme. Les Pays-Bas  champions d&#8217;Europe en 1988, s&#8217;en sont un peu rapprochés, mais ce qui frappait dans cette équipe était encore une fois l&#8217;intelligence au service du collectif des Van Basten, Vanenburg, Gullit ou Rijkaard. Pour la passion folle, on s’amourache plutôt du Borussia  Mönchengladbach des seventies, du Nantes d’Arribas copier-coller du  Brésil 1982, du Milan AC d’Arrigo Sacchi, une équipe qui prenait des  risques inouïs <strong><a href="http://footorama.blog.lemonde.fr/2008/11/04/vous-prendrez-bien-une-petite-ligne/">en jouant la ligne en défense</a></strong> ou même du Barça coaché  par&#8230; Cruyff, qui mixait l’héritage de Michels et les jolies manières  apprises à la Cantera, la pépinière catalane. Les Pays-Bas  d’aujourd’hui, eux, sont les tenants d’une Oranje mécanique parfaitement  huilée, qui coulisse efficacement. Une équipe finalement pas si  éloignée de celle de 1974, comme le fait remarquer ici René Girard,  l’entraîneur de Montpellier, qui parle du <em>«football total de Van Marvijk»</em>, le danger venant de  partout: Robben, Snejder, Kuyt, Van Persie, mais aussi les latéraux Van  der Wiel et Van Bronckhorst, ainsi que l’increvable Van Bommel. En  espérant pour eux qu’ils ne répètent pas l’Histoire jusqu’au bout.</p>
<p><em>Mathieu Grégoire</em></p>
<p><em>Photo: Johan Cruyff en 1996, REUTERS/Jasper Juinen</em></p>
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		<item>
		<title>Après Paul le poulpe, Mani le perroquet!</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Mazet</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Paul le poulpe, Mani le perroquet!
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après Paul le poulpe,<a href="http://www.lemonde.fr/sport/video/2010/07/09/plus-fort-que-paul-le-poulpe-voici-mani-le-perroquet_1385607_3242.html" target="_blank"><strong> Mani le perroquet!</strong></a></p>
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		<title>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un avant-centre ?</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Monod</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tableau noir]]></category>
		<category><![CDATA[attaquant]]></category>
		<category><![CDATA[buteur]]></category>
		<category><![CDATA[explication]]></category>
		<category><![CDATA[Miroslav Klose]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Guivarc'h]]></category>

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		<description><![CDATA[
Nouveau chapitre de notre série sur les postes du football et leur évolution.
Une rapide analyse du nom nous apprend qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un joueur évoluant devant et dans l&#8217;axe du terrain, un attaquant quoi. Derrière ce terme se cachent différents profils. Dans les années 2000, les meilleurs attaquants du monde étaient des «renards des surfaces». Inzaghi, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/ronaldo500.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7331" title="ronaldo500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/ronaldo500.jpg" alt="" width="480" height="330" /></a></p>
<h2 style="text-align: left;">Nouveau chapitre de notre série sur les postes du football et leur évolution.</h2>
<p style="text-align: left;">Une rapide analyse du nom nous apprend qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un joueur évoluant devant et dans l&#8217;axe du terrain, un attaquant quoi. Derrière ce terme se cachent différents profils. Dans les années 2000, les meilleurs attaquants du monde étaient des <strong>«<a title="renards des surfaces" href="http://www.zonalmarking.net/2010/02/21/how-the-2000s-changed-tactics-6-the-death-of-the-poacher/">renards des surfaces</a></strong>». Inzaghi, <strong><a title="Trezeguet" href="http://www.youtube.com/watch?v=2D0B1fDD43M&amp;feature=related">Trezeguet</a></strong>, Batistuta&#8230; Leur rôle était de conclure les actions, de mettre des buts. <strong><a title="Van Nistelrooy" href="http://www.dailymotion.com/video/x2wmiu_ruud-van-nistelrooy-top-10_sport">Van Nistelrooy</a></strong> a marqué 150 buts à Manchester United dont 149 de l&#8217;intérieur de la surface de réparation. Cette efficacité n&#8217;est pas forcément due à une plus grande adresse dans le geste. «<em>Il faut surtout bien sentir le jeu et savoir effectuer les bons déplacements pour être toujours bien placé»</em>, affirme Stéphane Guivarc&#8217;h, meilleur buteur du championnat de France en 1997 et 1998. Mais plus aucune équipe ne cantonne ses attaquants à ce rôle minimaliste de finisseur.</p>
<p>Lorsque l&#8217;entraineur dispose d&#8217;un joueur d&#8217;un bon gabarit, il sert généralement de pivot pour l&#8217;équipe. Il représente un point de fixation de la défense adverse et est le premier relais des relances de ses coéquipiers. Deux choix s&#8217;offrent alors à lui. Soit il joue en une touche de balle, il dévie le cuir vers un de ses partenaires lancé, comme Trezeguet pour Wiltord un soir de finale de l&#8217;euro 2000 (2&#8242;10).</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x7g2t5" width="500" height="400" frameborder="0"></iframe></p>
<p>L&#8217;autre possibilité est de conserver la balle le temps que son bloc remonte. Il doit alors jouer de son corps pour empêcher le défenseur d&#8217;atteindre la balle. Il peut également tenter d&#8217;obtenir une faute afin de laisser le temps à ses coéquipiers de s&#8217;installer dans le camp adverse. C&#8217;est la spécialité de joueurs athlétiques comme Didier Drogba ou Brandao. «<em>Si l&#8217;attaquant perd la balle dès qu&#8217;il la reçoit, cela fait boomerang, l&#8217;équipe n&#8217;a pas le temps de monter et ses coéquipiers s&#8217;épuisent et s&#8217;énervent car ils ne font que défendre</em>», détaille l&#8217;ancienne vedette de l&#8217;AJA.</p>
<p>En phase défensive, les attaquants ne sont pas exempts de toute tâche. 60% des buts marqués viennent d&#8217;une interception dans les 30 derniers mètres adverses. Un attaquant agressif sur les défenseurs qui récupère une balle peut donc très vite se retrouver dans une excellente position de but. Eto&#8217;o, Lisandro Lopez, Rooney et toute la ligne d&#8217;attaque de Barcelone se font un plaisir de harceler la défense pour récupérer des ballons aisément exploitables. «<em>Le but n&#8217;est pas uniquement de gagner la balle tout de suite</em>, intervient l&#8217;attaquant de France 98. <em>En coupant la relation entre les défenseurs et les milieux, l&#8217;attaquant oblige ses adversaires à des relances longues plus hasardeuses et perturbe leur construction.</em>» Stéphane Guivarc&#8217;h a bien connu ce rôle. Aimé Jacquet avait mis en place une tactique très défensive en 98 dans laquelle l&#8217;avant centre était sacrifié sur l&#8217;autel de la solidité défensive. Le même schéma s&#8217;était reproduit en 2006 avec Thierry Henry. «<em>Tout seul devant, c&#8217;est un véritable sacrifice</em>, se souvient le Breton.<em> On laisse beaucoup d&#8217;énergie dans les courses défensives et on perd de la lucidité lors des phases offensives&#8230;</em>»</p>
<p>Si l&#8217;attaquant de pointe est un joueur rapide, il déstabilisera la ligne défensive adverse en demandant le ballon dans le dos de celle-ci. Un appel dans la profondeur allié à une bonne vitesse et à une passe précise peut mettre dans le vent n&#8217;importe quelle défense&#8230; «<em>Ces appels sont importants même si on ne reçoit pas le ballon, ils permettent de créer des brèches pour les autres</em>, insiste l&#8217;actuel <strong><a title="vendeur de piscines" href="http://www.facebook.com/group.php?gid=34046364539">vendeur de piscines</a></strong>. <em>Un attaquant ne doit jamais être statique.</em>»</p>
<p>Autre arme dans l’arsenal de l’attaquant de pointe, le décrochage. Derrière ce mot mystérieux se cache une technique qui peut s’avérer très efficace pour déstabiliser une défense et créer des espaces lors d’une attaque placée. Elle consiste pour l’avant-centre à quitter sa zone de prédilection, à savoir les abords de la surface de réparation adverse, et de redescendre sur le terrain dans le but d’attirer le défenseur central chargé de son marquage avec lui. Résultat, un espace se crée au beau milieu de la défense adverse, qui ne demande plus qu’à être exploité par un bon appel en profondeur d’un coéquipier (le plus souvent un milieu de terrain). Les décrochages de l’Allemand Klose face à l’Angleterre pour faire sortir Upson et Terry sont <strong><a href="http://www.goal.com/en-gb/news/2890/world-cup-2010/2010/06/27/1998367/world-cup-2010-germany-coach-joachim-loew-admits-his-team">un cas d’école en la matière.</a></strong></p>
<p>Pour avoir un condensé d&#8217;attaque moderne, regardez le match aller de Diego Milito contre Barcelone. Conservation de balle à 0&#8242;33 et 1&#8242;40, réalisme à 2&#8242;30 et appel dans la profondeur à 2&#8242;00.</p>
<p><object width="500" height="306"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/MpU57jJnRuQ?fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/MpU57jJnRuQ?fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="306" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Si tout cela vous semble trop compliqué, vous pouvez toujours engager un mec capable de prendre le ballon au milieu de terrain et d&#8217;aller marquer son but tout seul. C&#8217;est aussi un attaquant mais c&#8217;est plus rare.</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9iXOMPo7cEI?fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/9iXOMPo7cEI?fs=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em></em></p>
<p><em>Olivier Monod</em></p>
<p><strong>A LIRE AUSSI:<a href="http://mondial2010.slate.fr/article/547/le-relayeur-ce-nouveau-heros/"> «Le relayeur, ce nouveau héros»</a> et <a href="http://mondial2010.slate.fr/article/763/gardien-but-robert-green/" target="_blank">«Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un gardien de but?»</a></strong></p>
<p><em>Photo: Ronaldo pendant Angleterre-Brésil à la Coupe du monde 2002, REUTERS/Ruben Sprich</em></p>
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		<title>Gourcuff la «Nouvelle Star» était le souffre douleur de certains Bleus, selon chezlesgirondins.com</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7297/gourcuff-la-%c2%abnouvelle-star%c2%bb-etait-le-souffre-douleur-de-certains-bleus-selon-chezlesgirondins-com/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:58:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Gourcuff la «Nouvelle Star» était le souffre douleur de certains Bleus, selon chezlesgirondins.com
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Gourcuff la «Nouvelle Star» <strong><a href="http://www.chezlesgirondins.com/actualites/gourcuff-nouvelle-star-des-bleus/20100709787.html" target="_blank">était le souffre douleur de certains Bleus</a></strong>, selon chezlesgirondins.com</p>
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		<title>Adidas-Nike, l&#8217;autre finale</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7277/adidas-nike-lautre-finale-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Monod</dc:creator>
				<category><![CDATA[No Sports]]></category>
		<category><![CDATA[adidas]]></category>
		<category><![CDATA[équipe de France]]></category>
		<category><![CDATA[équipementiers]]></category>
		<category><![CDATA[Nike]]></category>
		<category><![CDATA[Puma]]></category>

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		<description><![CDATA[
La Coupe du monde est un formidable moteur de la consommation de produits sportifs. En 2006, le marché des maillots avait augmenté de 33% et ce lui des chaussures de 15% en Europe occidentale. Pour profiter de l&#8217;aubaine, les grandes marques se vouent une concurrence féroce et appliquent des stratégies parfois différentes.
Adidas-Nike, la finale rêvée. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-7287" title="adidasnike500" src="http://mondial2010.slate.fr/wp-content/uploads/2010/07/adidasnike5001.jpg" alt="" width="480" height="330" /></p>
<p>La Coupe du monde est un formidable moteur de la consommation de produits sportifs. En 2006, le marché des maillots avait augmenté de 33% et ce lui des chaussures de 15% en Europe occidentale. Pour profiter de l&#8217;aubaine, les grandes marques se vouent une concurrence féroce et appliquent des stratégies parfois différentes.</p>
<p>Adidas-Nike, la finale rêvée. Les deux mastodontes de l&#8217;équipement sportif se retrouvent encore pour une finale, preuve de leur main mise sur<strong><a href="http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/equipementiers-sportifs-un-match-gagne-d-avance-254712.php" target="_blank"> le marché</a></strong>. Leur prédominance dans l&#8217;histoire récente saute aux yeux. 1998: Adidas-Nike, 2002: Adidas-Nike, 2006: Adidas-Puma. Cette année, sur les <strong><a href="http://www.challenges.fr/actualites/mondial_2010/20100615.CHA5033/coupe_du_monde_adidas_deja_en_finale.html?xtor=RSS-16" target="_blank">32 maillots</a></strong>, 12 portent les trois bandes, 9 la virgule et 7 le félin. Les autres sont aux mains d&#8217;acteurs mineurs.</p>
<h3>Séparer résultat économique et aléa sportif</h3>
<p>Pourtant, <em>«être vainqueur n&#8217;est pas une stratégie</em>, affirme Gérard Coudert, Président du Centre de Droit et d’Economie du Sport. <em>En sport on n&#8217;est jamais sûr de rien, il faut séparer le résultat économique de l&#8217;aléa sportif.»</em> Un petit exemple pour la route, la finale de la Ligue des champions. L&#8217;Inter de Milan de Nike l&#8217;emporte sur le Bayern d&#8217;Adidas. Pourtant les deux marques se frottent les mains. <em>«Adidas avait trois éléments primordiaux sous contrat sur le terrain</em>, souligne l&#8217;économiste. <em>Les chaussures de Milito, qui a marqué deux buts, le ballon du match et José Mourinho, l&#8217;entraîneur très médiatique de l&#8217;Inter.</em>»</p>
<p>Quand une marque passe un contrat avec une équipe, elle l&#8217;habille de la tête aux chevilles. Il appartient au joueur de négocier son propre contrat pour les chaussures. Ainsi les marques essaient d&#8217;acheter des joueurs qui évoluent dans des clubs et des nations fournis par le concurrent afin de minimiser l&#8217;aléa sportif.</p>
<p>Les stratégies étant mondialisées et diversifiées, un fiasco comme celui de l&#8217;équipe de France n&#8217;est pas dramatique pour le partenaire. <em>«Les Bleus représentent 5% de l&#8217;activité d&#8217;Adidas</em>», souligne le chercheur. Les réussites espagnoles et allemandes compensent largement l&#8217;échec français. «<em>Le chiffre d&#8217;affaire de la section foot n&#8217;est que de 1,3 milliard sur les 10 milliards du chiffre d&#8217;affaire totale de l&#8217;entreprise</em>», poursuit l&#8217;expert. Une paille on vous dit!</p>
<h3>Différentes stratégies</h3>
<p>Les marques ont-elles pour autant toutes la même stratégie? <em>«Nike a souvent une stratégie plus fun alors que celle d&#8217;Adidas est plus rationnelle</em>», déclare le chercheur. Une différence qui ne se sent pas que dans la communication (<strong><a href="http://www.hodiho.fr/2010/06/pub-adidas-mondial-2010-italie.html" target="_blank">Adidas</a></strong>, <strong><a href="http://www.buzzmoica.fr/video/pub-nike-write-the-future-11919" target="_blank">Nike</a></strong>). Les Américains ont ainsi récemment <strong><a href="http://www.lejdd.fr/Sport/Football/Actualite/Une-virgule-pour-les-Bleus-96760/" target="_blank">acheté le maillot de l&#8217;équipe de France </a></strong>pour la période 2011/2018, et pour la somme astronomique de 42,66 millions d&#8217;euros par an, bien loin des 10 millions actuels. <em>«Pendant ce temps là Adidas rachetait à Nike le Mexique et la Russie &#8211; deux marchés plus intéressant que le français &#8211; pour des sommes non communiquées mais certainemen</em>t<em> inférieures à 10 millions</em>, précise Gérard  Coudert. <em>Aujourd&#8217;hui, la firme américaine doit un peu regretter&#8230;</em>»</p>
<p>Des stratégies différentes donc pour vendre le plus de chaussures et de maillots possible. Le marché du ballon &#8211; <strong><a href="http://www.lesechos.fr/info/sport/020395418834-les-equipementiers-sportifs-misent-sur-le-football-pour-contrer-la-crise.htm" target="_blank">10 millions d&#8217;unités vendues </a></strong>en 2006 &#8211; est lui moins disputé. Adidas est dans une logique évènementielle. Partenaire de la Fifa, la marque allemande soutien <em>«18 compétitions</em>» à travers le monde. Autant d&#8217;espaces de visibilités, de tenues d&#8217;arbitres et de ballons officiels sur lesquelles elle a l&#8217;exclusivité, Nike ne se positionnant pas du tout sur ce secteur.</p>
<p>Pourtant un peu de concurrence ne ferait peut être pas de mal à Adidas qui nous a forcé à regarder tout un Mondial avec un ballon dont la seule qualité était l&#8217;apparence, d&#8217;après Franck Lampard avant <strong><a href="http://www.neou.fr/but-refuse-frank-lampard.html" target="_blank">son épisode malheureux</a></strong>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/GiL6XFVy0p8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/GiL6XFVy0p8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Dernier positionnement original, celui de Puma. Elle s&#8217;est clairement rapprochée du continent africain, en n&#8217;hésitant pas à avoir un discours très engagé. Ainsi, les 12 équipes africaines (7 qualifiées) sponsorisées par Puma arboraient toutes<strong><a href="http://www.goal.com/fr/news/758/coupe-du-monde-2010/2010/04/23/1889933/africa-unity-kit-le-message-de-puma-pour-la-coupe-du-monde" target="_blank"> le même troisième jeu de maillots</a></strong> afin de symboliser l&#8217;unité africaine. Le maillot n&#8217;a jamais servi mais le symbole est là. Ce positionnement identitaire fort est dicté à Puma par la toute-puissance des deux leaders sur le marché européen.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dKbrljy3qCk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/dKbrljy3qCk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Olivier Monod</em></p>
<p><em>Photo: Un entraînement de l&#8217;équipe d&#8217;Allemagne à Stuttgart le 31 août 2006, REUTERS/Alex Grimm</em></p>
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		<title>Les têtes improbables de la Coupe du monde au ralenti</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7259/les-tetes-improbables-de-la-coupe-du-monde-au-ralenti/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 14:14:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégoire Fleurot</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Les têtes improbables de la Coupe du monde au ralenti.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les <strong><a href="http://www.slatev.com/video/world-cup-super-slow-motion/" target="_blank">têtes improbables </a></strong>de la Coupe du monde au ralenti.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Meilleur joueur, la liste des dix nominés</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7245/meilleur-joueur-la-liste-des-dix-nomines/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 13:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Girard</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[Meilleur joueur, la liste des dix nominés
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Meilleur joueur, <strong><a href="http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100709_125048_meilleur-joueur-dix-nomines.html" target="_blank">la liste des dix nominés</a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La défaite de l&#8217;Allemagne contre l&#8217;Espagne est devenue une affaire d&#8217;Etat à Berlin.</title>
		<link>http://mondial2010.slate.fr/article/7247/la-defaite-de-lallemagne-contre-lespagne-est-devenue-une-affaire-detat-a-berlin/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 13:14:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Gregoire</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct sur le web]]></category>

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		<description><![CDATA[La défaite de l&#8217;Allemagne face à l&#8217;Espagne est devenue une affaire d&#8217;Etat à Berlin. 
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La défaite de l&#8217;Allemagne face à l&#8217;Espagne est devenue <a href="http://www.youtube.com/watch?v=sbSAshPydew&amp;feature=player_embedded"><strong>une affaire d&#8217;Etat à Berlin. </strong></a></p>
]]></content:encoded>
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