Quel cirque! La défaite de l’équipe de France de foot face au Mexique a pris une telle ampleur qu’il est temps de dire: halte au feu ! Car nous voilà plongés chaque jour davantage dans un véritable juillet 1998 à l’envers.
Hier la victoire, la première dans l’histoire d’un football national qui n’avait jusqu’alors à son actif qu’un seul titre (l’euro 1984) et «la fête black-blanc-beur»; c’était l’identification à une équipe symbolisant la diversité française et la prise de conscience du potentiel, pour le dynamisme du pays, que celle-ci représentait.
Aujourd’hui, une défaite annonciatrice d’élimination dès le premier tour, comme en 2002, et qui est en train – au-delà du psychodrame actuel avec ce qu’il a de rocambolesque et parfois de grotesque — de glisser vers ce qui pourrait ressembler à un choc des cultures, et à travers les joueurs de l’équipe de France, à une stigmatisation plus redoutable, un ressentiment de ce que qu’avait représenté 1998 en terme sociologique. C’est Alain Finkielkraut qui dénonce des «voyous opulents et pour certains inintelligents». «Il faudra maintenant sélectionner des gentlemen», conclut le philosophe.
On voit bien dans ces conditions le mur qui pourrait bien resurgir à travers un événement qui aurait dû rester sportif. Le tout dans un climat qui frise l’hystérie, une couverture médiatique massive et, une escalade dans le vocabulaire incessante — il n’est question que de «honte», de «demander des comptes», «de faire payer», jusqu’au président de la République qui juge la situation «inacceptable», bref un climat de lynchage médiatique qui fait perdre tout sens de la mesure.
«Permis de tuer»
Il ne s’agit pourtant que d’un jeu, d’une fête dédiée à la promotion d’un sport, d’un tournoi qui permet aux uns de briller, aux autres de constater qu’ils ont encore du chemin à faire. L’Italie, championne du monde, est en difficulté, l’Angleterre n’y arrive pas malgré un entraineur hors pair, l’Allemagne connaît la défaite, le Cameroun est éliminé, la Côte d’Ivoire prend le chemin de la sortie: tous ces événements donnent lieu à protestations, à polémiques, mais pas nécessairement à un drame national d’une telle ampleur.
Dans un premier temps, il ne s’agissait pourtant que de crier haro sur le sélectionneur. La défaite face au Mexique a agi comme un «permis de tuer» où se sont levés comme un seul homme tous les détracteurs de Raymond Domenech. Au départ, il y avait deux attitudes possibles: ceux qui pensaient que des joueurs, souvent brillants dans leur club, se hisseraient à la hauteur de l’enjeu; et ceux qui attendaient un échec qu’ils pensaient programmé.
Ces derniers ont certes eu raison. Mais, avait-on besoin de tant de superlatifs, de tant de haine, pour dénoncer par exemple «30 ans d’imposture»? Si l’on se met deux secondes à la place de Raymond Domenech, que penser de ce commentateur, ancien entraîneur, qui n’a aucun palmarès à son actif, ou bien de ces anciens joueurs de 1998, qui ont surtout eu la chance d’être les équipiers de Zidane, qui font la leçon et pointent du doigt un seul coupable sur le terrain, à savoir Raymond Domenech, puis Nicolas Anelka, que l’on a vu «marcher»!
Anelka, un des meilleurs joueurs français
Ce délire du commentaire avait donc créé les conditions de l’hallali qui se déroule sons nos yeux et qui a été marquée — deuxième temps — par l’exclusion d’Anelka, lequel est, à mes yeux, l’un des meilleurs joueurs français actuels, comme peuvent en témoigner les dirigeants de Chelsea. Sans même prendre garde au fait que celui-ci n’a guère pu présenter sa version et qu’il faudrait donc considérer comme avérés les mots qui lui sont prêtés; et désormais minimisés par Domenech: on peut alors comprendre le sentiment d’injustice qui anime les joueurs, et les conduit à se solidariser avec Anelka.
Comme si les échanges dans les vestiaires de n’importe quel stade où que ce soit, étaient toujours des conversations de «gentlemen». Ecoutons John Terry, le capitaine anglais, qui dit que la sanction est une mauvaise décision et qu’Anelka a été renvoyé pour avoir exprimé son opinion; écoutons Arsène Wenger, le manager d’Arsenal, en désaccord avec la FFF, qui estime que si Anelka doit s’excuser, c’est uniquement devant les joueurs et l’entraîneur. Il suffit de se souvenir des protestations de tel arbitre sur la kyrielle d’épithètes dont il a été gratifié par Rooney pour comprendre que les invectives sur le terrain comme dans les vestiaires sont monnaie courante, et qu’il faut une bonne dose d’hypocrisie pour en faire une telle affaire.
Une fois admise, et dénoncée l’arrogance et souvent l’autisme de ce groupe, et surtout le fait qu’il ne soit pas à même de le disputer aux meilleurs – Domenech avec Zidane est allé jusqu’en finale en 2006 et Zidane n’a pas de remplaçant visible, cette affaire est peut-être un tournant: jusqu’à présent les footballeurs et les sportifs de haut niveau étaient épargnés par la critique, alors même que la crise rendait plus vigilante l’opinion sur les dérives de l’argent facile.
«Génération caillera»: attention danger!
Tout se passe comme s’il leur était à leur tour reproché l’individualisme et l’argent. Les sur-salaires de certains joueurs étaient en eux-mêmes indécents. Ils deviennent dans la défaite un objet de scandale. L’autre tournant est la marque d’un pays qui, ne reconnaissant plus ses joueurs, a changé de regard sur sa réalité sociale: là où tout passait au nom de l’école de promotion sociale que représentait le football, on se met à pointer du doigt «les voyous» ou ceux qui sont désignés comme tels.
Et les joueurs, du moins les plus visibles, pour ne pas dire les plus colorés, sont désignés à la vindicte populaire comme des «caïds», la «génération caillera»! Qu’on leur reproche leur arrogance, leur indifférence dorée, bien sûr. Mais en faire les symboles d’une partie de la société, celle qui cumule le plus de difficultés et de discriminations, ce n’est pas raisonnable. On aurait donc d’un côté les bons et de l’autre les méchants des banlieues. «Si la France de ces petits caïds gagne ce sera une catastrophe», nous dit encore Alain Finkielkraut. C’est précisément ce type de distinction qu’il faut éviter, si l’on ne veut pas ajouter à l’échec sportif un conflit d’une autre nature.
Tout ça pour ça, comme disait Nathalie Sarraute! Il vaudrait peut-être mieux suivre les conseils de nos confrères italiens qui expliquent sagement que l’emportement est toujours un mauvais conseiller. Et qui dénoncent «la démocratie de la rage», quand il faudrait simplement reprendre la dimension de ce qui devrait rester un jeu. Et souhaiter un bon match contre l’Afrique du Sud…
Jean-Marie Colombani















Un des principaux “caïds” montré du doigt est Franck Ribéri qui n’est ni noir, ni arabe. Comme prévu on ressort le cache-sexe de la diversité inattaquable alors que la question est tout à fait ailleurs.
La diversité de 98 a gagné une coupe du monde et une coupe d’Europe. La diversité de 2010 n’a gagné que l’opprobre, donc le problème n’est pas là.
Il semble y avoir un esprit désagréable au sein du groupe, et il n’est pas absurde de rapprocher cet esprit de celui qui règne dans les banlieues. Si on tolère cela au nom du respect gnangnan de la diversité glorieuse, on rend un bien mauvais service au prochain professeur de ZEP qui se fera traiter de sale fils de pute et, surtout, on se met dans la position de ne pas pouvoir condamner ce débordement-là non plus.
La diversité n’est ni bien, ni mal, elle n’est que ce qu’en font les individus qui la composent.
bravo Mr Jean Marie Colombani pour cette brillante analyse de quelqu’un d’enfin lucide.je note quand meme l’incroyable irresponsabilite de l’equipe qui porte une grande responsabilite dans l’implosion du groupe France.Allez les bleus…ressaisizez-vous
Ceux qui pensent que “le foot n’est qu’un jeu” n’ont rien compris aux sports collectifs. Je leur proposerai de visionner l’interview de Lorànt Deutsch défenseur des joueurs et du symbole de l’équipe de France : http://fr.sports.yahoo.com/fo/pierrotlefoot/article/1267564/
Je n’ose pas penser un instant si les “Benzema, Benharfa et Nasri” etaient en Afsud qu’aurait etait le dechainement de la presse a leur encontre qui les aurait crucifies ou “croissanfies” avec l’aide des “philosophes”qui parlent d’ethnies de caillera….
Permettez au citoyen lambda que je suis de rester sur sa position, même si votre argumentation est parfaitement respectable. Nos “joueurs” n’ont pas le niveau technique pour participer à une coupe du Monde. Le sélectionneur n’avait pas le niveau pour encadrer une équipe au niveau mondial. Mais il faut aussi rappeler un aspect qui me semble essentiel, et qui affleure dans votre propos : faire du sport, c’est assimiler certaines valeurs, c’est les faire siennes complètement. Le véritable esprit d’équipe, le courage, la loyauté, le dépassement de soi (la compétition), le fairplay. Il est visible que certains joueurs ne savent pas ce que c’est. Ils jouent uniquement pour le “fric”. Ribéry, Anelka, Govou, Evra, se comportent comme des chefs de bande, pas comme des sportifs de haut niveau. Aimé Jacquet avait écarté des joueurs de grand talent sur le plan technique uniquement pour ce motif ; il avait eu raison. Des joueurs comme Gourcuff, Henry, Lioris, Toulalan ont toute leur place dans un “collectif”, parce qu’ils ont l’esprit sportif. Pas les autres, quelles que soient par ailleurs leurs qualités techniques.
Enfin une réaction censée et réfléchie parmi ce déluge assassin digne des pires lynchages sauvages que l’humanité a connus. La presse a une responsabilité énorme dans ce qui se passe aujourd’hui, ainsi que tous ces “charognards” qui gravitent autour de l’équipe de France depuis des mois. La “Bête” est touchée au coeur, elle est à l’agonie, et les vautours se ruent dessus. Et le public français, “gentil” mouton qu’il est, suit pour l’achever et afficher ainsi sa “bravoure”…
Allez les bleus !
Il faut aussi souligner par qui est menée la fonde : le journal L’équipe. L’incident du vestiaire a été l’occasion pour lui de déverser toute la haine retenue qu’il portait à l’entraineur et à ses joueurs. La défaite est maintenant voulue par le monde médiatique. Néanmoins, Escalettes, Domenech et ses joueurs sont bien responsables de cette déroute et M. Colombani ne peut pas les dédouaner. Les Français veulent des représentants qui aiment leur pays et qui se battent pour elle. Comme leur président, comme le président des Français aussi, ils fuient les journalistes, ils fuient la relation avec leur pays. L’exemple parfait est Thierry Henry, sportif Français le plus payé, meilleur buteur de l’histoire des bleus, ne vivant pas en France, chargé de contrats publicitaires et même pas capable de venir parler aux journalistes dans la tempête. Il est clair maintenant qu’ils doivent mériter l’honneur qui leur est fait.
Merci à Monsieur Colombani de nous montrer (enfin) la voie de l’intelligence et de la décence.
Ces derniers temps l’usage frénétique de certaines figures de rhétorique de la part de nos élites sent la démagogie à plein nez : l’équipe de France de foot ce n’est pas la France.
D’autres part on n’imagine mal Néron assistant aux combat des gladiateurs se plaindre des têtes qui tombent.
Nos sociétés veulent du sang : elles sont servies.
Merci Mr Colombani,enfin un article et des propos mesurés.Je suis parfois surpris de voir comment l’être humain peut rentrer dans un cercle “vicieux” ou tous les protagonistes générent et amplifient une problématique. Notre condition humaine c’est cela et aussi de savoir reprendre chacun notre part de responsabilité.
Marc de Nouméa
Réduire la victoire des bleus en 1998 à la seule personne de Zidane sans donner de légitimité aux autres joueurs de l’époque me semble un peu exagérer. Surtout qu’il a bafoué les règles de l’éthique et du fair-play, le français a parfois la mémoire courte, ou sélective. Cela fait longtemps que le foot français a perdu les valeurs sportives qu’il devrait incarner. Comment expliquer à mes enfants que celui qui marqua la coupe du monde en 98, réduisit les efforts de son équipe 8 ans plus tard en donnant un coup de tête à un adversaire durant la finale ? Quelles valeurs ce sport doit-il transmettre ? Respect de ses adversaires, des ses co-équipiers et de son public ou bien , égoïsme, égocentrisme et colère ? Oui, cette équipe est moribonde et ce depuis longtemps, depuis que les aspects financiers sont largement passés devant les valeurs sportives et que les joueurs ont été élevés au statut de dieu. La fête du football, quelle rigolade !
Cela dit, je suis d’accord avec vous, il ne faut pas stigmatiser le football qui malgré tout doit pouvoir donner de belles choses et transmettre de vraies valeurs. L’équipe de France me fait penser à un club fermé de milliardaires qui daignent se retrouver de temps en temps pour jouer au ballon, contraints par des contrats publicitaires mais sujets aux caprices de leur impunité. Mais là, avec cette épisode tragi-comique, leur carapace a volé en éclat et leur véritable image s’est faite jour. Et ce n’est pas reluisant, loin s’en faut.
Je ne suis pas fan de football auquel je préfère largement les vraies valeurs du rugby mais je m’insurge contre cette pantalonnade. Un grand coup de balai est devenu nécessaire.
Quand on gagne, pas de problème mais dès que l’on perd…ah les étrangers, ces banlieusards,…ils ne sont pas à l’image de la France, blablabla. Quelle hypocrisie ! Ce qui m’étonne surtout c’est le passé, Zidane contre l’Italie – pas d’expulsion, Cantona et ces grosses crises, en avons-nous fait un tout un plat ?…La FFF n’a pas joué son rôle mais c’est sur, il ne faut pas s’attaquer à eux, donc on met tout sur le dos d’un seul joueur. Anelka est ce qu’il est, suffisant, arrogant, etc. mais il n’est en aucun cas le seul coupable. Enfin bref ! Je pense que tout ce blabla journalistique sert surtout à la Une qui perdra des millions si la France est éliminée et aux autres journaux (l’Equipe, le Figaro,…) qui n’aura rien à vomir ! Cette fronde m’énerve au plus haut point d’où ce post ! Quoi qu’il en soit cette coupe du monde est m…que et là c’est de l’avis général – j’ose le croire.
Un peu de lucidité qui fait du bien .
Le caïd mentionné par la presse n’est pas plus coloré que vous car il s’agit de Ribéry. Donc pour l’accusation “discriminatoire” envers ces pauvres joueurs colorés, on repassera plus tard Jean-Marie.
Meme s’il se passe souvent des évènements similaires dans les vestiaires, ca ne m’étonne pas de les voir ressortir dans la presse pour cette équipe étant donné que personne ne comprend pourquoi elle accumule les contres-performances alors qu’ils nous disent que tout va bien à longueur de conférences.
Ce que les gens veulent, c’est comprendre ce qui se passe et pourquoi. S’ils avaient des bons résultats ca n’aurait jamais été aussi loin. Mais qd on a un comportement aussi irrespecteux envers le maillot, envers les supporters, envers les médias, c’est normal que ca leur retombe sur la gueule de cette façon. Le “ménage” aurait dû être fait depuis longtemps et la FFF possède une entière responsabilité dans ce fiasco.
Et l’on peut critiquer les bleus de 98 autant que l’on veut, mais j’ai qd meme beaucoup de mal à imaginer un Deschamps donner son communiqué de “grève” à Jacquet. Nos joueurs actuels sont des enfants pourris qui ont surfés sur le succès de leurs ainés pour se faire surévaluer dans leurs clubs étrangers. D’ailleurs très peu d’entre eux sont de véritables cadres dans leurs clubs.
Cher Mr Colombani,
Vous venez par cet article exprimer tout ce que je ressents moimeme devant ce lynchage mediatique incessant qui a commencé bien avant le debut de ce Mondial et qui atteint maintenent son paroxysme .J ai personnellement toujours defendu Raymond Domenech et je persiste aussi a croire que Anelka est certainement l un des plus doués de sa generation .
Ceci etant meme si je ne comprends pas toujours les options choisies par le selectionneur ,je pense que l on doit les respecter et si tout le monde en avait fait autant au lieu de perorer et etaler sa science en oubliant cette regle essentielle de conduite celle de proteger notre equipe nationale et son moral ,on n en serait certainement pas la .
Quant aux pretendues insultes d Anelka ,c est le fait de n avoir meme pas eu le droit de s exprimer a ce sujet pour eventuelement se defendre qui est un scandal !
Je retiens en conclusion que l Equipe de France a l air de s etre soudée devant cette adversité et si toute cette tempète mediatique aura servi de catalyseur ,pour en arriver la ,eh bien bon vent et esperons pour tous ces jeunes qu ils feront un excellent resultat face a l AFS ,et que cela leur rendra la pillule moins amère .
Monsieur,
Vous dites sic ” Anelka, lequel est, à mes yeux, l’un des meilleurs joueurs français actuels”. Sachez que cet avis qui n’est en aucun cas une analyse n’engage que vous”. J’avoue ne pas être un spécialiste du football mais il ne faut pas être grand clerc pour simplement constater les résultats de l’EDF ces dernières années et ce dire que l’insolence qui est, officieusement, excusable quand la performance est au rendez-vous ne l’est avec cette équipe plus depuis longtemps, que cette histoire et vous le savez bien, bien au-delà du cas Anelka est sans doute représentative de tous les dysfonctionnements de la société française, que si Anelka à quelque chose à exprimer qu’il le fasse au moment opportun, soit avant la bataille, qu’ Arsen Wenger vu hier soir au 20H00 ne semble pas être aussi clément que vous le dites, que l’équipe de France à un rôle représentatif donc un devoir de retenue et surtout, surtout vous ne pouvez en aucun cas et malgré quelque analyse que ce soit renier le sentiment de honte que ressent une grande partie de nos concitoyens. Non Monsieur Colombani tout n’est pas excusable, tout ne se décortique pas à l’aune des intérêts partisans et chacun peux comprendre que les Français qui se lèvent tôt et qui travail péniblement pour des salaires de plus en plus bas aient honte et soient écœurés d’être représentés par cette bande de clown.
Et enfin de grâce arrêtez vos jérémiades sur ce racisme soit disant rampant et français qui n’existe que dans certains discours mièvres de candidats politiques dont le modèle de pensée remonte au siècle dernier. L’équipe de France de 1998 était multicolore et respectée ; celle-là n’est que multicolore. On ne peut sans cesse vouloir excuser nos manquements avec cet argument facile.
Les Français ont simplement envie que la France fonctionne correctement mais malheureusement les exemples qui leurs parviennent tous les jours, celui-ci n’étant qu’un de plus, ne leur montre que le contraire. Ne nous y trompons pas cette affaire est le révélateur d’un système dans son ensemble et non d’un joueur en particulier.
MD
Je ne peux qu’être d’accord avec Mr COLOMBANI : étant un ancien “footeux” amateur, je suis bien sûr choqué par cette histoire mais savons aussi relativisé un tel épisode et regardez les autres événements de l’actualité notamment le drame des inondations dans le Var. Franchement pensez vous qu’il y a photo entre ces deux évenements ?
Jean Marie
Une fois n’est pas coutume, vu ce qui a été proféré y compris sur slate, un excellent papier sur la situation, avec le recul et lucidité qui font cruellement défaut en ce moment. Bravo Mr Colombani !
Merci! Enfin une parole censée.
Très bonne allusion à la démocratie de la rage.
Bravo pour ce message de sagesse , tout est dit; je rajouterai aussi que Domenech, même si on peut lui faire des reproches, a été discrédité par nombre de journalistes sportifs qui voulaient sa peau ( comme en son temps celle d”Aimé Jacquet avant 98): si l’on est discrédité à l’extérieur on l’est à l’intérieur, c’est une vérité de base du management. C’est ce qui a conduit les clans, les mots et la rébélion….. Voila l’avis d’un petit paysan de la creuse qui a déja fait un petit bout de chemin dans la vie , merci
Ce que vous dites n’est pas faux mais il n’en reste pas moins qu’il y a une grande hypocrisie dans tout celà. Les joueurs sont très habiles à utiliser les journalistes pour leur com’, ils ont tant tiré sur l’élastique qu’il leur revient maintenant plein pot, Fallait réfléchir avant.
Par ailleurs, je ne suis pas loin de penser que l’ampleur de tout ce psychodrame tient pour une part dans le rapprochement inconscient que les français font entre cette pétaudière de FFF, gérée à la petite semaine depuis des années par des médiocres accrochés à leurs prébendes d’amateurs, et notre société qui arrive enfin à se dire qu’elle va devoir payer pour des années de gestion egoiste du court terme. C’est un rapprochement facile, et qui a ses limites; on peut espérer que le gouffre est moins loin pour la France que pour ses footeux mais il sera peut-être plus difficile à contourner.
Courageur ou opportuniste ?
Je ne comprends pas bien l’intérêt de défendre un joueur comme Nicolas Anelka qui ne s’est jamais illustré en bien sportivement parlant au sein de l’équipe de France et qui au contraire a toujours fait preuve d’une morgue insolente à l’égard de son pays et de ses institutions.
Prendre le contre pied de l’ensemble de ce qui se dit dans 99 % de la presse ou dans les foyers pourrait être courageux mais c’est aussi à mon sens mépriser des réactions de dégoût parfaitement compréhensibles qu’un être normalement constitué peut avoir confronté au spectacle surréaliste et affligeant que donnent ces gens qui donnent vraiment l’impression de se foutre de tout.
Finkielkraut s’est radicalisé dans ses propos depuis longtemps mais force est de constater que son analyse su ce qui se passe actuellement est très juste. Le nier n’est-il pas foncièrement hypocrite ??
Et faire de ces joueurs “les symboles d’une partie de la société” est-il complètement aberrant ? Pourquoi devrions nous avoir une équipe en France si peu représentative du pays alors que ce n’est pas le cas pour quasiment toutes les autres équipes nationales du monde entier ?? Finalement peut être cette polémique aura t elle sera t elle utile à certaines prises de conscience bien nécessaire aujourd’hui en France.
On voudrait que les sales gosses non-éduqués et surpayés de l’équipe de France donnent l’exemple ! Jalousés pour leurs émoluments aberrants, références des élites patronales pour justifier des prétentions salariales non moins aberrantes, ils ne sont finalement là que pour servir de boucs émissaires dérivatifs aux turpitudes, n’en déplaise à Mr Finkelkraut, de nos élites et de la décadence de nos institutions, et lorsque, enfin, ils envoient péter l’hypocrisie de ce système, coup de boule où insultes, gestes qui, eux, sont sanctionnés normalement, nos grands intellectuels sont là pour leur tomber dessus. Si un pédagogue n’est pas capable de résister à la provocation, comment voulez vous que les cow-boys des terrains y résistent ! Si le premier personnage de l’état se laisse aller à l’insulte et au recours du croc de boucher, il est normal, bien qu’injustifiable, que le talent pur insulte l’incompétence d’une institution qui ne donne plus l’exemple : La pédagogie, c’est d’abord l’exemple, avant la sanction, sinon la sanction se retournera contre les donneurs de leçons, dans une réciprocité déchainée contre des élites qui, malgré les belles leçons qu’ils donnent, ont toutes perdus le sens moral de la maitrise de soi. Et mr Finkielkraut, de son propre aveu sur France inter ce matin, n’est pas sur de ne pas réagir- si on l’aborde comme Sarkozy lors de l’épisode cass toi pov con- sans violence. Il se met donc lui-même hors-jeu, avouant ne pas avoir les fusibles nécessaires pour résister à la provocation : peut-être devrait-il aller dans les cités prendre des cours de non-réciprocité !
enfin quel’q'un qui dénonce la déisgnation de joueurs comme étant des vendeurs de cocaine (parfosi armés)
quant à la cabale de l’équipe??? 3jours de déformation et d’aggravement des faits. pour une engueulade de vestiarei??!!
quel est le but du journal l’Equipe? sur ordre de qui??
le patron se répand en interview diverses pour répéter sa tribune …
en EdF on a vu un capitaine interdit de s’exprimer comme il l’entend et de même pour anelka bel exemple de démocratie !!!
Sans l’article (et surtout le titre) du journal l’Equipe, nous n’aurions pas eu droit à ce psychodrame .
Certes je suis navré par l’attitude, et, peut être,l’incompétence du sélectionneur ainsi que par une certaine apathie des joueurs, mais je me pose des questions sur les motivations réelles du journal autres que des motivations mercantiles en employant ainsi de telles techniques digne de la presse à scandale.
Ce n’est pas demain que je rachèterai le journal L’Equipe.
Je déteste la foule qui, en meute, crie “haro sur le baudet”. L’hystérie collective est un signe de décomposition mentale et mène toujours à la barbarie. Je ne peux donc qu’approuver l’intelligente sagesse qui guide la plume de M. Colombani. De plus, les intentions du journal L’Equipe sont certainement impures à tous égards et la méthode choisie est assez nauséabonde à mes yeux. Celà dit, il faut distinguer la forme du fond. Et quand une prestation est nulle, il faut le dire! Il est légitime de trouver déplorable l’attitude des joueurs sur le terrain comme dans cette lamentable affaire, légitime aussi de demander des comptes à un entraineur dont les résultats depuis 2008 sont à pleurer, légitime enfin de s’interroger sur l’aveuglement ou l’imbécilité de ceux qui l’ont maintenu à son poste en dépit de ses évidentes carences. Alors, non au lynchage, mais oui aux bilans, et sans concessions. Quand on aime le foot, c’est le moins que l’on puisse exiger.
Magnifique de mauvaise foi ! Quand l’équipe de France gagne, on peut en tirer des leçons. Quand elle perd, ou plutôt quand elle se vautre dans son autosatisfaction, quand elle montre son visage de mutli-millionnaires prétentieux et égoïstes – en plus d’être lubriques – il ne faut rien en tirer. M. Colombani, avec des raisonnements aussi contradictoires, votre journal Le Monde va se faire racheter par France Télécom et c’est bien fait.
L’argumentation de M. Colombani tirns en 2 points:
1) Ce n’est que du sport
2) Ne pas en faire le miroir des problèmes sociaux
Malheureusement en 98′ lui et tout ses semblables tenaient le discours opposé.
En 98′ j’y croyais ou je voulais y croire.
Aujourd’hui je n’y crois plus ou plutôt je crois ce que je vois, aussi bien dans l’EdF que dans la société.
Je me marre! Tous les mecs arrogants qui soutenaient Domenech en disant “vous la ramenerez moins quand on aura gagné la coupe du monde!”, à tous ceux là je leur dis bravo. Bravo d’être aussi naïfs et idiots et c’est bien fait pour vous. Une fois de plus la réalité éclate les beaux discours universalistes. C’est un fiasco total!! Et malgré tout il y en a encore pour défendre ces pauvres joueurs amateurs et vulgaires qui touchent 800 000€ par mois!!
Etes-vous tombés sur la tete ou complètement neuneus ?
S’ils avaient pris en otage domenech vous leur auriez encore trouvé des excuses! “c’est la faute des médias!”
Mais heureusement qu’ils sont là pour dénoncer les graves problèmes de cette équipe, sinon rien ne se serait passé et on aurait encore eut droit à la même équipe avec Blanc.
Et encore, la presse n’a pas tant de pouvoir que cela, malgré la pression pour virer Domenech et il resté en place pendant 6 ans! Et Pour finir sur quoi ? Un echec lamentable.
Repartons de zero, c’est la meilleure qui pouvait arriver au foot français.
quand on se permet de donner des coups de boule dans un match de coupe du monde moi je dis alors tout est permis :ne nous plaignons pas de la suite logique des choses
il faut tout reprendre a zero:::
merci pour cet article la pensée unique et la tactique du bouc émissaire m’inquiétent .quand il y a consensus ou unanimité je pense que la démocratie est en danger (oui même pour du foot) car la parole unique est celle des totalitarismes et nous avons droit en ce moment aux choristes revisités dans un style choeur des Erynies;des relents de réglements de compte et de jalousie passent dans les failles d’un système gangréné par les interêts financiers et autres ;à crier sur “le fric” des joueurs on oubli celui qu’ils générent et avec un autre niveau! Les résponsabilités sont partagées mais il faut se contenter de ceux que l’on désigne à la vindicte générale ….
Le “gentleman” Terry a été déchu du capitanat pour affaire de moeurs.
“Anelka a été renvoyé pour avoir exprimé son opinion”
Voilà, tout est dit sur le niveau de votre analyse: insulter son entraineur et sa mère, c’est exprimer “une opinion”.
A part ça vos dithyrambes sur le jeu d’Anelka prouvent que vous n’y connaissez rien.
Vous avez raison, M Colombani, ne ratons QUE la moitié de la recette ! L’ autre n’ ayant pas encore commencé de cuire ou étant déjà brûlée ? Cette façon de tout diviser est, de plus, très compatible avec l’ obsession de la .. diversité jusqu’ au désastre. Après tout nos souffrances sont collectivisées, mutualisées ? Donc moindre contribution en apparence. Mais, en réalité, ce sont des fleuves entiers de ressources qui leur sont consacrés !
Nous avons un surhomme nommé Anelka qui est le produit incestueux d’ un certain Nicolas, pour le langage grossier, et d’un certain Zizou en finale de CDM, pour le comportement “décalé”.
Ahhh, on a les élites qu’ on mérite ! Mais alors, où vous place t-on là-dedans, M Colombani ? Et vos confrères bienpensants ? Eux si visionnaires, qui ont financé quelques succès au prix d’ échecs par milliers, de quoi parlent-ils aujourd’hui ?
“Un jeu” qui a accepté toutes les perversions qui éclatent à l’heure actuelle au grand jour. C’est toujours facile de faire les distinctions artificielles afin de ne pas voir en face la réalité des problèmes, monsieur le bien-pensant Colombani.
Ah oui, merci M.Colombani ! Le nom d’Anelka a été jeté aux chiens, comme aurait dit Mitterrand, et 1) il a refusé dignement une parodie d’excuses 2) ses copains (Abidal, Evra, Gallas et Malouda, semble-t-il) n’ont pas accepté cette curée. Je leur dis bravo, et je suis fier de les avoir pour compatriotes (sauf quand Evra veut faire la peau au “traître”, je déteste *toute* chasse à l’homme).
L’équipe qui nous a été présentée lors des deux premières rencontres n’a collectivement ni le niveau, et individuellement ni la maturité* nécessaires à la participation à une coupe du monde de football.
Les responsabilités sont à chercher du côté de ceux qui encadrent ce groupe depuis 6 ans ; ceux-là mêmes qui sont chargés – car personne ne peut le faire à leur place -, de sélectionner les joueurs et le « staff » qui se révèleront à la hauteur des enjeux d’une manifestation sportive d’une telle importance : enjeux humain, collectif, individuel, éthique, technique, stratégique, tactique, et financier.
*Comment ce groupe a-t-il pu passer à côté du fait suivant : une fois rendue publique, l’insulte d’Anelka appelait inévitablement une sanction exemplaire.
Un Anelka qui s’est longtemps étonné de ne pas être sélectionné en équipe de France. Aujourd’hui, on ne peut espérer qu’une chose : c’est qu’il ait compris une bonne fois pour toutes les raisons de ce refus depuis 12 ans : non respect de la hiérarchie et des consignes de jeu.
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Quant à ceux qui saisissent ce qu’ils croient être une opportunité pour continuer de régler leur petit compte communautaire – nommément Finkielkraut et Zemmour -, force est de constater que ces derniers sont bien en dessous de tout ce que l’on est en droit d’attendre (même si… de moins en moins) d’un intellectuel et d’un journaliste politique ; difficile de ne pas voir, là aussi, la même incompétence et la même immaturité face aux vraies questions que posent ce fiasco programmé de longue date à en croire les professionnels du monde du football : fiasco avant tout SPORTIF ; n’en déplaise à ceux qui souhaiteraient y voir une échec qui toucherait la société française dans son ensemble.
Et si honte il doit y avoir, elle ne saurait toucher la France mais… bien la Fédération française de football qui, année après année, a mené ce groupe là où il est aujourd’hui, ou bien plutôt, là il n’est pas et n’aurait très certainement jamais pu être.
Il fallait un Colombani pour nous faire une grand analyse visant à démontrer que l’EDF serait victime d’une sorte de complot droitier! Trop de pensée tue la pensée, et M. Colombani est tout simplement à des années lumières du terrain et de l’impression générale laissée par cette équipe quand il la défend, contre tous.
Désolé, Mr Colombani, mais Alain Finkielkraut a raison. Et je pousserai la critique plus loin. Si un pays s’enrichit de cultures différentes, a contrario il s’appauvrit en adulant des indivdus vulgaires, sans aucune éducation ni respect et qui s’ingénient à jouer les caîds, drappés et protégés par la notoriété artificielle que leur ont donnés supporters aveugles et médias intéressés, financièrement bien sûr. Le danger est bien réel que de voir des jeunes, souvent de culture étrangère, s’identifier à ces “héros” de papier qui par leur attitude ont su “niquer” tout un pays et une culture qui n’est manifestement pas la leur. On doit bien rire dans certaines banlieues….Le communautarisme d’irrespect, d’inculture et du “bras d’honneur” non seulement existe aussi, mais s’en trouvera conforter. Ne pas le voir et le dénoncer c’est accepter de futures dérives sociales et politiques que vous dénoncez à juste titre .
Enfin !
Un grand merci, monsieur Colombani, je désespérais de trouver quelqu’un de raisonnable, dans ce concert de loups affamés… Je trouve extrêmement inquiétante la moutonnerie de la presse et la capacité qu’elle a à infantiliser cette équipe. Certes, ce sont des jeunes d’origine diverses, dont aucun n’a réussi le concours d’une grande école, mais ce sont des jeunes gens que tous décrivaient comme “solides” et “mûrs” lorsqu’on cherchait des qualités à cette équipe (je pense en particulier à Patrice Evra).
Face à une décision prise à la hâte et sans leur donner le sentiment de leur responsabilité, ils ont eu une réaction abusive classique : le boycott… d’une séance d’entraînement ! On a quand même vu pire ! Pas d’insulte publique, un communiqué laconique qui n’oublie rien de leurs devoirs… Pas de quoi fouetter 24 personnes !..
Je m’arrête pour vous dire à nouveau merci, et espérer que la presse française quittera un jour ce paternalisme qu’elle ne peut incarner, elle qui a quand même mis le feu aux poudres !
Continuez Mr Colombani à ne pas vouloir regarder la vérité en face.
Nous sommes face à l’un des pires tournants de notre histoire, le communautarisme est un danger pour la république, ce qui se passe en EDF est une réplique de ce que nous vivons tous les jours. Manifestement il n’y a pas de vie possible ensemble quand nous sommes trop différents.
Mais dans votre tour d’ivoire, vous ne pouvez pas le voir, ou ne voulez pas le voir par idéologie sans doute.
Quant à ceux qui saisissent ce qu’ils croient être une opportunité pour continuer de régler leur petit compte communautaire – nommément Finkielkraut et Zemmour -,
Le sieur ULESKI pourrait il nous expliquer ce qui l’autorise à classer Finkielkraut et Zemmour dans la catégorie des communautaristes ?
Parce qu’ils ont un patronyme juif ?
Ils sont d’abord Français et expriment (à tort ou à raison, c’est une autre question) une opinion largement répandue dans l’ensemble de la population.
Votre commentaire est franchement déplaisant.
JM Colombani ecrit:
“Ecoutons John Terry, le capitaine anglais, qui dit que la sanction est une mauvaise décision et qu’Anelka a été renvoyé pour avoir exprimé son opinion”
Dites moi, Anelka, il a des “opinions marquees”!
A la place de Domenech je ne l’aurais pas expulse, j’aurais repondu “Casses toi, pauv’ con!”…Juste une opinion…
Heureusement la peine capital n’existe plus en France sinon le journal EQUIPE devrait guillotiner Anelka. Bref ! on redescend sur terre.
Merci à JMC pour cette analyse apaisée.
Un grand merci monsieur Colombani du fond du coeur pour ce beau papier,
En vous lisant, je me rassure qu’il y a des personnes formidables qui n’ont pas profité de cette occasion pour vider leur sac de haine (soit contre les banlieusards/racailles comme Ribery Anelka etc..) ou les basanés (tous confondus). Je vous remercie en tant que banlieusard, qui croit en la France lumineuse, et comme beaucoup de jeunes je continue à être derrière les Bleus, entraineur aussi, jusqu’au bout sans les lâcher en route.
Formidable le foot, cependant une affaire hallucinante telle que Bettencourt-Woerth ne mérite pas une seule ligne de votre part ni du site Slate!
Très étrange!
Voici ce que nous avons publié pour l’instant sur cette affaire, d’autres articles plus analytiques sont en cours de rédaction
http://www.slate.fr/story/23319/pourquoi-eric-woerth-doit-demissionner
Merci pour votre brillante analyse. Je suis sur la même longueur d’onde que vous.