Pendant les semaines de préparation qui ont précédé le Mondial sud-africain, la presse française n’a pas été particulièrement tendre avec les Bleus, mais on sentait toujours qu’elle se retenait, espérant les voir réaliser l’exploit de se mettre à bien jouer du jour au lendemain. Elle se rappelait sans doute aussi 2006 et surtout 1998, où la sélection nationale avait fait mentir des médias un peu trop rapides à l’enterrer.
Même après le match nul contre l’Uruguay du 11 juin, on soulignait les motifs d’espoir et de satisfaction. Mais cette fois, c’est fini: les journaux de l’Hexagone se déchaînent contre les joueurs et leur sélectionneur au lendemain de la défaite 2-0 face au Mexique.
Imposteurs
«Sait-on jamais qu’ils finissent champions du monde et qu’ils ne pardonnent jamais à notre journal», écrit Fabrice Jouhaud de L’Equipe dans son éditorial, avant d’ajouter: «Franchement, on s’en fout». Le quotidien sportif, qui titre «Les imposteurs», écrit:
Ce matin, la France contemple un champ de ruines: son équipe nationale. [...] Allons jusqu’au bout: moquons-nous de ces Bleus, profitons de ces instants pour éduquer les enfants dans la relativité des choses du sport. [...] La nullité de l’équipe de France dément tous les discours tenus par Raymond Domenech et ses joueurs sur leur force de caractère et leur capacité de réaction.
Le Figaro, sous le titre «Les Bleus au fond du gouffre», prend part à la fête: «Entre arrogance, déni de la plus évidente réalité et mésentente, les Tricolores creusent méthodiquement leur tombe depuis deux ans. Avec Raymond Domenech dans le rôle du fossoyeur. Lefigaro.fr (avec sport24.com) est un tout petit peu moins pessimiste, et estime que les Bleus sont «proches du gouffre»:
Aucune envie, aucune imagination, aucune conviction… Cette liste est non exhaustive bien entendue. Inoffensifs devant, battus dans l’engagement au milieu, dépassés défensivement, les Bleus ont rendu une copie désastreuse. Rien à garder, tout à jeter!
Jusqu’ici tout va bien
Le Monde tente lui la comparaison avec la scène d’ouverture du film La Haine de Mathieu Kassovitz, dans laquelle un homme tombe d’un immeuble de cinquante étages et se répète «Jusqu’ici tout va bien» pour se rassurer. Plus dure sera la chute. Pour les Bleus,ce sera un billet retour pour Roissy-Charles-De-Gaulle. Dans cet échec total, Ribéry et Anelka en prennent pour leur grade.
(Ils) ont regagné directement leur car, le premier goguenard, le second en dissimulant à peine son mépris pour l’engeance journalistique en quête d’une de ses fortes pensées. Leur Mondial s’achève par un échec très personnel, puisque ni l’un ni l’autre, qui pensent pourtant avoir l’étoffe de cadres, ne se sont mis au service de leur équipe.
La Presse Quotidienne Régionale n’est pas beaucoup plus tendre avec les Bleus et s’en prend de façon virulente au sélectionneur. Les Dernières Nouvelles d’Alsace taclent ainsi Domenech:
Le malheur, quand il entre chez nous, c’est rare qu’on ne lui ait pas nous même donné la clé. Et depuis le début de cette Coupe du monde, Raymond Domenech laisse la porte grande ouverte.
Pour se changer les idées, les rédactions se sont tout de même amusées avec les mots. Pirouette préférée aujourd’hui, les «sombres héros», expression utilisée par lequipe.fr, l’Union de Reims et le Figaro. 20Minutes titre sur «L’équipe de France mange son chapeau» et nous offre un mystérieux «Ce n’est pas en s’approchant de la savane qu’on se débarrasse des grains de sable», qui ont enrayé la mécanique des Bleus. Le cahier spécial de Libération titre «Nettoyage aztèque» et n’est pas tendre avec les Bleus dans ses notes. Mais personne n’ira réclamer des excuses au quotidien cette fois-ci.
Pessimisme
En ce qui concerne les chances de qualification, difficile de trouver des optimistes. Pour Libération, «les Bleus n’ont plus qu’à espérer un concours de circonstance dont ferait partie, au point où on en est, une victoire face à l’Afrique du Sud mardi. Autant espérer fêter Noël le jour de Pâques.» «Tout le pays a intérêt à allumer des cierges tant le scénario d’une qualification pour les huitièmes de finale est compliqué», écrit Le Parisien.
Le mot de la fin pour SoFoot, qui se penche sur l’avenir du foot français, dans un article intitulé «Ce rêve bleu». Pour la revue sportive, il a disparu. Laurent Blanc, le futur sélectionneur, «arrive dans un champ de ruines». Même le mot de la fin n’arrive pas à être un brin optimiste:
Comme un signe, les Bleus auront bientôt un nouvel équipementier. En parlant de maillot… On se demandait à quoi servaient les bandes noires sur le maillot frappé du coq ? Maintenant on sait : c’était pour un mettre un parachute. Pour amortir la chute des Bleus. Aussi longue que douloureuse, et plus encore, prévisible.
Plus de liens et d’éditos à venir…
Photo: Pendant France-Mexique le 17 juin 2010 à Polokwane, REUTERS/Charles Platiau














on en a assez de la suffisance de ces joueurs, marre de leur manière de considérer seulement le mailleau des bleus comme un bon moyen de gagner de l’argent.
C’est une trahison.
je pense que la c fini il faut pas trot rever non plus accepter c’est la meilleur des philosphie qu’ont doit dire et le faire cette année n’est pas pour la france c’est des responsabilitées partager de la federation aux joueurs en passant par staf hier c’etais un match a ne pas perdre car pour mon point de vue il fallait mettre le maximum d’attaquant des le debut pour essayer de faire la difference tres tot car il davais pas ttitulariser gouvou y’avais mieux a faire
et pour conclure l’entaineur es tres nul
Eh bien, si nous baissons les bras, nous sommes aussi arrogants que les joueurs ! Quand on est fidèles, on est fidèles. On ne crie pas haro sur le baudet dès la première défaite ! C’est notre comportement qui est honteux, c’est trop facile. Ils se sont bien étalés, bien rammassés, ok. Le selectionneur est détesté par tout le monde, ok. Maintenant, il faut ABSOLUMENT encourager les bleus, leur dire qu’ils peuvent y arriver et maintenant de se dépasser, comme ces adorables américains ont si bien sû le faire contre l’Angleterre, avec passion ! Quand des adultes m’engueulaient, enfant, je n’avais pas du tout envie de leur faire plaisir. Par contre, quand ils me disaient “cette raté pour cette fois-ci, mais je te fais confiance, tu vas nous épater”, là je donnais tout.
Non, je ne suis pas naïve; mais la façon dont on lâche nos bleus, quand bien même seraient-ils des enfants gâtés, n’est que le reflet de nos propres valeurs. Et toc.
Sombres héros, en effet. Bon courage à Laurent Blanc qui devra faire le ménage et reconstruire une équipe renouvelée et ayant envie de “mouiller le maillot”. Les joueurs actuels sont en fait plus intéressés par leur club et la rentabilisation de leurs talents (ils en sont pourvus) que par l’équipe nationale. A Chelsea ou à Arsenal, ils se “défoncent”.
A quand une coupe du monde entre des clubs privés ? C’est peut-être ce dont rêve la FIFA ?
Les joueurs devraient vider leur poches ( euros ) avant d’entrer sur le terrain ils se sentiraient plus léger pour courir derrière le ballon . De toute façon en ayant besoin de tricher pour se qualifier c’était déjà une faiblesse avouer . Et c’est maintenant le vérité ressort .
Domeneck n’a jamais eu une carrure de sélectionneur et mème pas d’entraineur . Il faut tout refaire à zéro à ce stade là .Et arrèter le copinage .
Allez Laurent Blanc on compte tous sur toi .Tu auras le soutien de la France .
PANEM ET CIRCENSES
J’aime bien les commentaires des Fans de l’EdF. Encore plus pathetique que Ribery, Anelka et Domench dans le meme sac.
Mais cette equipe est bien le reflet de notre France, qui est persuadee de son bon droit. Domenech et son poste a 500 mille euros par an, des joueurs ayant acquis le statut de star et qui s’estiment intouchables. Les Francais, leurs acquis-sociaux et leur retraite a 60 ans. Non ?
Si on ne reforme pas tout ca, on va vite aller dans le mur.
Et belle gueule de Gourcuff ne pourra rien changer a tout ca. Lui qui ces 5 derniers mois a Bordeaux a ete incapable de delivrer une seule passe potable.
Si on ne change pas de mentalite, on va droit dans le mur et a la vitesse du son.
Le foot, c’est comme la vie. Education, Travail, Travail et Travail. Pas de secret.
on nous parle de repousser la retraite de deux ans,mais je vous demande de faire une exeption et de les laisser partir tout de suite!
Jusqu’à présent, cette équipe s’est surtout distingué par son arrogance, sous estimant toujours ses adversaires, s’octroyant le droit de se comporter comme des princes, au mode de vie aussi dispendieux que futile. Cette équipe ne mérite pas de gagner, ni par son jeu, ni par son esprit. Vouloir gagner la coupe du monde, ce n’est que de la vanité, et pour ces joueurs, gagner serait un honneur immérité. Par leur défaite, nous évitons ainsi de voir leurs têtes de star portées à l’écran dans toutes les publicités pour biscuits que les chaines n’auraient pas manqué de nous asséner. Nous évitons de les voir portés en exemple. Ouf, cette défaite me soulage.