Nouvel épisode des débats de la rédaction de Slate: le Brésil va-t-il gagner le Mondial? Oui pour Mathieu Grégoire, non selon Aurélien Le Genissel, qui s’affrontent à coups d’arguments chocs, de démonstrations implacables et aussi de mauvaise foi assumée. Et vous, de quel côté penchez-vous?
L’EQUIPE
AURELIEN LE GENISSEL: On annonce le Brésil comme l’un des grands favoris de la compétition, avec l’Espagne. Mais, à regarder de plus près son équipe, on voit que c’est par pure tradition. Des sélections comme les Pays-Bas, l’Espagne, l’Argentine ou même l’Angleterre (gardien exclu) ont de meilleurs joueurs poste par poste. Il suffit de constater que les meilleurs footballeurs de la canarinha sont le gardien (Julio Cesar) et l’arrière droit (Maicon). Sans oublier qu’on cherche encore le vrai remplaçant de Roberto Carlos sur le flanc gauche. Marcelo est passé à la trappe et Dunga semble avoir découvert Bastos à deux jours du Mondial, comme par hasard après une frappe très similaire à celles de l’ancien joueur du Real. Un pseudo Roberto Carlos pour un pseudo Brésil? De plus, Lucio a 32 ans et il a déjà fait une très longue saison à l’Inter. Et Juan, il joue où déjà?
MATHIEU GREGOIRE: A l’AS Roma, où il a relégué toute la saison le méritant Philippe Méxes sur le banc et fait oublier le départ de Chivu à l’Inter Milan. Disons-le tout net, la grande force du Brésil cette année, c’est son collectif, façonné par le rigoureux Dunga, et pas la multitude d’étoiles filantes de 2006. Rappelez-vous l’équipe éliminée par la France lors du Mondial allemand: Ronaldinho, Ronaldo, Kaka, Adriano, Robinho, Roberto Carlos… une armada digne d’une pub Nike. D’ailleurs, la Seleçao, ce fut longtemps une pub Nike. On peut critiquer Gilberto Silva, Elano ou Michel Bastos, qui seront titulaires ce mardi soir. Mais eux ne font pas de grigris sur le tarmac de l’aéroport de Rio, ils ont une hygiène de vie correcte, ils dorment huit heures par nuit, ils se livrent corps et âme à la sélection, leur seule amante.
Ronaldo, Adriano, Ronaldinho, Rivaldo, Denilson et avant eux Romario et Bebeto… ils n’ont jamais été aussi bons qu’avec des soutiers derrière (Dunga justement en 1994 et 1998, Branco, Jorginho, Cafu, Aldaïr, Roque Junior, Kleberson, Juninho Paulista, etc.). Voir Denilson, revenu début 2010 de son exil au… Vietnam, faire l’otarie en AfSud. Ok, on en aurait pris plein les yeux quinze secondes, on aurait chanté «Oba, Oba Oba», mais cela n’aurait pas suffi face à la Côte-d’Ivoire ou au Portugal.
Et Roberto Carlos, pour moi, c’est autant l’homme des déboulés clinquants et des frappes tonitruantes qu’une imposture de latéral gauche qui tente un retourné tragique dans sa surface de réparation.
ALG: La Roma? La même qui a terminé deuxième en championnat et a perdu la finale de la Coupe face à l’Inter. Celle qui vient d’embaucher le scandaleux Adriano? Pas vraiment la culture de la gagne tout ça. La force du Brésil, c’est sûrement son collectif. Encore faut-il que cela suffise. On dit aussi ça de la France ou de l’Italie. «La force du collectif», c’est souvent une belle façon de dire que l’équipe n’a pas le niveau. Car dormir huit heures par jour et avoir une hygiène de vie correcte, quand on joue au Panathinaïkos (Gilberto Silva), au Galatasaray (Elano) ou qu’on s’est fait jeter de Manchester City (Robinho), ce n’est pas suffisant…
Et je reprends même ta phrase «Rappelez-vous l’équipe éliminée par la France lors du Mondial allemand»: Kakà, Lucio, Juan, Gilberto Silva, Robinho… ça ressemble pas à l’équipe titulaire de ce soir? Dunga est frileux et conservateur. Contrairement à ce que tu dis, il n’a pas révolutionné l’équipe. Le Brésil est même la deuxième équipe la plus vieille du Mondial. Et les vieux (Angleterre, Italie, France…) ne réussissent pas trop ces jours-ci!
Sans parler de son temps de retard en choisissant deux joueurs de Wolfsburg: Josué, un milieu de 31 ans venu tenter sa chance en Europe en 2007, et Grafite, plus ou moins la même histoire avec un arrêt au Mans (deux sélections, une en 2005 et une en 2010). Wolsburg, c’est l’année dernière qu’ils étaient bons. Cette saison ils ont terminé 8e du championnat et se sont gentiment fait éjecter de la Ligue des Champions. Luis Fabiano n’a pas intérêt à se blesser…
L’histoire
ALG: C’est mathématique. Cela fait plus de 50 ans qu’une équipe sud-américaine gagne en alternance avec une européenne. En 2010, c’est donc le tour de l’Argentine ou de la seleçao parce qu’on voit mal l’Uruguay, le Chili ou le Paraguay aller au bout. Cette année, les hommes de Maradona forment une plus belle équipe. Messi, Tevez, Higuain à l’offensive, cela a de la gueule, la gueule d’une attaque brésilienne. Et puis les Brésiliens ont déjà remporté le droit d’organiser le Mondial 2014 et les jeux de Rio en 2016. Faudrait donc pas exagérer non plus.
MG: Tiens, tu viens de trouver une belle excuse à Raymond D. pour expliquer le futur fiasco de la France quelques jours après l’obtention de l’Euro 2016, même s’il y avait sûrement pensé. Plus sérieusement, sortons les calendriers. 1994, 2002… 2010? Le Brésil a pris la bonne habitude de gagner tous les huit ans. Contrairement aux 31 autres équipes, le Brésil est la Coupe du monde. L’équipe préférée du public, son premier souvenir de ballon rond, un label de winner certifié, une sécurité sociale du jeu léché… Dix-neuf participations au Mondial en dix-neuf éditions, cinq victoires. Je le réécris tellement c’est fou: cinq victoires.
Par nature, tout footballeur brésilien nait avec déjà deux doigts sur le trophée. Il faut aussi souligner en ce premier Mondial sur le sol africain: le Brésil a déjà réussi à remporter la Coupe du monde dans quatre “continents” différents: l’Europe (la Suède en 1958), l’Amérique du Sud (le Chili en1962), l’Amérique centrale et du Nord (le Mexique en 1970, les États-Unis en 1994) et l’Asie (Japon Corée 2002)….
Rien n’effraie les globe trotters de la Seleçao, alors que par exemple, aucun pays européen ne s’est s’imposé par le passé en dehors de son continent. Quant à l’Argentine, humiliée en finale de la Coupe des Confédérations 2005, rossée en finale de la Copa America 2007 (3-0), elle restera dans l’ombre cette année. Même avec Diego El «Diez» Maradona comme sélectionneur de droit divin (mais pas spécialiste du droit tactique…), l’Argentine s’est faite corriger à domicile le 6 septembre dernier (1-3), lors des éliminatoires sud-américains. L’histoire récente continue de parler pour le Brésil, encore vainqueur de la Coupe des confs l’an dernier.
ALG: Je reconnais bien là ton côté révolutionnaire. Alors, il vaut mieux donner directement la Coupe au Brésil vu qu’aucune autre équipe ne peut statistiquement gagner. Et, si je comprends bien, celle de 2014 aussi vu qu’ils jouent chez eux en Amérique du Sud. Heureusement, le foot ce n’est pas que des stats. C’est même souvent le contraire. Ce sont des stats remises en questions à chaque compétion. Comme en 1950, avec le maracanazo de l’Uruguay, comme en 1974 avec la malheureuse Hollande, comme en 1978 avec l’Argentine ou en 1998, avec la France, qui s’ajoutent à la liste des vainqueurs. Ce serait pas beau de voir une nouvelle équipe (l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas…) remporter le titre alors qu’il se dispute pour la première fois sur le sol africain?
Les stars
ALG: Robinho est le plus grand bluff brésilien depuis Denilson. Il a été incapable de s’imposer au Real Madrid et n’a enchainé que des caprices de star à Manchester City où il ne jouait presque pas. En ce qui concerne Kakà, l’autre star supposée de l’équipe, il n’a disputé que 2.520 minutes cette année (58% du total) avec les merengues et n’a marqué que 9 petits buts. Sans oublier qu’il a été traumatisé par Cristiano Ronaldo, après leur année commune au Réal, et on verra comment il réagit en le voyant jouer contre lui avec le Portugal. En plus, un sélectionneur qui laisse chez eux des joueurs comme Pato, Diego, Ganso ou Neymar ne mérite pas de gagner le Mondial!
MG: Mais ce n’est pas l’année des stars, plutôt celle du collectif! L’Olympique de Marseille qui domine la Ligue 1, l’Inter Milan qui remporte la Champion’s League… Deschamps, Mourinho, Dunga, même combat, la primeur au bloc équipe, Brandao plutôt que Ben Arfa, Eto’o qui peut jouer arrière droit… Finis les caprices de divas, on se plie aux règles, la créativité est canalisée, pas forcément éteinte. Un peu moins beau, mais aussi moins risqué.
Non, il n’y a pas de stars dans cette formation brésilienne. Convalescent, Kaka n’est d’ailleurs pas sûr de débuter ce soir. Mais ça ne devient pas une affaire d’Etat car la force de ce Brésil est toute autre. Quelle est l’équipe la plus homogène du groupe G? La Côte d’Ivoire a Drogba, mais une défense en bois et des egos taille XXXXL. Le Portugal a Cristiano Ronaldo mais un fond de jeu sans la moindre saveur. Lundi 14 juin, le Cameroun, malgré Eto’o, nous a proposé une purge monumentale, butant sur la barrière fatidique des quatre passes consécutives.
Avec les 23 Brésiliens, on peut composer deux équipes de football de niveau similaire! A l’image de la jeune équipe d’Allemagne, le Brésil est plus compact que brillant. Mais comme la Mannschaft l’a démontré dimanche soir, ce n’est en aucun cas synonyme d’ennui. Sous l’ère Dunga, le Brésil a inscrit 119 buts en 55 rencontres, soit une moyenne de 2,16 par rencontre. Au Mondial, jusqu’ici, je ne vois pas beaucoup d’équipes capable de trouver cette vitesse de croisière offensive.
ALG: Pour le coup, on est d’accord. «Il n’y a pas de star dans cette formation brésilienne». Mais il n’y a non seulement pas de star mais pas de créativité qui pourrait être canalisée. D’accord, le Brésil a une équipe homogène. D’accord, le Brésil est meilleur que le Cameroun. D’accord, le Brésil passera peut-être la phase de poule. Et après? Ce n’est pas l’homogénéité qui a couronné le Brésil 5 fois champion du monde. A ce petit jeu là, les Allemands (ils l’ont démontré dimanche) et les Italiens (ils l’ont démontré en 2006) sont largement plus fort.
Le Brésil, c’est Pelé, c’est Zico et Sócrates, c’est 18 buts en 7 matchs en 2002. A l’exception de 94 (et encore on minimise son jeu offensif), le Brésil champion du monde c’est un Brésil à l’attaque, un peu anarchique et surtout pas canalisé ni homogène. Ça c’est le Paraguay ou le Chili. Une attaque «de poids», quoi. Dunga aurait dû mettre Ronaldinho, Ronaldo et Adriano titulaires ensembles…
Le jeu
ALG: Pour le «jogo bonito», on repassera. Ou on ira regarder les matchs de l’Espagne ou… de l’Allemagne. Mais on dit surtout que cette équipe ressemble à celle de 94. Et c’est vrai que niveau ennui sur le terrain, la concurrence est rude. Sauf qu’à cette époque il y avait Romario et Bebeto et là il y a Robinho et Luis Fabiano (ou Grafite!). Ce n’est pas la même chose.
MG: Incontestablement, l’Espagne propose le «jogo bonito» cette année. Ce qui s’avère dommage, c’est que ce sera le «jogo finito» lorsqu’ils se feront sortir sans gloire en huitièmes ou en quarts de finale. Le beau jeu ne fait pas tout. En 1982, la Seleçao de Socrates et de Zico jouait au foot dans une dimension parallèle. En vain. Ronaldinho en a parlé un jour comme la merveilleuse formation restée dans l’Histoire comme celle qui n’a pas gagné de Coupe du monde. On n’est pas aux Mondiaux de street football, pour gagner, il faut de l’expérience, de la rigueur, une équipe qui ne se délite pas à la moindre contrariété.
Les Brésiliens ont ce passif, leur groupe est en béton armé, il y a moins de déséquilibre entre l’attaque et la défense comparé à 2006. Surnommé Terminator, Dunga a la même aura auprès de ses joueurs (et la même coupe de cheveux) que Deschamps à l’OM. Oui, son équipe ressemble à celle de 1994, mais comme cette année-là, des talents émergeront en route: l’excellent Ramires, de Benfica, le sniper Luis Fabiano, qui n’a plus rien à voir le fantôme entr’aperçu au Stade Rennais au début des années 2000,ou Nilmar, l’ado vu à Lyon enfin devenu un homme. Tout le Brésil remercie chaque matin les cieux que Julio Cesar ait pris la place de (Fido) Dida dans la cage. Et pour tous les nostalgiques du dribble déroutant, façon Garrincha le danseur Copacabana, il reste Robinho, artiste contemporain sous-estimé
ALG: Je vais faire semblant de ne pas avoir entendu pour l’Espagne. Cette même Roja «qui se délite à la moindre contrariété», comme pendant l’Euro 2008 où elle a sorti ces équipes d’ «expérience» et ces «groupes en béton armé» qu’étaient (et que sont toujours) l’Italie et l’Allemagne, et que tu défends tellement.
Si elle ne fait pas attention, la canarinha va se retrouver face à elle en huitième et ça ne va pas leur faire plaisir. Et contrairement à ce que dit Maicon (mais que va-t-il dire sinon?) tout n’est pas salsa, rire et percussions au Brésil. Un groupe en béton armé où Alves et Baptista s’engueulent et où (faute de pubs Nike) Robinho s’amuse tout seul à danser dans les vestiaires. Pour ce qui est du sniper-révélation Luis Fabiano, cela fait 5 ans qu’il poireaute au FC Séville à attendre qu’un grand club (le Milan surtout) se décide à l’acheter. Il a été deux fois blessé cette saison et n’a marqué que 15 buts. Pas vraiment ce qu’on appelle une valeur sûre. Surtout s’il n’y a personne derrière lui pour le remplacer en cas de pépin.
Et, vu l’état d’esprit de Dunga, la seule chose que va voir Ramires en Afrique du Sud, c’est l’ambiance dans les gradins pendant qu’il s’échauffe pour ne jamais rentrer.
Aurélien Le Genissel et Mathieu Grégoire
Photo: Ronaldo et Rivaldo avec le trophée de la Coupe du monde en 2002, REUTERS/Jerry Lampen















J ose esperer que Mathieu n’est pas celui qui a choisi de mettre Kaka dans les joueurs qui vont se rater!!
A moins avis le Bresil ne va certainement pas gagner la coupe du monde, et si par megarde ils ne finissent pas premier de groupe leur bourreau risque fort d’etre La Roja!
Il ne fait aucun doute que l’idee de Dunga n’est pas d’avoir une equipe spectaculaire “a la bresilienne”, cela dit peut on vraiment esperer quoique ce soit d’une equipe du Bresil qui ne joue pas son jeu? A t on deja vu une equipe italienne plus a l aise que quand elle joue son jeu?
Le match de l’Allemagne me donne un peu tort puisqu’on ne peut pas vraiment dire qu ils ont joue a l allemande mais ils jouaient contre une equipe qui ne peut pas se vanter d’etre parmis les meilleures… Je ne pense pas que l on verra la meme Allemagne devant des equipes plus fortes!
Le Bresil peut toujours surprendre mais vu les joueurs qu’ils ont cela tient plus du miracle que d’autre chose… Je ne sais pas comment Dunga a fait son choix mais il a choisi les joueurs les moins explosifs qu’il a pu…
Sur ce, il ne reste plus qu a souhaiter bonne chance a toutes les equipes, en particulier l’Espagne (equipe de mon coeur) et attendre un peu pour vrai ce que vaut le Bresil, parceque ce n est pas le match contre la Coree qui risque de nous aider… (Enfin, j ose esperer qu ils gagneront largement celui la au moins! Tablons sur un 3-0, ce qui serait un resultat honorable..)
De plus, comme le dit aurelien, les coupes du monde ne sont pas une question de stat…
Le Brésil s’est imposé face à la Corée du
Nord 2 à 1, à Johannesburg. Lents, sans inspiration.La sélection
menée par Dunga s’est en effet montrée d’une rare pauvreté.Ce qui
est sûr pour l’instant …c’est que ce groupe G (Côte d’Ivoire 0-0
Portugal) avant d’être celui de …la mort, est celui de l’ennui… mortel.La
…caractéristique commune des footballeurs Brésiliens fut leur goût
inné pour le jeu offensif, c’ est à dire, pour le véritable
football,joyeux et créatif.Comment est-ce possible que les
Brésiliens aient perdu leur goût inné pour le jeu offensif ? L’
explication est simple. Au lieu de développer les qualités de leurs
joueurs, qui les orientaient naturellement vers l’ attaque. Les
dirigeants Brésiliens ont mis leurs meilleurs éléments et
leursmeilleures equipes sous la direction d’ entraîneurs Brésiliens
“Européanisé au conformisme”, comme Dunga, Scolari, et Carlos
Alberto Parreira,qui pour eux seule la victoire est belle…En football, le Brésil devra se libérer, retrouver ce qui l’a fait sortir de l’ombre et qui refera un jour sa grandeur : son goût du jeu de création, son goût du mouvement, et de l’offensive!!!!
Bon bah on se “contentera” d’un pauvre 2 a 1…
Doit on parler de la bonne suprise de l’equipe de Coree du Nord (premiere mi temps plutot reussie, legere fatigue sur la deuxieme) ou de la deception de l’equipe bresilienne?
Comme je disais hier, aucune explosivite dans cette equipe, si ce n’est Robinho et Maicon qui a fait un gros match…
Je ne doute pas que le Brésil obtienne pour la sixième fois la coupe du monde. Je ne vois pas dans quelle mesure le Brésil peut perdre ses matches. Toytes les équipes de l’Europe ont la malchance d’être de temps en temps freinées par de petites équipes non reconnues à travers le monde sur le plan footbalistique.
Cette coupe ira en Amérique. Les Eurpéenns, bien qu’ils soient nombreux perdront la victoire, alors que les équipes américaines sont au top. Si l’Spagne rencontre le Brésil au 2è tour, sachez et soyez sûr qu’elle sera battue par 3 buts à zéro. Je ne vois pas la puissance des autres nations face au Brésil sinon l’Allemagne qui pourrait face face. L’Italie, freinée deux fois avec deux petits points, les joueurs ont vieilli. L’Angleterre, malgré son jeu brutal, perdra une fois face au Brésil. La France qui faisaient des bruits, même se disait favorite, a reçu la leçon morale. Mais le Brésil, sachez-le, ne pourra jamais en aucun cas être éliminée au premier tour (jamais, jamais), mais la France victime plusieurs fois éliminée au premier (avec un seul but toujours). En fait, en Europe, il n’y a plus d’équipes d’espoir : l’impression dans ce continent. J’apprecie beacoup la Suège, le Danemark, la Suisse qui ont montré un bon jeu.